samedi 25 août 2012



Photo tirée du livre  Baraques, cabanes et autres vacheries.


« Les murs ont pris des vacances. » 

Chaque campagne a sa personnalité.  Mes verts paysages de campagnes de l’Outaouais ressemblent un peu - et en même temps pas du tout - à ces verts paysages de la province du Luxembourg, en Belgique.  

En février prochain, quand il fera encore nuit à 8h du matin et que j’aurai un demi-mètre de neige devant ma porte,  je me consolerai en feuilletant ce livre superbe, si gentiment offert par le député Patrick Adam,  dont le département appuie ma résidence d'écriture.

mercredi 22 août 2012

“Mon” château en Belgique: l’endroit rêvé pour écrire



Reportage réalisé par Baptiste Cogitore, journaliste et poète.

Il ressemble à ça “mon” château du Pont d’Oye  (il faut si peu de temps ici pour passer au possessif…).    
Des meubles anciens.
Des coins et recoins pour rêvasser ou potasser.
De la verdure.
De l’eau.
Des écrivains qui font ce qu’ils ont le plus envie de faire (et le plus de difficulté à faire…) : écrire.


lundi 20 août 2012

Une conférence de presse complète dans une valise miniature


Il faut des auteurs talentueux pour faire de la bonne littérature mais il faut aussi des « passeurs » talentueux pour faire connaitre cette bonne littérature.  Eh oui, je parle de diffusion, diffusion, diffusion… ce maillon trop souvent négligé de la chaîne du livre.  Et quand je dis « passeur de livres », c’est dans le sens de champion, défenseur, activiste, apôtre… des livres.

J’en ai rencontré un, de ces passeurs passionnés par les livres, énergique, ardent à promouvoir les auteurs de la Belgique et d’ailleurs.  Même s’il est fonctionnaire depuis plus de 30 ans  au Département belge de l'Enseignement, de l'Éducation, de la Formation, de la Nature et de la Culture, Jean-Luc Geoffroy est aux antipodes du bureaucrate blasé ou du rond-de-cuir encrassé dans sa routine.

Comme le disent ses propres collègues : « Perpétuel boute-en-train, homme à tout faire, homme orchestre, homme de main, homme de lettres et homme de cœur, Jean-Luc Geoffroy est un des piliers du Service du Livre luxembourgeois. »

Pour faire connaître aux médias locaux le partenariat entre la province du Luxembourg, l’Association des auteures et auteurs de l’Outaouais et le Salon du livre de l’Outaouais,  Jean-Luc a trouvé une façon joliment originale de piquer la curiosité des journalistes. Il a conçu cette valise miniature contenant la conférence de presse au complet.


D’un côté de la valise (achetée dans un magasin style "Dollar ou deux"), il a collé le drapeau canadien et le drapeau belge, symbolisant le partenariat entre les deux pays.  De l’autre côté,  il a collé la binette de l’auteure canadienne accueillie à la résidence d’écriture du Château du Pont d’Oye, ainsi que les photos des deux auteurs belges qui viendront au Salon du livre de l’Outaouais en février prochain (je ne les nommerai pas pour éviter de brûler un scoop…)

Vous ouvrez la valise qui contient une clé USB, enveloppée dans un cellophane transparent pour donner l’impression d’un bonbon.  Comme disent les Anglais, « love is in the details ».  Sur la clé USB se trouve toute l’information nécessaire aux journalistes : discours de Patrick Adam, député provincial, pedigree des auteurs en vedette, etc.

Si on pouvait trouver plus souvent des idées aussi accrocheuses et rigolotes pour faire la diffusion du livre,  ça aiderait sûrement à attirer plus nombreux les lecteurs et tout le milieu (libraires, éditeurs, auteurs…) s’en porterait mieux!  

vendredi 17 août 2012

Documentaire sur l'Ontario français - spécial prévente



Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’Ontario français dans un documentaire instructif et rigolo.  Par le biais de poème, charade, chanson et entrevues, cet abécédaire présente les héros, la culture, l’histoire et la géographie de l’Ontario français. Des photos d’époque, des illustrations et des bandes dessinées complètent le livre.  Conçu pour les jeunes de 8 à 12 ans, À la découverte de l’Ontario français plaira aux 7 à 77 ans.

Le livre n'arrive en librairie que le 5 septembre, mais l'éditeur offre dès maintenant un spécial prévente, avec rabais de 3$.
Pour plus d'infos ou pour commander l'abécédaire, cliquer ici.

jeudi 16 août 2012

Un gâteau devant ma porte...


Un morceau de gâteau au chocolat déposé devant ma porte fermée.
En le découvrant, je ris.
Surprise. 
Ravie.
Par ce geste attentionné 
D'une personne douée pour l’amitié.

Ce Château où j’écris me comble de cadeaux.
Du temps.
Du silence.
De la solitude.
Le
waterzooï de Freddo.
La stimulante camaraderie d’une dizaine d’écrivains.
La forêt d’Anlier.
Et une voisine douée pour l’amitié.

lundi 13 août 2012

Diffusion de la littérature jeunesse : la médaille d’or aux Britanniques!



J. K. Rowling lisant, à la cérémonie d’ouverture des  Jeux Olympiques de Londres 2012.
Photo : DailyRecord

Les Jeux Olympiques sont terminés mais on a oublié de décerner une médaille.  Une médaille d’or en plus!  Oui, oui, la médaille d’or va aux Britanniques, pour leur fabuleuse diffusion de la littérature jeunesse.   Des preuves?  En voici :

Le scénariste de la cérémonie d’ouverture des JO,  
Frank Cottrell Boyce, est un auteur jeunesse.

Durant la cérémonie,   on a donné vie à plusieurs 
personnages de romans (oui, oui, personnages comme 
dans personnages de LIVRE!!!) qui ont marqué la
littérature jeunesse british : Voldemort, Mary Poppins,
Rat et Taupe, etc.

Une auteure jeunesse a lu un extrait d’un livre jeunesse à 
la cérémonie d’ouverture! Nulle autre que la célébrissime 
J.K. Rowling (savez, celle-là même qui nous a donné 
ce petit magicien désormais omniprésent…). La dame a lu 
un extrait de Peter Pan, à partir d'un LIVRE (un livre en 
papier…),  devant des milliards de personnes!
    
Profitant de l’intérêt et l’enthousiasme suscité par les Jeux
Olympiques, l’organisme The Reading Agency a lancé 
un défi « olympique » à un million de jeunes,  afin de les 
encourager à lire durant leurs vacances d’été. Invités à 
participer à un “Laboratoire  d'histoires”,  (disponibles dans
les bibliothèques, musées et centres culturels du 
Royaume-Uni),  les jeunes qui lisaient plus de six livres
recevaient une médaille!

Il y  a une  longue et fabuleuse tradition de littérature jeunesse en Grande-Bretagne.  Ce qui me fascine et m’impressionne, c’est la volonté politique de promouvoir la lecture.  Dans le cadre des Jeux Olympiques, l’un des événements les plus médiatisés sur la planète, les Britanniques ont choisi de mettre en valeur (et de façon hautement originale) leurs auteurs et leurs livres.

Je rêve de ça pour nous, au Québec, au Canada…  Voir le gouvernement, le milieu culturel, associatif, scolaire (et même les gens d’affaires!!!), tout ce beau monde unir leurs forces pour promouvoir la lecture, avec audace, ardeur et fraîcheur.
Est-ce naïf?
Insensé?
Déraisonnable?

vendredi 10 août 2012

Était-ce le fantôme de la marquise?



Oui, oui, c'est bien moi à la fenêtre... et la photo a été prise par ma lumineuse voisine, Claire Audhuy.

Il y a eu le magret, la chauve-souris, les souris (ou les loirs), l’insomnie,  la pluie, mais pas de fantôme. Enfin, pour le fantôme, je ne suis pas certaine…

Mais d’abord, il y a ce château du 18e siècle, un peu fané mais encore fier. Imposant même.  À l’intérieur, un décor de film à la Agatha Christie.  Des planchers de bois qui gémissent à chaque pas.   Dans tous les coins et recoins, des centaines de livres jaunis, qui sentent le siècle dernier.  Des photos d’époque du clan Nothomb (on vient de nous annoncer la visite d’Amélie pour la semaine prochaine!)…

Premier soir, je monte à ma chambre, au deuxième étage du Château et je tombe sur une chauve-souris.  Aussi affolée que moi, elle vole d’un bout à l’autre du couloir, tandis que je fonce vers ma chambre, tête rentrée dans les épaules. Je claque la porte derrière moi, fière de ne pas avoir succombé à l’envie de crier. 

Après la chauve-souris, les souris.  Elles dansent une gigue dans le grenier au-dessus de ma tête.  Au vacarme qu’elles font, je me demande si je n’ai pas affaire à un plus gros rongeur…  Mais le lendemain matin,  les auteurs belges affirment que ce sont des loirs.  Je google loir pour voir la tête de la bête…   Tiens, encore moins joli qu’une souris. 

Aucun signe pourtant du fantôme de la marquise du Pont d’Oye, bien qu’elle soit le «talk of the town » à Habaye et que j’ai trouvé au château pas moins de trois livres qui racontent sa vie tragique.  On la retrouve même en vedette dans les dépliants publicitaires, comme quoi les fantômes attirent les touristes.   

Après les petites bêtes, voilà l’insomnie qui vient me dire bonjour.  Est-ce le magret de canard aux cerises dégusté au souper qui m’empêche de dormir?  Ou les conversations trop stimulantes des dix auteurs en résidence?  Ou l’angoisse de ne pas savoir-pouvoir écrire-sortir ce roman dont l’ébauche attend depuis si longtemps dans les entrailles de mon Toshiba… 

Au milieu de la nuit, au tour de la pluie de marteler mon toit.  Je me  lève et j’ouvre ma fenêtre en mansarde, qui donne sur le devant du château.   Avec le vent qui me fouette la face, j’ai l’impression d’être une Jane Eyre du 21e siècle, sauf que je ne porte pas une longue chemise de nuit avec col Claudine en dentelle mais mon t-shirt extra-large et fané du Relais pour la vie.  La tête à moitié sortie de ma fenêtre, j’attends que l’air frais ou la pluie m’inspire une superbe pensée poétique que je pourrais noter pour la postérité... Mais non.  Rien. Rien pantoute. Rien que cette question qui tourne dans ma tête : pourquoi y’a pas de moustiquaire aux fenêtres de ce château? Ce serait pourtant une façon bien simple de réduire le risque de chauve-souris et ça m’éviterait de passer le reste de mon séjour à marcher la tête rentrée dans les épaules.

Au matin, à mon réveil, j’ai trouvé la fenêtre de ma chambre entrouverte.  Je l’avais pourtant refermée avant de retourner au lit. La marquise serait-elle passée me voir pendant la nuit?