Ma valise est défaite.
Les vêtements sales ont été lavés.
Les chocolats belges ont été distribués.
Le courrier a été dépouillé.
Mais le blues persiste…
Blues du retour-à-la-routine.
Les vêtements sales ont été lavés.
Les chocolats belges ont été distribués.
Le courrier a été dépouillé.
Mais le blues persiste…
Blues du retour-à-la-routine.
Pourtant, durant mes trois semaines au Château du Pont d’Oye, je me répétais, tous les matins, comme un mantra. « C’est trop, c’est trop, c’est trop
beau. Je suis choyée, trop choyée, trop choyée! »
Et je me disais : Après une
résidence d’écriture aussi fabuleuse, Poulin, tu as perdu le droit de te plaindre
pendant au moins six mois.
Se plaindre étant l’un des passe-temps
préféré de nombreux auteurs : pas assez de temps pour écrire, pas assez
bon ce que j’écris, pas assez de
redevances, pas assez de respect, pas assez de reconnaissance et blablabla et
blablabla…
Bon, je m’étais dit : six mois sans
te plaindre Poulin.
Un an, m’a répliqué une amie auteure, pas de geignement pendant au moins un an.
Un an, m’a répliqué une amie auteure, pas de geignement pendant au moins un an.
De retour au pays depuis à peine une semaine et me voici déjà prête à geindre et à
pleurnicher.
Veut retourner ici.
Veut retourner ici.
Veut manger de nouveau ceci.
Veut revivre cela.
Mais j’ai promis de me la zipper.
Et de ne pas chigner.
Et de ne pas chigner.
Constat : Ne pas se plaindre est douloureux.
Question : Pourquoi la gratitude est-elle si fugace?
Question : Pourquoi la gratitude est-elle si fugace?








