mardi 25 septembre 2012

Virelangue pour célébrer le français!




Illustration: Marie-Ève Tremblay
 
C’est aujourd’hui le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes.
Bonne fête à tous les Francos!
Pour souligner l’occasion, voici mon virelangue: 

C’est fantastique de faire partie de la grande famille franco-ontarienne et de parler fièrement le français ; alors je défends farouchement ma langue fabuleuse et, je le confesse franchement, j’enverrai flotter dans le fossé le premier farceur qui affirmera faussement que le français est un fardeau fatigant.

Qui peut dire cette phrase sans reprendre son souffle?

Virelangue tiré de mon nouveau livre, À la découverte de l’Ontario français.

dimanche 23 septembre 2012

C'est épuisant de ne PAS écrire...




“Ne pas écrire est sans doute la profession la plus épuisante que je connaisse.  C’est crevant psychologiquement de ne pas écrire, surtout si vous devriez être en train d’écrire… »


mardi 18 septembre 2012

C’est le français que l’on aime chez nous!



N’est-ce pas qu’ils sont beaux ces enfants avec  leurs sourires guillerets, leur énergie sautillante,  leur air tour à tour solennel et coquin! 

Ces élèves de l’école Saint-François-d'Assise, à Ottawa, ont passé plusieurs de leurs récréations du midi à pratiquer cette chanson.  Merci à leur maître de chorale,  Denis Saumure,  un prof dynamique et engagé. 

Si la mélodie de la chanson est connue, les paroles le sont moins....
Elles sont d'une obscure auteure nommée Andrée Poulin.
Cette chanson a été publiée dans le documentaire À la découverte de l'Ontario français.

Merci à Jean Poulin pour le montage de la vidéo.

vendredi 14 septembre 2012

Chapeau Madame Trotéchaud!






Nous revoilà dans la saison des animations scolaires.  Les écoles ont commencé à m’appeler.  Mon agenda se remplit, petit à petit.   

Me reviens ces jours-ci à l’esprit, tel un souvenir encore tout frais, ma dernière animation, en juin, à l’école internationale Courtland Park de St-Bruno.  À ce souvenir, une petite phrase (obsédante rengaine) me trotte dans la tête. Trotéchaud. Trotéchaud. Je veux une autre Clémence Trotéchaud…

En juin, j’ai passé trois jours dans l’école où Clémence Trotéchaud, directrice en titre, travaille, gère, s’active, bourdonne et rayonne.  Durant ces trois jours, j’ai eu quatre épisodes « rarement vus » dans ma carrière d’auteure/animatrice.  Et en plus, trois épisodes « jamais vus »!    
Ouaipe. Clémence Trotéchaud a pulvérisé mon record de « jamais vus » dans une école. 

Épisode « Rarement Vu » numéro 1 :
D’abord, elle m’a appelée.  Les directrices d’école m’appellent très rarement. Ce sont les profs qui, dans la grande majorité des cas, s’occupent de la logistique des rencontres d’auteurs. 

Dès le premier contact téléphonique, j’ai senti son énergie, son efficacité.  Côté logistique, ça ne traîne pas avec Mme Trotéchaud.  Ma visite posait certains défis administratifs.  Elle réagit vite, propose scénario A. Ça ne fonctionne pas. Un battement de paupière plus tard et la voici avec le scénario B. Problème réglé. 

Et tout ça dans la bonne humeur.  Quand je lui ai demandé, au téléphone, si je pouvais me servir de son nom de famille pour mon prochain personnage de roman, elle a ri comme une petite fille. 

Épisode « Rarement Vu » numéro 2 :
Le premier matin où j’arrive à son école, Clémence Trotéchaud est là, postée à l’entrée. Je crois qu’elle y accueille les élèves. Petite dame, grand sourire.  Une vraie boule d’énergie. Elle me serre la main.  J’ai déjà eu, ici, plus de contacts avec la directrice que dans 98% des écoles où je vais.  

Ce jour-là,  l’équipe-école remercie les parents/bénévoles avec un dîner spécial.  Mme Trotéchaud sort quelques sandwichs d’un grand plateau et les mets de côté pour moi dans le frigo.  « C’est pour votre dîner », me dit-elle.  

Épisode « Rarement Vu » numéro 3 :
Fin de ma première journée à Courtland Park. Je croise Clémence Trotéchaud en partant. Elle veut savoir comment ça s’est passé dans les classes.   Je commente, elle écoute et réagit. Cette directrice a posé la question avec un réel intérêt et non simplement par politesse.

Épisode « Rarement Vu » numéro 4 :
Le deuxième jour,  après les classes, je donne un atelier aux enseignants de l’école sur comment donner la piqûre de la lecture à leurs élèves.  Clémence Trotéchaud (qui a sauté sur l’idée de cet atelier quand je lui ai proposée)  assiste à la rencontre d’une heure. Elle prend des notes et reste jusqu’à la fin.  

Épisode « Jamais Vu » numéro 1 : 
À mon troisième jour dans l’école,  Clémence Trotéchaud me demande de lui préparer une liste de mes livres pour les classes que j’ai rencontrées. S’il lui reste du budget, en fin d’année, elle achètera les livres recommandés.  

Épisode « Jamais Vu » numéro 2 : 
Vendredi midi,  mes animations sont terminées, je m’apprête à partir lorsque Clémence Trotéchaud arrive en courant.  Elle me dit, merci, merci!  Et la directrice de l’école m’embrasse!   

Épisode « Jamais Vu » numéro 3 : 
En juillet, je reçois un courriel de Clémence Trotéchaud.  En juillet! Alors qu’elle s’apprête à partir en vacances.

Elle m’écrit :  
« Je profite de ces dernières heures de travail avant les vacances pour vous dire combien l’équipe de Courtland a apprécié votre visite dans les classes et votre atelier aux enseignants.  Je considère que c’est un très bon point de départ pour une nouvelle approche et sensibilisation à la lecture auprès des enseignants.  Je me promets de poursuivre en ce sens l’an prochain, ceci étant mon principal objectif pour la prochaine année scolaire. 

D’ailleurs, votre idée d’un chapeau pour la lecture (comme mentionné lors de l’atelier) m’a donné l’idée du thème CHAPEAU BAS À CPI ! Le jour de la rentrée, les élèves devront porter un chapeau original. Le personnel de l’école en fera de même.  L’idée du chapeau sera répétée à diverses occasions durant l’année scolaire, entre autres durant la semaine de lecture.

J’ai finalement pu acheter tous les livres que vous aviez inscrits dans la liste. J’irai les remettre aux élèves dans les classes en début d’année et je  présenterai le tout sous forme de cadeau avec les belles affiches que vous nous avez offertes.

Je vous souhaite un très bel été et si possible, tenez-moi au courant si vous faites publier de nouveaux livres pour les jeunes. Merci et à une prochaine rencontre j’espère! »

Moi qui m’étonne toujours de ne jamais voir les directions lors de mon passage dans les écoles (il en coûte pourtant à l'école de me faire venir, d'où une obligation (me semble-t-il) de suivi...), moi qui déplore souvent cet apparent manque d'intérêt envers la lecture de la part des directions d'écoles, j’ai trouvé tout le contraire à Courtland Park.

Au-delà de l’accueil chaleureux (c’est rare qu’on me fait la bise dans les écoles!) et des attentions délicates, ce qui m’a épatée chez Clémence Trotéchaud,  c’est son enthousiasme à l'égard de la lecture, son engagement à en faire la promotion dans son école.  Oui, les directions d’école sont submergées par la complexité et la lourdeur de leur tâche administrative, mais certaines trouvent tout de même le temps et l’énergie (ou décident d'en faire leur priorité) pour promouvoir la lecture, pierre d’assise de l’éducation.

Le problème avec les Clémence Trotéchaud de ce monde, c’est qu’une fois qu’on les a vues à l’œuvre, on voudrait ensuite les voir dans toutes les écoles.


jeudi 13 septembre 2012

Les Américains fument plus qu’ils ne lisent…




Source: Visuel economics  
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Les Américains dépensent plus d’argent pour les cigarettes que pour la lecture…
Ouille.   
Ça fait mal.   
Et pas juste aux écrivains…