mercredi 24 octobre 2012
Amener un lecteur à croire en l’incroyable…
« Il n’y a pas de truc magique pour amener les gens à croire en l’incroyable. Il faut simplement travailler… Ce sont les détails qui renforcent l’intérêt et la croyance du lecteur. Un tricycle renversé dans le fossé d’un quartier abandonné peut représenter bien des choses… »
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Écriture
lundi 22 octobre 2012
Les titres sont-ils devenus superflus?
Me voici devant une classe de première
année. Avant de commencer mon animation,
je demande aux élèves : Est-ce que vous connaissez un de mes livres?
Un petit garçon lève la main et déclare, aussi sérieux qu’un comptable: on connait le numéro 20 de la série
rouge.
Qu’est-ce que vous avez créé cette année
Madame l’auteure?
Le numéro 20 de la série rouge.
Le numéro 20 de la série rouge.
Est-ce à dire que dorénavant, même les titres ne sont
plus indispensables?
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Dans les écoles
vendredi 19 octobre 2012
Quand les empreintes digitales se transforment en art...
Faire de l’art avec nos empreintes
digitales?
Rigolote et délirante idée!
Superbe projet de création pour une classe...
Et cette bidonnante vidéo démontre avec éloquence que la bande annonce de livre est en train de devenir un art en soi.
Toute la journée, j’ai eu la bande sonore en tête : bloup-bloup, pertep, rebit, mermimimi, pertep, pertep… miaou… hehehe, oink, oink, grrrr… bloum-bloum-bloum…
Rigolote et délirante idée!
Superbe projet de création pour une classe...
Et cette bidonnante vidéo démontre avec éloquence que la bande annonce de livre est en train de devenir un art en soi.
Toute la journée, j’ai eu la bande sonore en tête : bloup-bloup, pertep, rebit, mermimimi, pertep, pertep… miaou… hehehe, oink, oink, grrrr… bloum-bloum-bloum…
mardi 16 octobre 2012
En nomination pour le Prix Peuplier
Le meilleur endroit pour un livre (et son
auteure), c’est de se retrouver en lice pour le Prix Peuplier!
dimanche 14 octobre 2012
Où je rage contre la fragilité du bonheur…
Photos dans les montagnes des Adirondacks: Charlotte Poulin-MacMillan
Quand j’ai planté
mes talons dans le lichen au sommet, je me sentais fière et forte.
Invincible. Confiante. Si follement confiante. J’avais surmonté mon
vertige. Mes genoux avaient tenu le
coup. J’avais sué sans abandonner. J’avais conquis LA montagne.
Nous voilà donc,
ma gang et moi, dans la descente. Joyeuse euphorie de la descente. On se complait dans le plaisir de
l’accomplissement. On savoure son soulagement.
On se pète les bretelles mentalement.
Cette béatitude
est renforcée par la magnificence de la montagne. En ce moment, nous suivons une cascade
zigzagante, d’une beauté fulgurante. Une
petite chute d’eau folle, parfois bouillonnante, bordée de pins rouges, d’érable bien
saignants et d’épinettes embaumantes. Le
tout baignant dans la lumière douce de fin d’après-midi.
Et les ados qui
rigolent en avant, contents qu’après cinq heures de marche, la randonnée tire à
sa fin. Quand les ados rient, la planète entière sourit…
Arrêtée (donc,
immobile, même pas en mouvement!!!!),
arrêtée sur un rocher surplombant la cascade, je m’exclame : Comme
c’est beau!
Mon pied glisse
sur le tapis de feuilles mouillées. Je
tombe sur le rocher en pente. Lourdement. Mon corps
glisse vers la cascade et j’ai cette pensée ridicule : « Je ne veux
pas mouiller mes bottes neuves ».
Je sens la douleur avant même d’avoir encore pu identifier d’où elle
vient.
Mon corps s’immobilise
au pied de la cascade. Genou et coude
ont pris le choc mais je n’ai rien de cassé.
Maintenant, comment me relever? Pas de
prise sur ce rocher lisse et glissant. Au-dessus
de moi, on s’agite : « Fais ceci. Lâche tes bâtons. Met ta main
là. Pose ton pied ici. Donne-moi ta main. »
Je suis un phoque
échoué sur le sable. Paralysée. J’agite les bras, les jambes. En vain. Incapable
d’avancer ou de reculer. Encore moins de
me relever. Plus ridicule que ça, tu meurs.
Je finis enfin par
réussir à me relever.
Je tremble.
Un peu de peur mais beaucoup de colère.
Malgré moi, les larmes jaillissent.
L’orgueil me coule en eau sur les joues.
Moi qui me pensais forte, je suis en fait empotée, vieille, molle et lourde.
Volatilisée ma fierté.
Comment ai-je pu être si naïvement confiante?
Comment la vie peut-elle être si parfaite une minute et si moche l’instant d’après?
Il y a quelque chose de profondément révoltant dans la fragilité du bonheur.
Je tremble.
Un peu de peur mais beaucoup de colère.
Malgré moi, les larmes jaillissent.
L’orgueil me coule en eau sur les joues.
Moi qui me pensais forte, je suis en fait empotée, vieille, molle et lourde.
Volatilisée ma fierté.
Comment ai-je pu être si naïvement confiante?
Comment la vie peut-elle être si parfaite une minute et si moche l’instant d’après?
Il y a quelque chose de profondément révoltant dans la fragilité du bonheur.
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C’est ça la vie
jeudi 11 octobre 2012
Est-ce inévitable que la colère attire le vulgaire?
Le weekend de l’Action de Grâce est toujours
un moment archi achalandé dans le parc des Adirondacks. Y’a plein de monde qui veut suer/souffler/escalader
dans les montagnes et admirer la flamboyance des feuilles. L’afflux de randonneurs engendre un manque de
places dans les stationnements. Et quand
un conducteur imbécile-incivil prend trois places au lieu d’une seule, ça fait beaucoup de frustrés.
Moi, cette note m’a laissée perplexe :
- L'auteur du message a retardé sa randonnée pour exprimer sa colère sur papier. S'est-il senti soulagé après l’avoir écrite?
- Est-ce inévitable que la colère attise le vulgaire?
- Comment a réagi le propriétaire de la voiture en lisant la note?
- Si je m’étais donné la peine de laisser un mot, j’aurais écrit quoi?
- Et vous?
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C'est ça la vie
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