jeudi 6 décembre 2012
Quand le livre devient oeuvre d'art...
Sculptures de livres par l'artiste Thomas Allen.
Que fera-t-on des bons vieux livres papier dans 10 ans? Dans 30 ans? Dans 50 ans?
Avec l'avènement du livre numérique, les livres imprimés seront-ils "condamnés", non pas à être lus mais à être transformés en oeuvres d'art?
mardi 4 décembre 2012
Pas facile d'être une artiste...
Cette fille qui chante/hurle donne tout son sens au mot
tragi-comique.
Quand j’écris, il m’arrive parfois de beugler
comme ça.
Labels:
C'est ça la vie
dimanche 2 décembre 2012
Bel album poétique et ludique sur la météo
Que de potentiel
poétique dans la météo! Rhéa Dufresne et
Jacinthe Chevalier l’ont bien compris, elles qui ont créé un superbe album au
titre joliment évocateur: Aujourd’hui le ciel
Tout me plait dans ce petit album, à commencer par son format carré et diminutif (16 cm par 16 cm), parfait pour les petites mains.
Non seulement le sujet est-il original (c’est-à-dire peu exploité en littérature jeunesse) mais l’auteure et illustratrice le présentent de façon originale.
Avec un ingénieux mélange de papiers de soie, de peinture, de crayons de bois et de cire, Jacinthe Chevalier a imaginé des animaux à l’intérieur desquels elle a dessiné divers phénomènes de la météo (orage, tonnerre, éclair, brouillard, arc-en-ciel…) Fascinantes et accrocheuses, ses illustrations constituent une superbe initiation à l’art.
À la fois instructif et poétique, le texte tout en rimes, signé Rhéa Dufresne, offre une douce musicalité.
« Aujourd’hui le ciel pétille, c’est du grésil. »
« Des moutons valsent sur l’océan. C’est jour de grand vent. »
Cerise sur le sundae : je n’ai trouvé dans le texte aucune rime forcée!
Voilà l'album idéal (je dirais même incontournable!) pour les profs qui aiment faire la lecture à voix haute à leurs élèves.
Aujourd’hui le ciel. Rhéa Dufresne. Illustratrice : Jacinthe Chevalier. Éditions de l’Isatis. 24 pages.
Dans cette même chronique à Radio-Canada, j’ai aussi présenté les livres jeunesse suivants :
·
La
vérité sur les vraies princesses de Dominique Demers. Illustrateur : Philipe
Béha. Québec Amérique.
·
Charlotte
partout de Mireille Messier. Illustrateur : Benoît Laverdière. La
Bagnole.
·
Lou déménage de Agnès Grimaud.
Illustratrice : Marion Arbona. Dominique et compagnie.
·
Martine et Maurice de Éric Péladeau.
Illustrateur : Thomas Gibault. La Bagnole.
·
Kickflip
de Olivier Simard, Courte échelle
·
Abby Hoffman de Alain Bergeron, Soulières
éditeur.
·
Des étoiles noires dans le coeur de Michel Lavoie, Vents d'Ouest.
mardi 27 novembre 2012
Comme une rivière, la lecture nous transporte....
Si je n’ai droit qu’à un seul mot, je
choisis ORIGINALITÉ.
Originalité.
Voilà le mot qui me vient à l’esprit devant
la superbissime affiche annonçant le prochain Salon du livre de l’Outaouais
(SLO).
De cette affiche conçue par l’artiste AnikDeslauriers, j’aime la luminosité du blanc, le petit éclat d’écarlate, la
fluidité, l’élan, cette impression de bouillonnement, d’irrépressible mouvement…
À l’instar de la rivière, la lecture nous
transporte…
L’affiche, le thème et les invités d’honneur
du prochain SLO ont été dévoilés hier en conférence
de presse.
L’équipe concocte un délicieux bouillon de plaisirs livresques pour le printemps prochain! Pour toute l’info, cliquez sur le site du Salon.
Labels:
Vive la lecture
dimanche 25 novembre 2012
Se faire belle pour écrire? Oui ou non? Voilà la question...
Photo : Cade Martin
Quand j’écris, je porte mes pantalons de
jogging les plus amples
(du genre qui poche aux fesses).
(du genre qui poche aux fesses).
Mon chandail le plus flottant.
Mous et doux, les vêtements.
Confort.
Confort.
Confort.
Pour mieux oublier mon corps.
Mais.
Mais.
Mais.
Si je faisais un peu plus d’effort pour l’élégance...
Ma Muse serait-elle plus zélée?
jeudi 22 novembre 2012
Pour faire aimer notre belle langue : vive le virelangue!
Chaque vendredi, les élèves de l’école
Madeleine-de-Roybon, à Kinsgton, font un concours rigolo. Un concours de virelangue!
Une enseignante dynamique, Jacynthe Aubut, déniche
des virelangues sur divers sites. Elle fait ensuite pratiquer les élèves. Celui ou celle qui arrivera à réciter son fourchelangue
sans bafouiller ou bégayer, le dire rapidement et le plus clairement possible,
récolte l’honneur de déclamer son virelangue à l’interphone, pour toute l'école.
Bravo à Joachim et Xavier, qui récitent si habilement (et rapido-presto!) ce
virelangue tiré de mon documentaire À la découverte de l’Ontario français.
Texte du virelangue: C’est fantastique de faire partie de la grande famille
franco-ontarienne et de parler fièrement le français ; alors je défends
farouchement ma langue fabuleuse et, je le confesse franchement, j’enverrai
flotter dans le fossé le premier farceur qui affirmera faussement que le
français est un fardeau fatigant.
Labels:
Vive les profs
mardi 20 novembre 2012
Salon du livre de Montréal : tourbillon d’émotions
Un
salon du livre est pour moi synonyme de tourbillon de rencontres, d’avalanche d’informations
variées, de débordement d’impressions. Par-dessus tout, ces grandes foires du
livre déclenchent inévitablement dans mon petit cerveau un maelstrom d’émotions,
certaines réjouissantes, d’autres accablantes.
En voici quelques-unes, en vrac.
Joie
Qui
ne se gonfle pas de joie quand on lui offre des chocolats? Ma joie était d’autant plus grande qu’au
Salon, en pleine séance de signature, voilà qu’on m’apporte une boîte de
chocolats inimitables! Des chocolats qui
pétillent! Faits à la maison. Cette délicate et généreuse attention est de Kanie
Beaupré-Parent, une enseignante passionnée de littérature jeunesse, qui avait
fabriqué ces mêmes chocolats irrésistibles, lors de mon passage dans son école,
il y a deux ans. Pour savoir toute l’histoire
et avoir la recette de chocolats qui pétillent, cliquer ici.
Dépassement
Dire
que pendant toutes ces années où je croyais faire assidûment mon devoir d’auteure
dans les salons du livre, j’ai insulté mes lecteurs sans le savoir. Toutes ces années de séances de dédicaces où j’aurais
été aussi bien de cracher dans le livre qu’ils venaient d’acheter. Selon le très facétieux Stéphane Dompierre,
si on écrit « bonne lecture » en dédicace, c’est drabe, insultant et
l’équivalent d’un crachat… Oupelaille! J’avais intérêt à réformer mes habitudes au
plus sacrant. Alors, n’écoutant que mon sens du dépassement, je n’ai pas signé
une seule dédicace cette année avec les mots honnis (bonne lecture).
Attendrissement
Je
lui aurais donné 8 ou 9 ans et elle avait de mignonnes petites couettes comme
mon personnage de Babette. La petite fille ne souriait pas. Par timidité je crois. Elle z’yeutait mes signets depuis un bon
moment. C’est que les signets d’Isatis
se démarquent.
- Veux-tu un signet?
Elle a
secoué la tête de droite à gauche
- J’en ai déjà plusieurs, a-t-elle répondu
gravement.
Comme je ne
voulais pas égratigner sa dignité, je n’ai pas insisté.
Tout de même.
Si petite et déjà si
raisonnable.
Humilité
Le
Salon du livre de Montréal est une chaîne de montagnes de livres. Un Everest après l’autre de bouquins. Et tellement de livres fabuleux et
formidables. Comment ne pas se sentir insignifiant devant tout ça? Confrontés ainsi aux Grands, comment rester
sereine devant les limites de son propre petit talent? Longtemps, j’ai pensé que l’humilité devait
être un baume alors qu’elle se vit parfois comme une brûlure.
Douleur
Samedi
matin, je me réveille dans l’appartement de ma sœur, qui a déjà quitté pour le
weekend. Prête à attaquer ma deuxième
journée au Salon, je cherche mes
souliers. Plus de souliers. Disparus. Volatilisés. J’appelle ma sœur qui
confirme qu’elle a apporté mes souliers par mégarde… En panique, je fouille
dans tous les placards et j’essaie toutes les godasses que je peux trouver. Le hic, c’est que ma sœur chausse du 5 ½ tandis que moi je chausse du 7. Je
suis aussi désespérée que les demi-sœurs de Cendrillon, qui tentaient de
coincer leurs gros pieds dans l’escarpin minuscule de la belle. Je finis par trouver une paire, « faite
un peu plus grande ». En enlevant mes bas, je réussis – de peine et de misère
– à enfiler les souliers. Tout mon
samedi (de 9 h le matin jusqu’à 22 h, après le souper d’auteurs) pieds nus dans
des souliers trop petits pour moi.
Bonjour les ampoules.
Se
mettre dans les souliers de l’autre?
Je
l’ai fait, je ne le ferai plus.
Jamais.
Envie
Quel
auteur normalement constitué n’envie pas les interminables files de lecteurs en
attente devant la table de Simple Plan,
de Michel Tremblay ou de Ricardo? Si on
accepte d’entrer dans l’arène cruelle de l’édition, il faut apprendre à
piétiner son envie.
Agacement
Ce
n’est pas parce qu’on écrit pour des jeunes qu’il faut leur parler « bébé » ou leur tordre le bras (figurativement) pour qu'ils achètent nos livres. Moi qui ne suis pas très douée pour l’autopromotion
(surtout celle qu’il faut pratiquer « en direct » sur le plancher du
Salon) j’ai vu durant ce salon des auteurs agrafer (pour ne pas dire harponner) des jeunes en
leur posant quelques questions condescendantes avant de leur balancer un monologue
publicitaire sur les mérites de leurs livres. Voilà ce qu’on appelle de la
vente sous pression. En plus, c’est que
les jeunes (et je ne parle pas des ados) forment une clientèle vulnérable. Là
où un adulte aurait simplement tourné le dos à cette approche agressive, les
jeunes eux restaient sur place, se dandinant sur un pied puis sur l’autre, intimidés
et mal à l’aise… Pas très efficace, il me semble, comme approche pour donner
aux enfants le désir de lire ou le goût d’approcher les auteurs…
Soulagement
Pour
mon dernier jour au salon, je n’avais toujours pas récupéré mes souliers. Mais pas question que je passe une autre
journée pieds nus dans des souliers trop serrés. J’ai fini par dénicher, dans le fin fond d’un
placard chez ma sœur, des godasses pour marcher dans l’eau. Euréka!
J’aurais l’air d’une folle avec des souliers de plage en novembre, mais
au moins mes ampoules n’allaient pas éclater et mes pieds cesseraient de
hurler. Durant tout mon dimanche au
Salon, pas un auteur, pas un éditeur, pas un lecteur – personne! – n’a fait de
commentaires sur mes godasses hors-saison.
Soit que les auteurs/éditeurs/lecteurs sont des gens hyper-polis ou
soit que tous ces gens sont tellement passionnés par les livres qu’ils se fichent
de la mode.
Émerveillement
À
certains moments du Salon, dans certaines allées, la foule était tellement
dense qu’il fallait jouer du coude. Tous
ces gens, plus de 100 000 visiteurs,
attirés ici par le plaisir de lire!!!
Oui, ça va mal dans l’industrie du livre, oui, ce marasme nous pèse, mais NON!!!! le
livre n’est pas mort! Loin de là!
Labels:
Vive la lecture
S'abonner à :
Messages (Atom)







