D’habitude, les résolutions du Nouvel An me
font frétiller. L’élève zélée qui dresse sa liste de résolutions dès le 26
décembre, c’est moi. La bonne scoute,
toujours prête à attaquer l’année avec vigueur et optimisme, c’est moi. Invariablement titillée par la perspective de
me débarrasser de mes mauvais plis… Continuellement confiante en ma capacité de
changer…
Mes résolutions du Jour de l’An tournent toujours
autour de l’auto-amélioration. Faire
plus ceci ou faire moins cela. Être plus
ceci ou être moins cela.
Mais cette année, l’élève zélée s’aplatit. Disparue, la fougue de s’attaquer aux résolutions.
Dégonflée, l’ambition de l’auto-amélioration…
Cette année, la question du sens prend le dessus sur le
désir de changer.
Si la vie de travailleuse autonome compte
ses vicissitudes et frustrations, elle offre aussi le luxe suprême : celui
de contrôler son emploi du temps, de choisir sur quoi on va travailler.
En ce début de janvier 2013, cette question
me turlupine bien davantage que les résolutions.
Qu’est-ce que je vais faire cette année qui
aura un sens?
Si je fais ceci, qu’est-ce que ça
changera?
Si je ne fais pas cela, qu’est-ce que ça
changera?
Où est-ce que je contribuerai davantage?
Qu’est-ce qui est vraiment important pour
moi?
La question se pose pour tout : contrats,
clients, blogue, bénévolat,
entraînement. Quoi privilégier?
Où mettre le gros de ses énergies? La
question se pose surtout pour la création : tant de choses que j’ai envie d’écrire
et si peu de temps pour écrire… Quoi choisir?
Avec le temps qui passe (et la moitié de ma
vie derrière moi), s’intensifie le désir d’aller à l’essentiel.
De faire ce qui compte.
De ne pas s’égarer dans des chemins de
traverse.
De trouver son sentier à soi.
L’urgence d’éloigner le futile.
L’urgence de se sentir utile.
Pour aller vers l’essentiel, il me faut
trouver le courage d’écarter le mondain, l’anodin, le facile et le frivole… Tout un contrat…
C’est cela que je vous souhaite à tous, en
ce début d’année enneigé : le bonheur de cibler ce qui compte le plus pour vous. De savoir où
se trouve votre sentier. En corollaire, je vous souhaite confiance et fougue pour
avancer dans la joie sur votre sentier…