mercredi 12 juin 2019

Recette pour fabriquer des chocolats qui pétillent...




Les chocolats qui pétillent font bien rire les enfants. Andrée-Michelle Lafontaine l’a bien compris. Cette enseignante de l’école de la Traversée a lu Les cacahouettes de Babette avec ses élèves de 1ère année. Bien que le titre traite de cacahouettes, les chocolats pétillants sont au cœur de ce coquin roman.


Pour créer un souvenir inoubliable autour de cette lecture, l’enseignante a préparé des chocolats qui pétillent pour ses élèves. Voici sa recette, tellement simple que des enfants de maternelle pourront la faire les doigts… dans la bouche!

Recette pour fabriquer des chocolats qui pétillent
  •          Mettre 2 à 3 pastilles de chocolat dans des moules peu profonds.
  •          Faire fondre au micro-ondes pour 40-45 secondes.
  •          Saupoudrer ensuite de cristaux pétillants (Pop rocks)
  •          Mettre au congélateur 20 à 30 minutes.
  •          Démouler et servir à vos cocos!
  •          Savourer les éclats de rire et l’étonnement de vos élèves!


Achats:

  •          Pastilles chez Bulk Barn
  •          Cristaux de sucre chez Bulk Barn
  •          Moules chez Michaels ou Bulk Barn



mercredi 29 mai 2019

Le pire livre du monde offre une fabuleuse leçon d'écriture



C’est qui la grande dame de l’humour en littérature jeunesse, au Québec? Ben, c’est Élise Gravel! Personne d’autre ne manie le comique absurde et l’ironie avec autant de talent. Elle en fait de nouveau la preuve dans son nouvel album dé-so-pi-lant, intitulé Le pire livre du monde publié aux Éditions Scholastic.

Cet album coquinement illustré présente le récit banal d’une princesse en détresse, raconté par une auteure médiocre. Et cette auteure a eu le malheur de voir son récit interrompu par trois personnages secondaires, une araignée arrogante et deux barbouillages informes.

Ces trois chialeux commentent avec beaucoup de drôlerie et de supériorité les faiblesses de ce récit bourré de fautes, doté d’une intrigue aussi mince qu’une crêpe et d’une finale totalement clichée. Ils se moquent quand l’auteure s’enfarge dans des mots compliqués qui ne veulent rien dire, sombre dans la vulgarité (genre crotte-de-nez-pipi-caca) et essaie de rendre son style plus élégant en utilisant le passé simple qu’elle massacre allègrement.

Côté illustrations, Élise Gravel ne fait pas dans le mignon. Elle prend plaisir à créer des personnages moches et caricaturaux, comme cette princesse lippue nommée Barbarotte (qui passe son temps à se curer le nez) et ce prince aux yeux croches qui adore les hotdogs.

Fabuleuse leçon d’ironie, cet album devrait être mis dans les mains de tous les écoliers. Ils pourront y voir très clairement quels pièges éviter s’ils veulent écrire une bonne histoire. Oui vraiment, Le pire livre du monde offre une fantastique leçon d’écriture, avec éclats de rire en prime.

vendredi 17 mai 2019

Qui va bercer Zoé? Mention "distinguée" à la Forêt de la lecture


Des milliers de jeunes se sont rassemblés cette semaine à Toronto pour la joyeuse fête de la Forêt de la lecture.

Qui va bercer Zoé? était finaliste dans la catégorie prix Peuplier. Magnifiquement illustré par Mathieu Lampron, le livre s’est mérité une mention distinguée. Et ce sont les jeunes qui votent!

L'auteur et l'illustrateur
Bravo à la gagnante, Claudia Larochelle, pour son album La doudou qui aimait trop le chocolat.

Organisée par l’Association des bibliothèques de l’Ontario et une poignée de bibliothécaires aussi engagées que passionnées, la Forêt de la lecture est le plus vaste programme de lecture récréative en son genre au Canada.

L'événement compte un volet francophone et un volet anglophone, et huit catégories pour les divers groupes d’âge. Durant l’année, les jeunes lisent les œuvres en nomination. Puis, le printemps arrivé, ils votent pour leur livre préféré.

Cette semaine, à Toronto, plus de 2 000 jeunes francophones ont convergé hier vers le site enchanteur du centre Harbourfront, pour voir s’ils avaient voté judicieusement et si leur livre préféré allait remporter les prix convoités.

Le soleil faisait scintiller les eaux du lac Ontario, tandis que dans les gradins, les élèves sifflaient, applaudissaient, hurlaient et brandissaient leurs pancartes. On aurait dit un spectacle rock. Hé oui, la lecture peut encore enthousiasmer les jeunes!

mercredi 15 mai 2019

Quand la lecture fait tomber les murs...



D’un côté, y’a des politiciens crétins qui veulent construire des murs. De l’autre côté, y’a la lecture, arme idéale pour faire crouler les murs et stimuler l’ouverture…

Voici un livre qui traite de mur, oui, mais qui traite surtout de vivre ensemble. J’en parle en ce mois de mai mouillé de 2019, mais je parie que cette histoire n’aura pas pris une ride dans 25 ans…On appelle ça un classique.

Des milliers de familles ont vécu des millions de fois ce scénario: deux frères partagent la même chambre et…bonjour la chicane. Dans cet album signé Sophie Siers, le jeune Sam est révolté par l’impolitesse de son grand frère et veut construire un mur pour séparer leur chambre en deux. Le garçon écrit donc une série de lettres au président des États-Unis pour exprimer ses frustrations et lui demander conseil.

Les lettres sont aussi candides que comiques, imprégnées d’humour intelligent. La drôlerie du texte est amplifiée par les illustrations coquines d’Anne Villeneuve, qui réussit le tour de force de montrer le président des États-Unis « sans le montrer ».  Le visage reste toujours stratégiquement caché, mais la chevelure jaune est facilement reconnaissable. De quelques coups de crayon, l’artiste reproduit à merveille tout le ridicule du personnage et son arrogance légendaire.

Cet album trempe son orteil dans l’Histoire, rappelant les écueils des murs célèbres, comme celui de Berlin ou la Grande Muraille de Chine… Mais le récit reste centré sur l’évolution captivante d’un enfant qui se fâche, se questionne, réfléchit pour finalement aboutir au compromis. Superbe portrait des hauts et des bas à l’école de la Vie.

Y’a dans cet album un peu d’Histoire, beaucoup d’originalité, une forte dose d’humour, et de superbes moments de tendresse. S’en passer serait une erreur...

Cher Donald Trump. Sophie Siers. Anne Villeneuve. Éditions les 400 coups. 2018. 32 pages. ISBN: 9782895408222



vendredi 26 avril 2019

Le bonhomme du belvédère de la baie de St-Pancrace

Vue du belvédère de St-Pancrace
J’ai enfoncé jusqu’aux genoux dans la neige molle, mais j’ai fini par me rendre au belvédère de la baie de St-Pancrace. Oui, l’hiver s’incruste et s’entête sur la Côte Nord. Tout là-haut, sur la falaise, j’ai appris qu’un fjard n’est pas un fjord. 

Puis une voix d’un autre monde m’a suppliée : « Sors-moi des limbes! Avant que l’hiver décampe pour de bon, fais-moi vivre. » 
Ma création de neige d'avril...
J’ai obéi à la voix et j’ai mouillé mes mitaines. Ce bonhomme de neige est né. Il est un peu difforme et pas très élégant, mais heureux d'être perché en si beau lieu...

Cette nuit, sous l’œil bonasse de la lune, je suis certaine que Bonhomme va s’étirer sur la pointe des pieds pour mieux voir les requins du Groenland venus faire une sieste dans l’anse…

lundi 22 avril 2019

De si beaux manchots!!!


En ce Jour de la Terre, je lève mon chapeau à la créativité des élèves de 1ère et de 2e année de l'école Du Châtelet, qui ont créé de si beaux manchots.

N'est-ce pas qu'il faut du talent pour transformer des restants de laine et du carton déchiqueté en oeuvre d'art?!

Avant ma visite dans leurs classes, les enseignants avaient lu à leurs élèves mon album Manchots au chaud, inspiré d'une catastrophe environnementale survenue il y a quelques années en Nouvelle-Zélande. Les élèves comprenaient donc très bien les ravages que peut faire une marée noire. 





Merci à Mme Dominique, Mme Manon et M. Samuel qui ne ménagent pas leur énergie pour donner le goût de lire aux jeunes et qui les inspirent à créer aussi bellement après leurs lectures...


lundi 8 avril 2019

Face à face avec les pôles opposés de l’empathie

Photo Neale MacMillan
Ce weekend, j'ai fait deux randonnées en ski et j'ai rencontré les deux pöles de l'empathie. 

Empathie zéro  
Samedi matin, parc de la Gatineau. Avant de me lancer sur les pistes de ski de fond, je décide de faire un arrêt-bécosse. Devant la bécosse en question, je glisse sur une plaque de glace et tombe (pas très dignement) sur le popotin. L’employé affecté au contrôle des laissez-passer a vu ma chute. Il ne sort pas de sa cabine. Il ne demande pas : ça va? Blessée? Besoin d’aide? Il dit simplement : « Je vais appeler pour qu’on vienne mettre du sable devant la bécosse."

Empathie spontanée
Dimanche matin, deuxième sortie de ski dans le parc de la Gatineau. Je sue et ahane en montant une longue pente. Presque rendue en haut de la côte, je croise un skieur qui s’apprête à descendre. Il me fait un grand sourire et me crie d’un ton joyeux : « Lâche pas, t’es presque en haut! »

Du désenchantement devant le zéro empathie, je passe à l’émerveillement devant l’empathie spontanée.
La vie est une éternelle balançoire à bascule : un instant, tu te frappes le cul au sol et l’instant d’après, tu t’envoles vers les nuages.