jeudi 12 septembre 2019

Leçon d’écriture 2 – La recherche n’est pas une béquille



10 leçons d’écriture

ou

La folle histoire de l’enfantement d’un roman 

Octobre 2017

Troisième mois d’écriture. J’ai avancé cahin-caha dans le tricotage de mon intrigue, mais j’ai surtout passé beaucoup de temps à surfer sur la Toile pour faire ma recherche. En tant qu’ex-journaliste, j’ai l’habitude de la recherche. J’adore fouiller, explorer, découvrir, comparer. Pour ce roman, le gros de ma cueillette d’informations se fait sur le Web. Je passe des heures à naviguer d’un site à l’autre, à me transformer en éponge pour mieux imbiber diverses infos sur les ricochets, l’ocytocine, les colibris et les kayaktivistes. Tout ça va servir à engraisser mon intrigue, à la rendre aussi colorée que palpitante.

Évidemment, je lis tout ce que je trouve sur les bélugas. Je mène aussi quelques entrevues qui s’avèrent précieuses. Robert Michaud, directeur du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), me donne un conseil archi utile : éviter « l'anthropomorphisme gnangnan » pour parler des bélugas. Pour mes questions sur Cacouna et la pouponnière des bélugas, j’ai le bonheur de tomber sur Yvan Roy, un photographe-journaliste qui offre des réponses minutieuses et nuancées. Grâce à lui, j’engrange une foule de petits détails précieux car comme disait ce cher Da Vinci, « les détails font la perfection ».



Contrairement à la création, la recherche ne suscite aucun tiraillement douloureux. Juste le pur plaisir d’apprendre. Je m’en sers donc allègrement comme excuse pour procrastiner et repousser à demain (ou après-après-demain…) le moment d’écrire.

Oui, oui, la recherche est amusante et stimulante, mais un danger guette l’écrivain zélé : en faire trop. Trop de recherche, c’est comme pas assez. Au moment d’écrire le récit, il faudra sélectionner, synthétiser ou élaguer toute l’information recueillie. Dans mon cas, j’ai accumulé tellement d’infos que je pourrais presque écrire une encyclopédie sur les bélugas. Sauf que Bayard ne m’a pas demandé un documentaire mais un roman pour la collection Zèbre. Roman = fiction. Alors Andrée, cesse de vagabonder sur le Web et passe aux choses sérieuses. Attache-toi à ton siège et commence vraiment à l’écrire ton roman.

Leçon d’écriture 2 : Si tu veux fertiliser ton histoire avec de l’information factuelle, amuse-toi (et enrichis-toi) à faire de la recherche avant de commencer à écrire. Cette recherche pourrait même faire jaillir de nouvelles idées qui alimenteront ton intrigue. L’important, c’est de ne pas prendre la recherche comme une béquille pour éviter d’écrire. Tu éviteras aussi d’utiliser l’information glanée pour du remplissage dans ton récit.


mercredi 11 septembre 2019

Leçon d’écriture 1 - Une idée n’est pas une intrigue




10 leçons d’écriture  (une par jour)

ou 

La folle histoire de l’enfantement d’un roman 


Leçon d’écriture 1 - Une idée n’est pas une intrigue

Juin 2017
Depuis plusieurs années, des classes m’écrivent pour me demander une suite à
La plus grosse poutine du monde. Hein? Quoi? Mais, mais, mais…jamais je n’ai eu l’intention d’écrire une suite! Oui d’accord, mon roman se termine sur une fin ouverte.  Parce que je voulais laisser au lecteur le plaisir de s’imaginer les retrouvailles entre Thomas et sa mère... Mais bon, j’ai vite constaté que la plupart des jeunes (et même les moins jeunes!) n’aiment pas les fins ouvertes. Ils veulent qu’on leur mette les points sur les i et les barres sur les t. Dans le cas de mon roman, les élèves voulaient savoir s’il y aurait des éclairs ou des câlins lorsque Thomas allait revoir sa mère après 10 ans d’absence…

Je déteste relire mes livres. J’y trouve toujours des tonnes de défauts ce qui me donne une folle envie de les réécrire. Toutefois, avant de commencer à écrire la suite de La plus grosse poutine du monde, je me suis pincé le nez et me suis forcée à relire le roman pour me remettre dans la peau des personnages.

Cinq ans après la parution du livre, me voilà enfin prête à replonger dans l’univers de Thomas le taciturne, Samuel le farceur et Élie au-grand-cœur. Je dis prête mais en fait, je ne le suis pas une miette. La seule chose que je sais, c’est que ce roman parlera de bélugas. La lente disparition de cesbaleines blanches dans le Saint-Laurent me fascine depuis longtemps. Si les bélugas forment l’embryon d’une idée, c’est loin d’être une intrigue, encore moins un récit.

Tu veux une intrigue solide? Il te faut un bon conflit. Pour le moment, je n’ai qu’un squelette de conflit, qui tourne autour d’une chicane entre Thomas et son copain Samuel. Mais ça, c’est du niveau de la sous-intrigue. Même chose pour l’histoire d’amour entre Élie et Thomas… Le principal conflit de ce récit devrait être la quête de Thomas pour retrouver sa mère. Mais où? Quand? Comment? Quel sera l’incontournable élément déclencheur? Je ne peux plus parler de poutine ou me servir une deuxième fois du record Guinness. Et les bélugas dans tout ça? Comment vais-je arrimer cet enjeu environnemental au quotidien de mes personnages?

Tous ces points d’interrogation tourbillonnent dans ma tête. Je jette des idées sur papier, mais tout me semble flou. Terne. J’avance à tâtons ou je tourne en rond. Certains auteurs sautent sans filet et entament leur roman en se disant qu’ils iront là où les personnages les mènent. Moi je suis plus du genre mémère que kamikaze. Je ne saute pas sans parachute. Non, je ne commencerai pas à écrire ce roman sans d’abord savoir comment l’histoire se termine.

L’échafaudage de mon intrigue progresse à pas de tortue. Je passe un temps fou à construire-déconstruire les blocs de mon récit, à chercher l’agencement le plus puissant. Pour bâtir une histoire captivante, il ne suffit pas d’enfiler les actions comme les perles d’un collier. Je dois organiser mes scènes pour créer une tension dramatique et générer cet ingrédient indispensable au plaisir de lecture : le suspense.

Leçon d’écriture 1 : Tu as trouvé une idée originale et accrocheuse. Bravo pour ce bon début. Mais souviens-toi, une idée n’est pas une intrigue.

vendredi 6 septembre 2019

Qui va bercer Zoé? L'album est finaliste à deux prix littéraires

C'est un doublé pour Qui va bercer Zoé? 
Mon album est finaliste au Prix TD de littérature jeunesse et AUSSI au Prix Harry Black


Mille mercis à Mathieu Lampron d'avoir illustré avec autant de délicatesse la lente transformation d'un pépé éploré qui découvre que les câlins font du bien.
Pour voir les noms des finalistes, cliquer sur ce lien qui vous mènera au site du Centre du livre jeunesse canadien. 

mercredi 4 septembre 2019

J'avais tout prévu sauf les bélugas


Les bélugas, les chicanes de gars, la puissance des câlins et les pitreries de babouins... Je parle de tout ça (et de bien d’autres faits fascinants) dans mon nouveau roman J’avais tout prévu sauf les bélugas

J’ai tricoté un récit bourré de rebondissements, avec du drame, quelques larmes et de beaux morceaux d’humour.


Ce roman est la suite (très demandée) de mon roman La plus grosse poutine du monde.  Attention, je dis « suite » parce qu’on y retrouve les mêmes personnages. Mais il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier récit pour savourer celui-ci. Publié chez Bayard, le roman sort aujourd'hui en librairie.

lundi 1 juillet 2019

Un mois sans plastique, c'est faisable, souhaitable...

Sculpture de plastique réalisée par Greenpeace aux Philippines
Chaque année, l’humanité produit plus de 300 millions de tonnes de plastique. Moins de 10% de tout ce plastique est recyclé. Le reste de cette masse non biodégradable prend la route du dépotoir ou va polluer les rivières et océans. Selon les chercheurs, en 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans. 

C’est aujourd’hui que commence le Défi Juillet sans plastique. Démarrée il y a 8 ans, cette initiative est suivie par 120 millions de personnes dans 177 pays.




Juillet sans plastique, ça veut dire ne pas consommer de plastique à usage unique pendant un mois. Oui, oui, c’est possible.

Pour s’inscrire, c’est très simple, il suffit de cliquer sur le site web de Plastic Free July.Y’a aussi sur ce site tout plein de trucs et conseils pratiques pour changer nos habitudes de consommation du plastique.

mercredi 26 juin 2019

Quand les petits de maternelle se mobilisent et manifestent... y'a de l'espoir!


La planète brûle, mais gardons espoir, les petits de maternelle se mobilisent! Récemment, les élèves de maternelle de la classe de Mme Céline, à l’école Fernand-Séguin de Montréal ont lu Manchots au chaud, publié aux éditions de l'Isatis.


Sensibilisés à la pollution dans l’océan, les élèves ont créé des manchots avec de la laine récupérée et des berlingots de lait tirés du recyclage. Chacun y allait de son imagination, sans modèle. 


Au même moment, les élèves ont appris que des grands du secondaire organisaient une manifestation pour l’environnement. Ces enfants, âgés de 5 ou 6 ans, ont donc créé des pancartes avec divers slogans :
Arrêtez la pollution!
Arrêtez de couper des arbres!
Arrêtez de jeter des déchets dans l’eau!



Brandissant leurs pancartes, les 14 petits ont fait le tour de chaque classe de l’école. Ces élèves de maternelle ont ensuite marché jusqu’à l’écocentre de leur quartier, toujours en exhibant leurs pancartes. Certains automobilistes ont klaxonné leur approbation et quelques passants ont pris le temps de féliciter les enfants.


À l’écocentre, les élèves ont reçu des bravos pour leur engagement, en plus de deux bacs de compost pour leur classe. 

Dans les mots de l’enseignante, Mme Céline : « Par cette activité, nous avons travaillé toutes les compétences de la maternelle : mener à terme un projet, trier, classer, écrire et diffuser des messages significatifs en écriture spontanée. Les enfants se sont entraidés, ont interagi de façon harmonieuse avec les autres et ont affirmé leur personnalité. Ils ont écrit, découpé, marché et joué. Ils étaient fiers d’eux. »

jeudi 20 juin 2019

100 bonshommes de neige en juin!


Je sais, je sais, c’est juin et personne ne veut penser à l'hiver. Mais cette création collective est trop jolie pour ne pas la montrer. Le bonhomme de neige en Batman est craquant! À faire fondre de rire...


Bravo et merci aux élèves de la classe de Mme Caroline, de l’école Pierre Elliot Trudeau, pour cette œuvre d’art inspirée de mon album 100 bonshommes de neige.