jeudi 17 novembre 2016

Mon livre qui dénonce l'homophobie est finaliste au Prix des libraires du Québec

L'album exposé au Salon du livre de Montréal, où je serai ce weekend!
Après avoir été finaliste au prix littéraire du Gouverneur général, voilà que Deux garçons et un secret se retrouve finaliste au Prix Jeunesse des libraires du Québec.

Je me réjouis de la visibilité accordée à ce livre.
- Parce qu’en 2016, l'homosexualité est toujours passible de la peine de mort dans une dizaine de pays.
- Parce que plus de 70 États pénalisent l’homosexualité par de la prison, de la torture, ou des travaux forcés.
- Parce que les racines de l’homophobie sont la peur.
- Parce qu’on ne dénoncera jamais assez l’homophobie.

lundi 14 novembre 2016

Salon du livre de Montréal: venez bouquiner!


Novembre nous ramène la grande fête livresque du Salon du livre de Montréal.
Bon temps pour s’enivrer de lecture.
Comme disait si joliment Robert Sabatier : « Livre, porte ouverte, ouvre des portes en moi. »

Venez bouquiner au Salon!
Laissez les portes s’ouvrir en vous!

J’y serai à ce grand Salon pour mon annuel bain de foule et mon immersion livresque.
Voici mon horaire :

Samedi le 19 novembre :
- 9h à 10h : Isatis pour Manchots au chaud (stand 400)
- 10h à 11h. Éditions Druide pour Une cachette pour les bobettes (stand 242)
- 11h15 à 11h40 : Animation sur scène à l’Agora : Y’a pas de place chez nous
- 12h à 13h : Québec Amérique pour Y’a pas de place chez nous (stand 260)
- 13h à 14h : Ma Bulle pour Les mots-amis (stand 318)
- 16h à 17h : La Bagnole pour Deux garçons un secret (stand 472)

Dimanche le 20 novembre:
- 9h à 10h : La Bagnole pour Deux garçons un secret (stand 472)
- 10h à 11h; Éditions Druide pour Une cachette pour les bobettes (stand 242)
- 11h à midi : Québec Amérique pour Y’a pas de place chez nous (stand 260)
- 13h à 14h : Ma Bulle pour Les mots-amis (stand 318)
- 14h à 15h : La Bagnole pour Deux garçons un secret (stand 472)
- 15h à 16h : Isatis pour Manchots au chaud (stand 400)

Salon du livre de Montréal: venez bouquiner!


Novembre nous ramène la grande fête livresque du Salon du livre de Montréal.
Bon temps pour s’enivrer de lecture.
Comme disait si joliment Robert Sabatier : « Livre, porte ouverte, ouvre des portes en moi. »

Venez bouquiner au Salon!
Laissez les portes s’ouvrir en vous!

J’y serai à ce grand Salon pour mon annuel bain de foule et mon immersion livresque.
Voici mon horaire :

Samedi le 19 novembre :
- 9h à 10h : Isatis pour Manchots au chaud (stand 400)
- 10h à 11h. Éditions Druide pour Une cachette pour les bobettes (stand 242)
- 11h15 à 11h40 : Animation sur scène à l’Agora : Y’a pas de place chez nous
- 12h à 13h : Québec Amérique pour Y’a pas de place chez nous (stand 260)
- 13h à 14h : Ma Bulle pour Les mots-amis (stand 318)
- 16h à 17h : La Bagnole pour Deux garçons un secret (stand 472)

Dimanche le 20 novembre:
- 9h à 10h : La Bagnole pour Deux garçons un secret (stand 472)
- 10h à 11h; Éditions Druide pour Une cachette pour les bobettes (stand 242)
- 11h à midi : Québec Amérique pour Y’a pas de place chez nous (stand 260)
- 13h à 14h : Ma Bulle pour Les mots-amis (stand 318)
- 14h à 15h : La Bagnole pour Deux garçons un secret (stand 472)
- 15h à 16h : Isatis pour Manchots au chaud (stand 400)

samedi 5 novembre 2016

Coup de foudre livresque pour un album coup de poing


Jacques Goldstyn a été couronné cette semaine du prestigieux Prix TD pour son album L'arbragan
Mais il publie cet automne un autre album, tout aussi fantasformidable, qui risque fort de remporter aussi des prix.  Azadah est un album d'une qualité telle qu'il susciter, je suis prête à le parier, des coups de foudre livresques autant chez les enfants que chez les adultes. 


Cher Jacques Goldstyn,

Je vous l’avoue franchement, après avoir lu votre album Le prisonnier sans frontières, je me suis dit: c’est son Grand Livre. Son album le plus fort. Goldstyn ne pourra pas faire mieux. Impossible. Mais – oh joie! – je me suis trompée! Voilà que vous débarquez avec un nouvel album, tout aussi (sinon plus…) puissant! Incroyable, mais vrai.

Cher Jacques Goldstyn, votre Azadah m’a fait l’objet d’un coup de poing au plexus. Tant de beauté, tant de violence, tant de simplicité et tant de nuances, vraiment, je ne sais pas comment vous faites.

Il y a tellement d’éloges à faire sur votre album que je ne sais trop par où commencer. Commençons par l’Afghanistan. Parce que là, vraiment, chapeau, Jacques Goldstyn. Des livres jeunesse qui traitent de l’Afghanistan, on les compte sur les doigts d’une main. Ce petit pays d’Asie centrale (l’un des plus pauvres au monde) aux prises avec une effroyable guerre civile, c’est avant tout par vos illustrations qu’on le découvre. À commencer par les magnifiques pages de garde de l’album, offrant à voir un paysage de montagnes et de vastes étendues désertiques. Par vos délicates illustrations, créées à l’encre de Chine, aux crayons de bois et à l’aquarelle, on découvre la vie quotidienne en Afghanistan: les écoles détruites par les bombes, les soldats armés dans les rues, la femme en burqa qui vend ses légumes, la montagne de souliers devant la mosquée à l’heure de la prière, les enfants qui jouent dans une carcasse calcinée de voiture, etc.

Outre cette fenêtre ouverte sur un pays exotique et lointain, vous nous offrez ici, Jacques Goldstyn, une nouvelle amie. Oui, oui, dès les premières pages du livre, on se prend d’affection pour Azadah. Cette fillette a des rêves, un vif appétit de vivre et une telle force de caractère qu’on a envie de la connaître « pour de vrai ». Prisonnière de son pays et de sa culture, cette petite Afghane voudrait pouvoir faire des choses « normales » : aller à l’école, rouler à vélo, lire des livres, voyager, avoir plus tard un métier, etc. Heureusement, Azadah s’est fait une amie, une photographe nommée Anja. Cette étrangère lui donnera les outils pour que la fillette trouve elle-même la solution à son problème. Grâce à son cran et son ingéniosité, Azadah s’envolera vers la liberté…

Nous avons donc ici une héroïne inoubliable, une histoire prenante, plantée dans un cadre aussi original que fascinant. Mais ce qui m’a ébranlée dans votre album, monsieur Goldstyn, c’est son aspect documentaire, qu’on n’avait pas du tout vu venir. La surprise finale n’en est que plus bouleversante. Cette Anja, amie d’Azadah, n’est pas un personnage fictif, mais bien une photojournaliste allemande qui a reçu en 2005 le prix Pulitzer et le Prix Courage de l’International Women Media Foundation. Cet album est un hommage à Anja Niedringhaus, assassinée en Afghanistan en 2014.

En cette époque tumultueuse et tourmentée, où les bombes pleuvent, où les réfugiés se chiffrent par dizaines de millions et où des sociétés s’entredéchirent au nom de la religion, des albums comme Azadah sont d’une grande pertinence sociale. Les enfants ont besoin de livres qui les aideront à mieux comprendre le tumulte du monde qui les entoure. Captivant sur le plan narratif, riche d’informations, visuellement somptueux, cet album est de ceux qui peuvent être lus et relus, avec de nouvelles découvertes à chaque lecture.

Cher Jacques Goldstyn, votre album frappe fort, car il éblouit, attendrit et nourrit tout à la fois. Merci de nous faire découvrir avec autant de doigté une actualité négligée par les grands médias… Surtout, surtout, merci de mettre votre immense talent d’illustrateur et de conteur au service de « causes »… Je souhaite ardemment que les projecteurs du milieu littéraire se braquent sur Azadah, afin que votre livre reçoive toute l’attention qu’il mérite.

vendredi 28 octobre 2016

Enzo Lord Mariano : talent, fougue et besoin constant de créer


Il joue de la mandoline, vit avec une grosse patate de chat et n’a aucune difficulté à illustrer des personnages méchants. Rencontre avec un jeune artiste bourré de talent, Enzo Lord Mariano, qui a illustré Y’a pas de place chez nous.


Parle-nous de toi Enzo Lord Mariano

Je m’appelle Enzo et dans la vie, je mange, je dors, je dessine, je joue de la musique et je vis avec une grosse patate de chat. Depuis que je suis tout petit, j’ai toujours eu peur de grandir. C’est triste, mais en grandissant on dirait qu’on perd notre étincelle de petit enfant. Et ce qui est génial avec ce boulot d’illustrateur, c’est que je peux redevenir un petit garçon une fois de temps en temps!

Depuis que je suis tout petit, je baigne dans un océan artistique assez farfelu… Avec une mère costumière sorcière et un père directeur photo bucheron dans l’âme. Mes parents m’ont fait beaucoup voyager et découvrir le cosmos des arts. J’ai toujours beaucoup dessiné avec ma mère et bricolé avec mon père. Je pense que c’est cela qui a déclenché mon besoin constant de créer! Par une heureuse coïncidence, je suis tombé à 12 ans dans une école secondaire fondée sur l’enseignement à travers les arts. Quel bonheur! J’ai donc vécu mon adolescence avec Arlequino, Buster Keaton, Picasso et Mozart… C’est d’ailleurs à ce moment que j’ai développé une passion pour la musique!

Après avoir terminé des études en cinéma, j’ai eu un “déclic” suite à un stage de jazz vocal au Domaine Forget. J’ai réalisé que je m’ennuyais beaucoup de la musique. J’ai donc décidé de recommencer le cégep et d’entamer une technique en musique. J’ai maintenant le bonheur de réaliser des études en mandoline jazz en plus d’illustrer des livres!

En tant que petit-fils d’immigrant (donc 2e génération au Québec), quelle est ta réaction
à l’égard de ces milliers aux réfugiés qui arrivent au Canada?

Toute cette histoire de guerre en Syrie est complètement horrible et absurde en 2016… Je suis triste de voir cette remontée du racisme dans les pays occidentaux… Les gens n’ont donc pas appris depuis la ségrégation à la première moitié du 20ème siècle? J’ai aussi remarqué quelque chose de déplorable… Mes grands-parents italiens sont arrivés au Canada dans les années 60 et ont eu aussi souffert du racisme. On les traitait de “voleurs de jobs” et d’être tous reliés à la mafia italienne. Ça s’est calmé au fil des années et ils ont pu s’intégrer. Malheureusement, quand je parle de cette vague de réfugiés syriens qui arrive au Canada à ma Nonna, elle tient les mêmes propos que les Québécois criaient aux Italiens quand ils venaient d’immigrer au pays. C’est le monde à l’envers…

Peux-tu décrire la technique que tu as utilisée pour illustrer Y’a pas de place chez nous ?
J’ai fait beaucoup de tests avant de trouver le style que j’allais donner à l’album. Après plusieurs essais, j’étais toujours déçu du rendement final et le brouillon me semblait toujours plus joli et approprié que l’illustration finale. J’ai donc opté pour un style de traits plutôt brouillon en mélangeant le fusain et la mine. Pour la colorisation, je me suis créé une banque de lavis d’aquarelle de différentes couleurs et textures que j’ai ensuite “collé” en transparence au dessin grâce à un logiciel d’illustration. 

Et ton processus de création?
Avant de commencer le projet, j’ai fait énormément de recherches à propos de la situation actuelle au Moyen-Orient. Je me suis beaucoup inspiré de photos des réfugiés Syriens dans leur embarcations de fortunes afin de rester le plus fidèle possible à la réalité, malgré mon style de dessin pas trop réaliste. Les fameuses montagnes de vestes de sauvetages oranges abandonnées au bord de l’eau sont un emblème puissant qui représente bien cette guerre. J’ai donc choisi des couleurs plutôt sombres et grises, pour faire contraste au orange vif de ces vestes de sauvetages.

Quels ont été tes défis pour illustrer cet album?
Ce n’est pas compliqué d’illustrer les habitants dans les îles. C’est toujours facile de réaliser des personnages méchants et pas contents! Le plus difficile a été de ne pas trop tomber dans un style dramatique langoureux, sans non plus dénaturer ces événements difficiles et tristement réels…

Quelle est ton illustration préférée dans Y’a pas de place chez nous ?
Celle des pages 30-31! Je me suis directement inspiré d’une image très connue des réfugiés arrivant sur la berge des îles Grecs. Ça me fait plaisir aussi de voir les deux frères sourire pour la première fois…
© Sergey Ponomarev, The New York Times 

Illustration: Enzo Lord Mariano (Y'a pas de place chez nous)
Tes projets à venir?
J’ai le constant besoin de créer! Je viens de terminer un album jeunesse qui paraîtra en janvier… Je suis présentement en train de coréaliser, avec un talentueux scénariste, un beau projet de bande dessinée qui va se dérouler à Montréal. Je fais partie aussi d’un groupe de swing manouche! On se garde occupé avec des concerts et on va enregistrer en studio un peu avant Noël… En attendant, je travaille sur une (deuxième!!) bande-dessinée relatant notre tournée improvisée cet été en Gaspésie et sur la côte nord!

mercredi 26 octobre 2016

Lire dans une citrouille!

Création originale de la bibliothèque
de Truro, au Massachussetts
J'ai toujours rêvé de lire dans une citrouille!


Et voici d'autres idées rigolotes pour lier Halloween et lecture.



lundi 17 octobre 2016

Comme dans la gueule d'un requin...


Un article de La Presse sur mon plus récent livre, Y'a pas de place chez nous.
Où j'explique l'importance de la littérature jeunesse
Et où je cite une poète somalienne qui parle de la guerre comme de la gueule d'un requin...
Pour le lire, cliquez ici.