jeudi 8 novembre 2018

Le père Noël a peur des chiens

On a tous des peurs dans la vie. Des petites et des grosses peurs. Des peurs fondées et des peurs illogiques. Le père Noël, lui, ça tombe très mal, a peur des chiens. C'est tout un problème, car la veille de Noël, il doit livrer des milliers de cadeaux et affronter des chiens coquins, taquins et parfois vilains. 

Le père Noël a peur des chiens raconte une histoire rigolote avec aussi, mine de rien, une petite leçon de vie sur comment surmonter ses peurs. Il y a dans ce récit un lutin grognon, une petite fille futée et du langage de chien… (Wouffa, Woufafa veut dire Bonjour! Comment vas-tu?)


On retrouve dans cet album le même père Noël et le même lutin grognon qui étaient en vedette dans Le père Noël ne sait pas dire non.  Pour ceux qui avaient aimé le style badin de Jean Morin, cet illustrateur coquin revient à nouveau ici charmer avec ses couleurs pimpantes et ses scènes amusantes. 

Petit bonus : y’a un chouette dessin à colorier, où les enfants peuvent rajouter leur propre chien dans l’illustration la page couverture du Père Noël a peur des chiens. Pour télécharger le dessin, cliquez ici. 


mercredi 31 octobre 2018

Profiter d’une lecture divertissante sur le hockey pour discuter de courage, de ténacité et de résilience….

Classe de Mme Kathy, école D'Iberville (Rive-Sud de Montréal)

Après avoir lu Ce n’est pas comme ça qu’on joue au hockey, les élèves de la classe de Mme Kathy ont créé leurs propres masques de hockey. Pour continuer la discussion et approfondir le thème du courage, l’enseignante a fait des liens entre le célèbre gardien de but Jacques Plante et les personnages de deux autres albums lus en classe : Dépareillés de Marie-Francine Hébert et Rosa Parks, de Lisbeth Kaiser. 

La fiche pédagogique sur l’album documentaire au sujet de Jacques Plante propose diverses activités: 

  • écriture: imaginer une lettre écrite par le célèbre gardien de but
  • communication orale: présentation 3-2-1
  • discussions en lien avec l’éthique: préjugés et résilience
  • arts plastiques: création d'un masque de hockey
  • l’Histoire avec le grand H : le masque à travers les âges.
Pour télécharger la fiche, cliquer ici.


mercredi 17 octobre 2018

Illustrer la vie de Jacques Plante: tout un défi!



Où l’illustrateur trouve-t-il ses idées? Quels sont ses défis?  L’artiste Félix Girard raconte ici son processus de création et ses défis pour recréer des pans de la vie du gardien de but Jacques Plante, dans notre tout nouvel  album, Ce n’est pas comme ça qu’on joue au hockey

Est-ce que tu connaissais l’histoire de Jacques Plante avant de lire le manuscrit de cet album?
J'aime bien le hockey mais je ne peux pas dire que je suis le plus grand des amateurs. J'apprécie regarder des matchs de finale avec des amis à l'occasion et j'ai vu quelques matchs de la ligue junior majeure dans des arénas locaux. Pour être honnête. ma connaissance de ce sport reste toutefois assez limitée. 

Félix Girard à l'oeuvre...


Quelle technique as-tu utilisée pour cet album?
Toutes les illustrations sont réalisées à la peinture acrylique sur papier aquarelle. Je travaille l'acrylique un peu comme de l'aquarelle en y ajoutant de l'eau et en travaillant en lavis. L'ordinateur n'intervient que dans les phases d'esquisse et pour faire quelques retouches mineures sur les illustrations numérisées. Je réalise un tracé au crayon graphite et je fais la coloration au pinceau. 


Peux-tu nous décrire ton processus de création?
Lorsque je travaille les illustrations d'un livre je commence toujours par monter une mise en page temporaire en plaçant les différentes parties du texte dans un fichier. De cette manière, j'arrive à mieux voir la place que doit prendre l'image et de quelle manière elle sera composée. Je fais ensuite des esquisses très rapides pour tenter de trouver la bonne chose à représenter. J'essaie de faire en sorte que l'illustration supporte l'histoire en y ajoutant quelque chose de plus. 


Quels ont été tes défis pour illustrer cet album?
Un des défis du livre a été de trouver des points de vue et des compositions différentes d'une image à l'autre. Une bonne partie de l'action du livre se déroule sur des patinoires intérieures et il fallait éviter que les illustrations se ressemblent trop entre elles. L'évolution du personnage de Jacques au fil du temps a également été un défi. Il fallait que l'âge approximatif du personnage représente celui de Jacques à différents moments précis de sa vie et qu'on sente qu'il agit bien de la même personne d'un âge à l'autre. 



C'était un défi d’illustrer le chandail du Canadien sans montrer le logo?
Oui c'était une demande de l'éditeur dès le début et ça a demandé un certain travail. J'ai dû changer certaines compositions et plusieurs positions des joueurs pour m'assurer que le logo du Canadien ne soit jamais complètement visible pour des raisons de droits légaux.

As-tu fait de la recherche pour illustrer cette histoire?  Par exemple, pour le visage de Jacques Plante enfant, est-ce que tu t’es inspiré de photos?
Oui j'ai réussi à mettre la main sur une bonne quantité de photos d'archives qui m'ont aidé à dessiner l'équipement de hockey de l'époque et le visage de Jacques Plante. J'ai tâché de créer un personnage qui reprenait les traits principaux de Plante sans être toutefois une caricature. J'ai évidemment porté une attention spéciale au fameux masque. J'ai également fait quelques recherches pour des éléments de l'arrière-plan, par exemple l'église est celle de Notre-Dame-du-Mont-Carmel où est né Jacques Plante.

Comment as-tu procédé pour le choix des couleurs, notamment la teinte sépia?
 
Je voulais donner une teinte historique au livre et c'était évidemment la tonalité parfaite. C'est une palette de couleurs que j'utilise régulièrement dans mon travail et avec laquelle je suis à l'aise.

Quelle est ton illustration préférée dans ce livre?
J'aime particulièrement la première illustration où on voit le jeune Jacques jouer avec une balle et un bâton de bois. C'est peut-être celle où j'arrive le mieux à m'identifier au personnage qui est encore dans l'innocence de l'enfance et du jeu. 



Pour découvrir les autres livres et les tableaux de Félix Girard, allez vous émerveiller sur son site


jeudi 4 octobre 2018

Plus qu'une histoire de hockey - un récit sur le courage et la persévérance...


Je ne connais pas grand-chose au hockey. Si vous me parlez d’Ovechkin, je vous demanderai si c’est un auteur russe… Mais un jour, je suis tombée par hasard sur une photo de hockey datant de 1959. Après avoir lu la description de 3 lignes sous la photo, je me suis exclamée : Oh! Ah! Il faut absolument que j’écrive un livre sur cette histoire! 

Jacques Plante - 1959

Car c’est une histoire aussi irrésistible que vraie. Une histoire avec du sport, du sang, de la méchanceté, mais aussi du courage. Le genre de courage qui permet de faire changer les choses.

Ce n’est pas comme ça qu’on joue au hockey raconte l’histoire d’un gardien de but pas comme les autres, nommé Jacques Plante. Lorsqu’il était célèbre et au sommet de son sport, Plante a osé faire les choses différemment. Un gardien de but avec un masque, c’était du jamais-vu!  Plante est devenu la cible de nombreuses insultes et moqueries.



Malgré l’opposition et les railleries, Plante a persévéré. Il avait de l’audace, oui, mais aussi de la résilience. C’est ainsi qu’il est devenu «la Merveille masquée».

À la fois biographie et documentaire, Ce n’est pas comme ça qu’on joue au hockey est magnifi­quement illustré par le très talentueux Félix Girard.
Pour les amateurs de hockey de 7 à 77 ans.
Et pour les lecteurs qui n’y connaissent rien au hockey mais qui aiment les histoires inspirantes. 


Le livre est maintenant en librairie dans les deux langues. En français chez Québec Amérique. En anglais chez Annick Press


mardi 26 juin 2018

Mieux qu’un coussin à pets, une liste de lecture… fabuleux cadeau pour les Grandes Vacances…

Une liste de lectures recommandées, pour encourager les jeunes à lire l'été...
Certaines écoles américaines offrent un superbe cadeau à leurs élèves qui s’envolent en juin pour les Grandes Vacances estivales. Non, ce n’est pas une barbe à papa multicolore, ni un cerf-volant géant, ni un coussin à pets. C’est une simple liste, avec des suggestions de livres à lire. Une suggestion de titres conçus pour amener les enfants à lire, rire, réfléchir, s’émerveiller et s’évader. Tout ça, loin des bancs d’école. 

J’ai lu à propos de cette initiative sur le blogue fabuleux d’une fabuleuse bibliothécaire jeunesse. Elizabeth Bird y raconte comment une école d’Evanston, en Illinois, a rajouté une jolie pincée d’originalité à l’idée de la liste de lecture. La bibliothécaire de l’école, Mme Martin, a conçu sa liste de suggestions de lecture à la façon d’une carte de bingo. Si l’enfant lit durant son été tous les livres suggérés sur une ligne droite, bingo! Il a droit à un prix. Si l’enfant lit tous les livres indiqués sur la carte de bingo, il a droit à un lunch avec Mme Martin! Fabuleux! 


En plus de constituer un outil utile pour les parents, cette liste de suggestions de lecture d’été leur rappelle aussi l’importance de continuer à faire lire leurs enfants durant les grandes vacances. Pourquoi? Pour contrer ce que les chercheurs nomment la glissade de l’été, traduction un peu boiteuse du summer slide… C’est que les grandes vacances, si profitables pour faire le plein de soleil et de plein air, amènent aussi un recul des habiletés, surtout au niveau de la lecture et des mathématiques. Selon diverses études, pour certains enfants, la perte des acquis peut correspondre à un mois d’enseignement. Ce qui implique un rattrapage important à la rentrée d’automne et encore plus inquiétant, des retards qui s’accumulent d’une année à l’autre…

Combien d’écoles au Québec offrent aux élèves des listes de lecture d’été pour les grandes vacances? À ma connaissance, la pratique n’existe pas (ou si oui, rarement…) dans notre coin de pays. Ce serait pourtant une initiative simple et peu coûteuse à mettre en place… Je lance l’idée comme on allume une étincelle en espérant qu’elle puisse se transformer en un beau grand feu…

mercredi 23 mai 2018

Des bobettes épinglées au tableau de classe


Imaginez que vous êtes un élève qui revient en classe après le dîner et que vous trouvez des bobettes accrochées au plafond. Et des bobettes sur les murs de la classe… et même sur quelques bureaux. Oui, oui, des bobettes… épinglées au tableau de classe!

C’est exactement ce qui est arrivé récemment aux élèves de 3e et 4e année de la classe de Marie Gadbois, de l’école Bois-Joli/Sacré-Cœur à Saint-Hyacinthe.

Voici ce qui s’est passé ce jour-là. Devant la stupéfaction et les rires de ses élèves à la vue des bobettes accrochées partout dans la classe, Mme Marie fait l’innocente et leur dit que c’est peut-être le directeur qui leur a joué un tour. « J’ai utilisé les bobettes comme déclencheur afin de susciter la curiosité des élèves, déclencher des fous rires et ainsi les placer dans un état de plaisir immédiat », explique-t-elle. 



L’enseignante et ses élèves discutent du mystère cocasse des bobettes en classe, lorsqu’ils sont interrompus par l’enseignante de musique qui vient leur livrer un album intitulé Une cachette pour les bobettes. 

De nouveau, Mme Marie fait semblant d’être surprise. « J'ai lu le livre aux élèves et j'ai fait comme si je ne connaissais pas du tout l'histoire. Les élèves ont pris grand plaisir à décortiquer chaque page et ils avaient vraiment de bonnes réflexions afin que MOI je comprenne bien l'histoire », explique l’enseignante. 

« À la fin du livre, j’ai caché les pages de garde et j'ai questionné mes élèves afin de savoir qui avait replacé les bobettes dans le sac de Jacob. Ce n'est que par la suite que j'ai présenté les pages de garde où on voit l'enseignante intervenir. Les élèves étaient très surpris et ils ont alors fait le lien que c'était moi qui avais placé les bobettes dans notre classe. C’était un beau moment qui restera assurément gravé dans leur mémoire pour longtemps!», ajoute Mme Marie. 

Aussi auteure jeunesse à ses heures, Marie Gadbois a concocté un scénario rigolo et original pour donner la piqûre de la lecture à ses élèves. Comme le dit si bien l’auteure Mem Fox : « La passion pour la lecture est créée par les étincelles émotives entre un enfant, un livre et la personne qui lit. » Merci Mme Marie de créer d’aussi belles étincelles! 

mardi 27 mars 2018

Quand la couleur et surtout l’absence de couleur… racontent une histoire



Le métro est l’endroit idéal pour trouver de nouveau personnages… Pour un artiste, c'est parfois difficile de faire simple. Comment faire pour qu’un dessin soit sobre tout en restant expressif... Mathieu Lampron, illustrateur de Qui va bercer Zoé? parle ici de son processus créateur.

Quelle technique as-tu utilisée pour créer cet album?
Mathieu Lampron D'abord, je crayonne et je crayonne un peu partout; dans le métro, dans un café ou à la maison. J'aime surtout dessiner dans le métro. C'est l'endroit idéal pour trouver de nouveaux personnages. Ensuite, je passe à l'ordinateur. J'ai une tablette graphique/écran sur laquelle je peux dessiner directement. On y ressent vraiment le geste naturel du dessin.

À quoi ressemble ton processus de création?
Ce que j'aime par-dessus tout, c'est développer des personnages. Donc, lorsque je commence un projet j'observe d'abord autour de moi. Pour le personnage de Claudine, je me suis inspiré d’une amie, qui est elle-même infirmière à Sainte-Justine. Et pour Zoé je fais référence à la petite fille d'un de mes amis. Je ne travaille pas à partir de photo, je fais juste les avoir en tête tout simplement. Une fois que j'ai mes personnages, je peux me lancer dans la mise en scène du livre. C’est-à-dire, “sketcher” l’ensemble du livre. C’est une étape que j’aime bien aussi, car pour moi c’est la première que je vois le livre.

Quels ont été tes défis pour illustrer cet album?
Le plus grand défi a été d'arriver à garder un dessin relativement sobre tout en demeurant expressif. Le dessin ne doit pas prendre la vedette sur le texte, mais bien l'accompagner. D'autant plus que le sujet était délicat et touchant. Bêtement, le plus difficile a été d’illustrer la chaise berçante et les accessoires de l’hôpital. Finalement, une espionne qui travaille à Sainte-Justine m'a montré des photos et j’ai pu travailler à partir de vraies références.


La couleur et surtout l’absence de couleurs racontent une histoire dans cet album. Comment as-tu décidé de la façon d’appliquer ou pas, les couleurs? 
Au départ, l'idée était de travailler les premières pages en valeur de gris pure. Je trouvais l'idée intéressante, mais j'avais peur que ce soit trop austère. J'ai donc opté pour une teinte plus bleutée. C'est une couleur qui traduit bien la nostalgie tout en demeurant agréable à l'œil. Je me suis permis d'intégrer assez rapidement quelques éléments de couleur pour traduire la progression émotionnelle du vieil homme. Par exemple, la visite de sa voisine met de la couleur dans sa journée. Même chose plus tard lorsque Méo se rapproche petit à petit de Zoé.


Comment est venue l’idée de rajouter le personnage du petit chat en peluche, qui ne figurait pas dans le texte? 

Dans mes projets, j'ai presque toujours un personnage secondaire qui est décalé par rapport à l'histoire. C'est comme un autre point de vue. Dans le cas de ce livre, ça m'a permis d'amener un peu de légèreté. Ça me permet de surprendre un peu l’auteur avec qui je travaille.


De quoi es-tu le plus fier dans cet album? Le découpage. Je trouve qu’on a trouvé le bon rythme pour accompagner le texte. L’émotion arrive selon moi au bon moment.



Quelle est ton illustration préférée dans Qui va bercer Zoé? 
Celle où Méo Lebel prend enfin Zoé dans ses bras. Elle est très simple. Le décor est totalement absent. C'est sans artifice. Mine de rien c'est difficile de faire simple... J'aime aussi les deux premières pages où on voit d'un côté la femme décédée et de l'autre Zoé qui vient de naître. Il y a un effet miroir dans ces deux pages que j'aime bien.

As-tu des projets en cours?
En ce moment, je collabore tous les mois avec le magazine Les explorateurs. Je fais avec eux une chronique philosophique. J'ai aussi un projet de plus longue haleine à propos d’amis syriens. J'y parle évidemment de la guerre, mais aussi de la nécessité de se sentir utile.

Pour découvrir le talent de Mathieu Lampron, vous pouvez zieuter son site web par ici.