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lundi 19 juin 2017

"Personne ne quitte son pays à moins que son pays ne soit devenu comme la gueule d’un requin."

Citation du titre tirée d'un poème de Warsan Shire,  poète somalienne.

C’est aujourd’hui la Journée mondiale des réfugiés.

Les chiffres sur cette catastrophe humanitaire sont déchirants :
- 65.6 millions de personnes dans le monde déplacées en raison de conflits, à la fin 2016.
- La moitié de ces personnes sont des enfants. Beaucoup ont été séparés de leurs parents ou voyageaient seuls.


Combien de pays, pendant combien d’années, vont continuer de dire Y’a pas de place chez nous?

Photo: Massimo Sesstini
Pour appuyer la campagne visant à mettre en place un pacte mondial pour les réfugiés, c'est ici:
http://www.unhcr.org/withrefugees/fr/petition/

Pour faire un don, c’est ici:
https://donate.unhcr.org/fr-fr/syrie

dimanche 24 juillet 2016

Mon mantra pour l'année

Même après plus de 150, les traces de la Grande Famine
semblent encore très présentes dans le souvenir des Irlandais.
Petite perle de sagesse ramenée de mon récent voyage en Irlande.
Citation lue dans un musée de Dunfanaghy :

"A quiet heart and wee wants is a great riches." H
annah Herrity, survivante de la Famine de la pomme de terre.

Ma traduction: 
"Avoir un cœur serein et des besoins simples est une grande richesse."

J’en ai fait mon mantra pour l’année.

mercredi 13 juillet 2016

Zéro trèfle à quatre feuilles

Époustouflants paysages d'Irlande...               
Photo Neale MacMillan
Je reviens d’une formidable virée en Irlande.
Petit bilan chiffré :
  • 3 semaines en Irlande. 
  • 3 semaines d’ondées, de crachin et parfois, de pluie grasse et drue. 
  • 3 semaines de vert intense, partout, partout, partout.
  • 3 longues randonnées, de celles qui font suer, souffler, s’exclamer et s’émerveiller.
Il ne faisait pas chaud, mais je suais...  
Photo N. MacMillan
Après avoir atteint le sommet, il faut malheureusement redescendre 
Photo N. MacMillan
  • Innombrables et époustouflants paysages…
  • Mille et mille moutons, certains tondus, d’autres touffus, mais tous très placides.
On a vu des milliers de moutons mais ce sont les ânes
qui ont captivé mon photographe préféré...

Photo: Neale MacMillan
  • Mille et mille kilomètres de murs de pierres… Longs rubans de pierres, patiemment et durement échafaudés dans les flancs de montagnes. Signes de l’éblouissante ingéniosité, de la fabuleuse ténacité de l’être humain. 
Merveilleux murs...  fabuleux travail d'artiste.  Photo N. MacMillan 
  • 1 moment émouvant destiné à devenir un souvenir indélébile : notre fabuleux guide dans le plateau pierreux du Burren qui termine la randonnée de 2 heures en récitant un poème de Michael Longley : The ice cream man. À donner le motton.
  • douzaine de conversations stimulantes avec des Irlandais chaleureux, allumés, drôles et perspicaces. 
  • 80% de nos échanges avec les locaux ont abordé…le catastrophique Brexit. 
  • 10 jours sur 15 sans connexion Internet. Sevrage douloureux au début. Mais vers la fin, ravie d’avoir pu ralentir le hamster effréné qui court dans ma tête. Se déconnecter me rapproche de la sérénité. 
  • 3 idées pour 3 albums. Avec des squelettes de récits gribouillés à la va-vite dans mon carnet de voyage.
  • Zéro Guinness bue. Je sais, je sais, c’est presqu’un sacrilège mais ce n’est pas à mon âge que je vais commencer à faire semblant d’aimer la bière.
  • Zéro frustration, zéro déception, zéro regrets durant nos 15 jours de vagabondage dans la verdoyante Éire. 
  • Zéro trèfle à quatre feuilles.

Zéro trèfle à quatre feuilles

Époustouflants paysages d'Irlande                   Photo Neale MacMillan
Je reviens d’une formidable virée en Irlande.
Petit bilan chiffré :
  • 3 semaines en Irlande. 
  • 3 semaines d’ondées, de crachin et parfois, de pluie grasse et drue. 
  • 3 semaines de vert intense, partout, partout, partout.
  • 3 longues randonnées, de celles qui font suer, souffler, s’exclamer et s’émerveiller.
Il ne faisait pas chaud, mais je suais...   Photo NM
Après avoir atteint le sommet, il faut malheureusement redescendre  Photo NM
  • Innombrables et époustouflants paysages…
  • Mille et mille moutons, certains tondus, d’autres touffus, mais tous très placides.
  • Mille et mille kilomètres de murs de pierres… Longs rubans de pierres, patiemment et durement échafaudés dans les flancs de montagnes. Signes de l’éblouissante ingéniosité, de la fabuleuse ténacité de l’être humain. 
Merveilleux murs...  fabuleux travail d'artiste.  Photo N. MacMillan 
  • 1 moment émouvant destiné à devenir un souvenir indélébile : notre fabuleux guide dans le plateau pierreux du Burren qui termine la randonnée de 2 heures en récitant un poème de Michael Longley : The ice cream man. À donner le motton.
  • douzaine de conversations stimulantes avec des Irlandais chaleureux, allumés, drôles et perspicaces. 
  • 80% de nos échanges avec les locaux ont abordé…le catastrophique Brexit. 
  • 10 jours sur 15 sans connexion Internet. Sevrage douloureux au début. Mais vers la fin, ravie d’avoir pu ralentir le hamster effréné qui court dans ma tête. Se déconnecter me rapproche de la sérénité. 
  • 3 idées pour 3 albums. Avec des squelettes de récits gribouillés à la va-vite dans mon carnet de voyage.
  • Zéro Guinness bue. Je sais, je sais, c’est presqu’un sacrilège mais ce n’est pas à mon âge que je vais commencer à faire semblant d’aimer la bière.
  • Zéro frustration, zéro déception, zéro regrets durant nos 15 jours de vagabondage dans la verdoyante Éire. 
  • Zéro trèfle à quatre feuilles.

lundi 20 juin 2016

Journée mondiale des réfugiés


Mon album sur deux petits réfugiés. Parution: septembre 2016. 
C’est aujourd’hui la Journée mondiale des réfugiés.

Les chiffres sont désespérants: 
- 60 millions de personnes dans le monde déplacées en raison de conflits. 
- La moitié de ces personnes sont des enfants. 
- Cette crise des réfugiés est la plus grande tragédie à frapper l’Europe depuis l’Holocauste.

Pour faire un don, c’est par  ici.

jeudi 11 septembre 2014

Petite piqure de rappel dans un monde en quête de sens




En faisant de la recherche pour mon album Pablo trouve un trésor, suis tombée sur le travail absolument fabuleux, absolument fascinant du photographe français Paul-Antoine Pichard.

Engagé jusqu’au bout des ongles, ce créateur considère la photographie comme « la médecine de la conscience ». Il dit d’ailleurs de son art qu’il est une « petite piqure de rappel dans un monde en quête de sens ». Cette phrase m’a longuement tourné en tête, à tel point que j’ai décidé d’en faire mon credo d’auteure.

                   
Pendant plus de deux ans, Paul-Antoine Pichard s’est baladé en Asie, en Afrique et en Amérique latine, hantant les décharges publiques, prenant en photos ces hommes, ces femmes et ces enfants qui vivent de ce douloureux recyclage. Le photographe/reporter en a rapporté des images bouleversantes, rassemblées dans un livre intitulé Mines d’ordures.


Anecdote tirée de son bouquin :
« Un petit chiot de quelques jours pleurait dans les ordures, échappé d’un sac percé. J’ai appelé un gamin pour lui montrer. Il l’a pris et balancé de toutes ses forces contre un talus. J’ai été surpris de la violence de son geste, avant de réaliser qu’il venait simplement d’éliminer son premier concurrent. Un chien errant. »

jeudi 12 juin 2014

168 millions d’enfants travaillent...



168 millions.
Ils sont 168 millions d’enfants dans le monde, à travailler.
168 millions!
Aujourd’hui, en 2014, 168 millions d’enfants travaillent dans des mines et des usines, dans des champs ou des décharges.
Plus de la moitié de ces enfants, donc 85 millions de gamins et gamines, effectuent des travaux dangereux.

Cette situation tragique retient pourtant peu l’attention médiatique.
Devant le terrorisme en Irak, les policiers assassinés, les réfugiés syriens et la calotte glaciaire en voie de disparition, la détresse des p’tites puces qui travaillent douze heures par jour à coller des bouts de plastique sur des bébelles destinés aux Dollaramas, ne fait pas le poids.

Pablo et sa soeur travaillent dans une décharge à ciel ouvert.  






































































                               
Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale contre le travail des enfants.
Et si on prenait le temps d’y penser?
D’en parler?
De protester?

lundi 17 décembre 2012

Ce serait formidable si Renaud-Bray invitait Philippe Béha à créer une œuvre pour une de ses librairies

Niamh Sharkey's Christmas Window from Childrens Books Ireland on Vimeo.
 
Un libraire en Irlande a eu une très chouette idée : inviter une illustratrice jeunesse renommée à créer une œuvre originale pour décorer sa vitrine de Noël.

Cette initiative originale a eu plusieurs bénéfices :
1-      Belle visibilité pour l’artiste, ses livres et la littérature jeunesse.
2-      Des enfants ont eu le plaisir de travailler avec une artiste renommée pour faire une vitrine (les jeunes ont peint les étoiles…).
3-      Permettre au public et aux passants de voir une artiste à l’œuvre.
4-      Rendre l’art plus accessible.
5-      Excellente promotion pour la librairie, car l’initiative a suscité une bonne couverture médiatique.

Pour se faire pardonner son récent faux pas, ce serait bien si la librairie Renaud-Bray invitait Philippe Béha a créer une œuvre dans la vitrine d’une de ses librairies...

mardi 14 février 2012

Changer le monde...cette titanesque extravagance


Carte de Saint-Valentin: Ian Falconer.

Dans la foulée du terrible tsunami de 2004, alors que la planète entière s’est mobilisée pour aider les pays touchés, j’ai écrit un album sur un bébé survivant du tsunami.

À l’époque, j’avais proposé à l’éditeur de s’associer avec une ONG québécoise qui faisait de l’aide humanitaire, afin d’offrir mes droits d’auteur (bien modestes, j’en conviens) pour les victimes du tsunami. Le but n’était pas de ramasser des sommes énormes, mais plutôt de retenir encore un peu l’attention du public sur cette catastrophe qui sombrait dans l’oubli. Quelques tentatives ont été faites, des contacts ont été pris, mais ça n’a pas fonctionné, pour diverses raisons.

En cette Saint-Valentin, voilà que Save the Children s’associe avec des illustrateurs jeunesse pour une levée de fonds pour les enfants de familles défavorisées. L’ONG a réussi à avoir la participation d’illustres illustrateurs américains, la crème de la crème, qui ont créé des cartes de Saint-Valentin.

Mon rêve? Susciter, engendrer, stimuler ou participer à ce genre de partenariat entre créateurs et humanitaires, ici même, chez nous. Nous sommes quelques auteurs à l’avoir fait chez Dominique et Compagnie, avec La Classe de madame Caroline, au profit de la Tablée populaire. Mais je voudrais le refaire.
Encore.
Et encore.
En plus gros, en plus grand et en plus visible.
Pour m’offrir le plaisir (égoïste) de donner.
Pour me donner l’illusion (toute aussi égoïste) que je participe à cette titanesque extravagance : changer le monde.

Joyeuse Saint-Valentin!

jeudi 26 janvier 2012

Tonnes de déchets : même si on ne les voit pas, ils sont là!

Faut croire que j’ai une certaine obsession pour les déchets.
J’en ai déjà parlé sur ce blogue.
J’en ai parlé dans cet album.
Et me voilà en train d’écrire un autre album autour du sujet.

J’applaudis cette photo, réalisée par Publicitaires sans frontières, pour son punch visuel, son originalité et son esthétisme.
J’aime tout autant la légende qui l’accompagne, simple mais éloquente: « Ce n’est pas parce que vous ne les voyez pas (les déchets) qu’ils ne sont pas là. »

dimanche 27 novembre 2011

Je veux aller bouquiner en Chine!

J’ai un beauf qui n’a rien d’un beauf. En fait, mon beau-frère est un immense cœur sur deux pattes, la générosité incarnée.

Mon beau-frère a su, je ne sais trop comment, que je m’intéressais aux livres. Il m’a donc envoyé cette série de photos qu'il a prises des librairies en Chine. Ma sœur et lui vivent à Guangzhou une fascinante année sabbatique. Ce qui permet à mon beau-frère d'y tenir un blogue aussi instructif que rigolo.

Super-méga-géante-librairie
Librairie de cinq étages, près d’une station de métro. Au 4e étage se trouve un magasin appelé «New Page», où les livres en anglais se vendent moins cher qu’au Canada.


Librairie ambulante
Il n’a pas froid aux yeux ce libraire à bicyclette, pour oser s’arrêter en plein milieu d’un boulevard à TROIS voies! Et il réussit à y vendre des livres! Ce doit être ça l’amour fou pour la lecture.



Apprendre la langue des gros nez
Dans l’inventaire de ce libraire ambulant, pas de Petit livre rouge mais beaucoup de livres en anglais pour les enfants. Mon beau-frère m'écrit que les parents chinois poussent beaucoup leurs enfants à apprendre l’anglais. C’est Mao qui doit se retourner dans sa tombe…



Librairie libre-service
Idéale pour lecteurs boulimiques ou insomniaques, voici la librairie libre-service, ouverte 24 heures sur 24. Pourquoi on n’en a pas au Canada?

dimanche 2 octobre 2011

Pas de Toys 'R' Us en Éthiopie

À Addis Ababa (ville d'environ trois millions d'habitants), on me dit qu'il y a pas de magasins de jouets.


Ça n'empêche pas les enfants de s'amuser.


Ces photos m'ont coûté un attroupement et 10 birrs, l'équivalent de 61 sous, des miettes pour moi, une jolie surprise pour lui. Dès que je lui ai remis l'argent, le garçon s'est sauvé en riant.

lundi 19 septembre 2011

Je ne mourrai pas borgne


Sans regarder sur Wikipédia, qui peut deviner le pays où je dormirai dans deux dodos?

Dans L’équation africaine, son roman imparfait mais frappant, Yasmina Khadra cite un marabout : «Celui qui ne voit l’Afrique qu’une seule fois dans sa vie mourra borgne. »

Je ne mourrai pas borgne.
Je retourne en Afrique.

En dépit de certains personnages caricaturaux et d’une agaçante tendance à moraliser, Khadra harponne le lecteur avec son Équation africaine. J’en ai parlé ce samedi aux Divines Tentations.

Une phrase du roman de Yasmina Khadra me revient sans cesse à l’esprit:
« En Afrique, il n’y a pas de touristes : il y a uniquement des voyeurs. »

Alors que je m’apprête à partir pour le continent africain, j’ai beaucoup d’excitation et une incommode question : comme faire pour éviter le piège du voyeurisme?

dimanche 19 juin 2011

J’ai acheté des bananes pour les rats à mon papa


C’est la fête des pères aujourd’hui et je tourne le dos aux cadeaux clichés. Donc, pas de cravate, ni de livre ou de vin. J’ai acheté à mon papa des bananes pour nourrir les rats.

Ben oui. De la nourriture pour rat. Pour sauver des vies.
Toutes les trente minutes, une personne est mutilée ou tuée par une mine dans le monde. Une ONG hollandaise, Appopo, a trouvé une façon simple, peu coûteuse et hyper efficace pour enlever les mines: les rats démineurs. Ces petits rongeurs coûtent bien moins cher que les méthodes traditionnelles de déminage tels les détecteurs de métaux ou les chiens dressés.



Hé oui, le rat est la créature idéale pour faire ce sale boulot. Son odorat très fin lui permet de détecter les mines encapsulées dans du plastique. De plus, les rongeurs sont si légers qu'ils peuvent marcher sur les mines sans les déclencher. Il faut environ cinq kilos pour faire exploser une mine et les rats pèsent trois fois moins.

En 30 minutes, un rat peut repérer des mines sur une superficie de 200 mètres carrés. Il faudrait deux jours de travail à un démineur pour faire l'équivalent.
Les rats sont domestiqués et "formés" dans une université d'agriculture en Tanzanie. Il faut environ six mois d'apprentissage pour les former à leur métier de démineur.

Pour 36$, j’ai acheté des bananes qui vont permettre de nourrir un de ces rats pendant une année. Faire un don pour un rat peut sembler bizarre. Mais quand ça peut sauver des vies… ou des bras...ou des jambes…

samedi 7 mai 2011

Mieux vaut ne pas être maman en Afghanistan…


Ma mère a eu huit enfants.
Tous en bonne santé.
Tous vivants.
Ma mère est une septuagénaire pétante de vie.
C’est qu'elle est Canadienne voyez-vous.
Et pas Afghane.
Ce qui explique tout.

Selon Save the Children, l’Afghanistan est le pire pays au monde où être mère.
En Afghanistan, une femme sur 11 meurt en donnant naissance.
Ce qui donne le taux de mortalité maternelle le plus élevé au monde.
Un record mondial.
Sale record.

Et si la mère survit, c’est peut-être son bébé qui ne survivra pas.
Car en Afghanistan, un enfant sur cinq meurt avant l'âge de cinq ans.

La fête des mères n’est pas célébrée en Afghanistan.
Évidemment.

Pour voir le classement 2011 des meilleurs et des pires pays pour les mamans (avec le Canada en position peu reluisante…), cliquez ici.

lundi 31 janvier 2011

De la beauté du serre-main

Des poignées de main, j’en ai connues de toutes les sortes durant ma semaine en Suisse romande. J’ai serré des mains molles et des mains moites. Des dures et des douces. Des collantes et des très propres. Des convaincues et des nonchalantes. Ces centaines de poignées de main que j’ai reçues et données m’ont permis un contact bref, mais direct, avec les enfants et constituaient une charmante entrée en matière.

Dès que j’arrivais dans une classe, les élèves s’avançaient vers moi à la file indienne et venait me faire le serre-main, assorti d’un « Bonjour madame! ». Certains le faisaient à la va-vite. D’autres me pompaient le bras. D’autres, les plus timides, osaient à peine me regarder quand ils marmonnaient leur « Bonjour M’dame ».

À la fin de mon animation de 90 minutes, le même manège recommençait. Les enfants repassaient tous devant moi pour me serrer la main et me dire: «Au revoir Madame!» En finale, les poignées de main qui au départ s’étaient montré timides avaient plus d’assurance, plus de chaleur.

Avec les autres auteurs de la Bataille des livres, nous nous sommes émerveillés tout au long de la tournée de la politesse et du savoir-vivre des écoliers Suisse.

Cette routine du serre-main, les élèves le font aussi avec leurs enseignants, quand ils arrivent le matin en classe et avant de repartir le soir. Ce rituel de salutation, qui pour certains auraient un charme suranné (les « cool » et autres « Yo man!") m’a réjoui.

Les bénéfices de cette formule de politesse me semblent évidents. Quand l’enfant serre la main de sa maîtresse en la regardant dans les yeux et qu’il devra refaire le même geste en fin de journée, il a peut-être moins envie de chahuter ou de faire le polisson.

Tiens, j’aimerais bien voir quelqu’un lancer un mouvement pour instaurer le serre-main ici dans nos écoles.

lundi 24 janvier 2011

Gaine de glace


Il fait moins froid à Genève qu’au Canada.
N’empêche.
Figés dans leurs gaines de glace, les arbres qui longent le lac Léman semblent persécutés par l’Hiver.

Photo prise par la sympathique Martine Latulippe, l’autre Canadienne (quel accent chantant…) qui participe à la Bataille des livres.

mardi 11 janvier 2011

Comment faire revenir les sourires qui se sont perdus?


« Pays magnifique devient
Terre brisée
Tous les sourires se perdent.»

En peu de mots, il dit beaucoup ce poème d’Annie Hum, 12 ans, qui habite Camp Perrin, en Haïti.
Poème parmi d'autres qui éclairent le magnifique album Haïti mon pays, publié aux éditions de la Bagnole.

Il y a un an, la terre a tremblé en Haïti.
Tant de morts, tant de souffrances et tant de larmes.
Suivi de tant d’empathie, tant de bonne volonté et tant de dons.
Mais.
Mais.
Ça ne suffit pas.
Et la question persiste, lancinante.
Comment rebâtir ce pays si détruit?
Comment faire revenir les sourires qui se sont perdus?

jeudi 11 novembre 2010

Sentinelles de la mort


C’est que voyez-vous, la « bouteille » jaune avait l’air d’un jouet et brillait comme de l’or au soleil. Et quand on est un petit Ahmad curieux, champion de l’équipe de foot du village, on ramasse la «bouteille» jaune. Et quand la «bouteille» explose, arrachant le pied et la jambe du garçon, on comprend que le petit Ahmad ne jouera plus jamais au soccer.

Dans une histoire d’une simplicité admirable et d’une grande puissance, Angèle Delaunois raconte les ravages causées par ces «sentinelles de la mort»: les bombes à sous-munitions.
Largué par un avion ou tiré par l’artillerie, la bombe à sous-munitions (cluster bomb) est une sorte de conteneur qui s’ouvre et disperse des sous-munitions (de petites bombes). Le drame, c’est que de 5 à 30% des sous-munitions n’explosent pas à l’impact.
Imaginez la suite.
Imaginez les milliers de petits Ahmad jetés dans la ronde infernale de l’amputation/réhabilitation.

Par un mélange saisissant de photos, de dessins, d’aquarelles et de collages, l’illustratrice de La petite bouteille jaune, Christine Delezenne, réussit à suggérer l’horreur sans toutefois être trop explicite.

Angèle Delaunois étant une écrivaine formidablement engagée, une partie des droits d’auteur sera versée à Handicap International, qui lutte pour la suppression des bombes à sous-munitions, travaille au déminage dans les pays touchés et apporte du soutien aux milliers de civils touchés.

Je parlerai samedi matin de cet album publié aux éditions de l'Isatis, à l’émission les Divines Tentations de Radio-Canada.

Y’a pas que le Jour du Souvenir pour se rappeler que la guerre, c’est une sale affaire. On peut protester contre les « sentinelles de la mort », en cliquant/signant ici.

dimanche 7 novembre 2010

Une fille de 12 ans n’est pas une femme…



Quelle inventivité dans ce dessin animé!
Suffit de quelques coups de crayon, d’un trait qui s’étire ou qui rapetisse pour que l’on passe de l’espoir au désespoir.
J’aime la façon dont le mot éducation éloigne la fillette des griffes noires du proxénète…
Dire qu’il suffit de quelques années de plus (qu’on la marie à 18 ans plutôt qu’à 12 ans…) pour faire une énorme différence...

Pour un portrait encore plus global et voir d'autres fabuleuses vidéos, cliquez ici.