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mercredi 26 juin 2019

Quand les petits de maternelle se mobilisent et manifestent... y'a de l'espoir!


La planète brûle, mais gardons espoir, les petits de maternelle se mobilisent! Récemment, les élèves de maternelle de la classe de Mme Céline, à l’école Fernand-Séguin de Montréal ont lu Manchots au chaud, publié aux éditions de l'Isatis.


Sensibilisés à la pollution dans l’océan, les élèves ont créé des manchots avec de la laine récupérée et des berlingots de lait tirés du recyclage. Chacun y allait de son imagination, sans modèle. 


Au même moment, les élèves ont appris que des grands du secondaire organisaient une manifestation pour l’environnement. Ces enfants, âgés de 5 ou 6 ans, ont donc créé des pancartes avec divers slogans :
Arrêtez la pollution!
Arrêtez de couper des arbres!
Arrêtez de jeter des déchets dans l’eau!



Brandissant leurs pancartes, les 14 petits ont fait le tour de chaque classe de l’école. Ces élèves de maternelle ont ensuite marché jusqu’à l’écocentre de leur quartier, toujours en exhibant leurs pancartes. Certains automobilistes ont klaxonné leur approbation et quelques passants ont pris le temps de féliciter les enfants.


À l’écocentre, les élèves ont reçu des bravos pour leur engagement, en plus de deux bacs de compost pour leur classe. 

Dans les mots de l’enseignante, Mme Céline : « Par cette activité, nous avons travaillé toutes les compétences de la maternelle : mener à terme un projet, trier, classer, écrire et diffuser des messages significatifs en écriture spontanée. Les enfants se sont entraidés, ont interagi de façon harmonieuse avec les autres et ont affirmé leur personnalité. Ils ont écrit, découpé, marché et joué. Ils étaient fiers d’eux. »

jeudi 20 juin 2019

100 bonshommes de neige en juin!


Je sais, je sais, c’est juin et personne ne veut penser à l'hiver. Mais cette création collective est trop jolie pour ne pas la montrer. Le bonhomme de neige en Batman est craquant! À faire fondre de rire...


Bravo et merci aux élèves de la classe de Mme Caroline, de l’école Pierre Elliot Trudeau, pour cette œuvre d’art inspirée de mon album 100 bonshommes de neige.


mercredi 12 juin 2019

Recette pour fabriquer des chocolats qui pétillent...




Les chocolats qui pétillent font bien rire les enfants. Andrée-Michelle Lafontaine l’a bien compris. Cette enseignante de l’école de la Traversée a lu Les cacahouettes de Babette avec ses élèves de 1ère année. Bien que le titre traite de cacahouettes, les chocolats pétillants sont au cœur de ce coquin roman.


Pour créer un souvenir inoubliable autour de cette lecture, l’enseignante a préparé des chocolats qui pétillent pour ses élèves. Voici sa recette, tellement simple que des enfants de maternelle pourront la faire les doigts… dans la bouche!

Recette pour fabriquer des chocolats qui pétillent
  •          Mettre 2 à 3 pastilles de chocolat dans des moules peu profonds.
  •          Faire fondre au micro-ondes pour 40-45 secondes.
  •          Saupoudrer ensuite de cristaux pétillants (Pop rocks)
  •          Mettre au congélateur 20 à 30 minutes.
  •          Démouler et servir à vos cocos!
  •          Savourer les éclats de rire et l’étonnement de vos élèves!


Achats:

  •          Pastilles chez Bulk Barn
  •          Cristaux de sucre chez Bulk Barn
  •          Moules chez Michaels ou Bulk Barn



lundi 22 avril 2019

De si beaux manchots!!!


En ce Jour de la Terre, je lève mon chapeau à la créativité des élèves de 1ère et de 2e année de l'école Du Châtelet, qui ont créé de si beaux manchots.

N'est-ce pas qu'il faut du talent pour transformer des restants de laine et du carton déchiqueté en oeuvre d'art?!

Avant ma visite dans leurs classes, les enseignants avaient lu à leurs élèves mon album Manchots au chaud, inspiré d'une catastrophe environnementale survenue il y a quelques années en Nouvelle-Zélande. Les élèves comprenaient donc très bien les ravages que peut faire une marée noire. 





Merci à Mme Dominique, Mme Manon et M. Samuel qui ne ménagent pas leur énergie pour donner le goût de lire aux jeunes et qui les inspirent à créer aussi bellement après leurs lectures...


mercredi 31 octobre 2018

Profiter d’une lecture divertissante sur le hockey pour discuter de courage, de ténacité et de résilience….

Classe de Mme Kathy, école D'Iberville (Rive-Sud de Montréal)

Après avoir lu Ce n’est pas comme ça qu’on joue au hockey, les élèves de la classe de Mme Kathy ont créé leurs propres masques de hockey. Pour continuer la discussion et approfondir le thème du courage, l’enseignante a fait des liens entre le célèbre gardien de but Jacques Plante et les personnages de deux autres albums lus en classe : Dépareillés de Marie-Francine Hébert et Rosa Parks, de Lisbeth Kaiser. 

La fiche pédagogique sur l’album documentaire au sujet de Jacques Plante propose diverses activités: 

  • écriture: imaginer une lettre écrite par le célèbre gardien de but
  • communication orale: présentation 3-2-1
  • discussions en lien avec l’éthique: préjugés et résilience
  • arts plastiques: création d'un masque de hockey
  • l’Histoire avec le grand H : le masque à travers les âges.
Pour télécharger la fiche, cliquer ici.


mercredi 23 mai 2018

Des bobettes épinglées au tableau de classe


Imaginez que vous êtes un élève qui revient en classe après le dîner et que vous trouvez des bobettes accrochées au plafond. Et des bobettes sur les murs de la classe… et même sur quelques bureaux. Oui, oui, des bobettes… épinglées au tableau de classe!

C’est exactement ce qui est arrivé récemment aux élèves de 3e et 4e année de la classe de Marie Gadbois, de l’école Bois-Joli/Sacré-Cœur à Saint-Hyacinthe.

Voici ce qui s’est passé ce jour-là. Devant la stupéfaction et les rires de ses élèves à la vue des bobettes accrochées partout dans la classe, Mme Marie fait l’innocente et leur dit que c’est peut-être le directeur qui leur a joué un tour. « J’ai utilisé les bobettes comme déclencheur afin de susciter la curiosité des élèves, déclencher des fous rires et ainsi les placer dans un état de plaisir immédiat », explique-t-elle. 



L’enseignante et ses élèves discutent du mystère cocasse des bobettes en classe, lorsqu’ils sont interrompus par l’enseignante de musique qui vient leur livrer un album intitulé Une cachette pour les bobettes. 

De nouveau, Mme Marie fait semblant d’être surprise. « J'ai lu le livre aux élèves et j'ai fait comme si je ne connaissais pas du tout l'histoire. Les élèves ont pris grand plaisir à décortiquer chaque page et ils avaient vraiment de bonnes réflexions afin que MOI je comprenne bien l'histoire », explique l’enseignante. 

« À la fin du livre, j’ai caché les pages de garde et j'ai questionné mes élèves afin de savoir qui avait replacé les bobettes dans le sac de Jacob. Ce n'est que par la suite que j'ai présenté les pages de garde où on voit l'enseignante intervenir. Les élèves étaient très surpris et ils ont alors fait le lien que c'était moi qui avais placé les bobettes dans notre classe. C’était un beau moment qui restera assurément gravé dans leur mémoire pour longtemps!», ajoute Mme Marie. 

Aussi auteure jeunesse à ses heures, Marie Gadbois a concocté un scénario rigolo et original pour donner la piqûre de la lecture à ses élèves. Comme le dit si bien l’auteure Mem Fox : « La passion pour la lecture est créée par les étincelles émotives entre un enfant, un livre et la personne qui lit. » Merci Mme Marie de créer d’aussi belles étincelles! 

vendredi 2 mars 2018

Fermez les yeux pour mieux savourer ce chocolat qui pétille et mieux entendre le sucre faire pop pop pop…

                                                                                        Photo: N. MacMillan
En plus de fabuleuses rencontres avec nos lecteurs, les salons du livre nous offrent parfois de joyeuses surprises. À preuve, voyez les chocolats que j’ai reçus hier, dans mon stand aux éditions La Bagnole. Ce sont des chocolats qui pétillent, qu’on déguste en fermant les yeux, pour mieux entendre les pop pop pop du sucre dans la bouche. 


Ces chocolats ont été très gentiment confectionnés par une enseignante qui crée des activités originales et rigolotes pour donner le goût de lire à ces élèves. Pour découvrir les initiatives de Jacynthe Aubut, de l’école Madeleine-de-Roybon, à Kingston, cliquer ici ou ici.

Ces chocolats pétillants sont inspirés des aventures de Babette dans mon roman Les Cacahouettes de Babette.

Pour la recette toute simple sur comment faire des chocolats qui pétillent, cliquer ici.

jeudi 2 novembre 2017

Oui, oui, les livres peuvent stimuler – et très joliment! – l’empathie chez les enfants


La lecture développe l’empathie chez les jeunes. De nombreuses études l’ont démontré. 
J’en ai reçu récemment un exemple éloquent. J’ai été émerveillée de voir comment des enfants de 9 ou 10 ans peuvent se mettre dans la peau de l’autre et démontrer leur compassion avec beaucoup d’élan et de sincérité. Dans les classes de 3e/4e année de Janelle Desrochers et Janie Tremblay-Vachon à l’école St-Étienne (Montréal), les élèves ont lu Y’a pas de place chez nous. Cet album raconte l’histoire de deux jeunes frères qui fuient leur pays en guerre et cherchent une terre d’adoption où vivre en paix. Mais partout on les repousse, on les ignore ou on les craint.

Après cette lecture, les élèves de St-Étienne ont écrit des lettres aux deux frères. Des lettres candides, remplies de délicatesse et d’empathie. Des lettres habitées par un tel élan de solidarité qu’on en frissonne d’une joie admirative. Chaque lettre commence avec la même phrase : Y’a de la place chez nous. Puis les mots des enfants se font accueillants, réconfortants : « Viens chez nous pour faire pousser des fleurs, tu pourras t’amuser dans la neige, tu auras un lit avec un bon matelas, tu pourras adopter un chien ou un chat…


Quelques extraits des lettres des élèves:

Cher Tarek,
Il y a de la place chez nous. Ici, tu pourras t’amuser à aller jouer dans la neige, mais quand c’est l’hiver. Tu peux faire ton jardin pour pousser des fleurs et même faire le plus grand des jardins au monde. Tu pourrais acheter un chien ou un chat. Mais bon, tu décides ce que tu fais. J’ai vraiment envie que tu te divertisses chez nous et j’ai hâte que tu viennes.  Est-ce que tu aimes les jeux gonflables? Ici, il y en a.
Dylan.

Cher Tarek,
Il y a de la place chez nous.  Ici, il y a de la nourriture variée à manger. Après, tu pourras prendre ta douche. Il y a un lit moelleux qui t’attend.  Après, tu pourras te reposer sur le divan et regarder un peu de télé. Tu pourras aller jouer dehors pour te faire de nouveaux amis. Tu pourras acheter du nouveau linge propre à ton choix.
Noélie.

Cher Tarek,
Tu vas aimer le Canada. C’est amusant ici. Il y a beaucoup de choses à faire. On prendra soin de toi et de ton frère. Des fois, il y aura des carnavals.
À bientôt,
Olivier.

Dessin de Ivy
Cher Tarek,
Il y a de la place chez nous. Ici au Canada, tu pourras jouer, danser et t’amuser. Tu ne seras plus triste. Vous serez toujours contents ton frère et toi. Si tu n’as pas ta maison, quelqu’un va t’offrir un chalet. Si tu ne parles pas français, quelqu’un pourra t’apprendre ou bien moi-même.
Salma.

Cher Tarek,
Il y a de place chez nous. Au Canada, il y a plein de maisons. Comme ça tu pourras te laver avec une douche. Si tu as envie, tu peux aller aux toilettes. Pour te reposer de ton long voyage en bateau, tu peux aller dormir. Tu peux aussi aller à l’école pour te faire des amis et tu pourras jouer avec eux sur la cour d’école. J’espère que tu vas bien t’amuser avec tes nouveaux amis et que tu vas aimer ton nouveau pays.
Au revoir.
Félix.
 

vendredi 2 juin 2017

Des élèves inventent de nouvelles poutines, dans un projet qui intègre lecture, mathématiques, communication, arts et TIC…

La poutine gagnante, d'après le vote des élèves! 
Inventer une nouvelle sorte de poutine! Voilà le défi que Sébastien Bourgault a donné à ses élèves de 5e/6 e année, après la lecture de mon roman La plus grosse poutine du monde. Pour ce projet de classe, les élèves de l’école St-Louis-de-France, à Lévis, avaient reçu la consigne suivante : prendre les ingrédients de base de la poutine et y rajouter deux ingrédients spéciaux. 

En équipe de quatre, les élèves devaient aussi calculer le coût de la facture pour servir 30 portions. Ils devaient ensuite concevoir une affiche afin de convaincre, par une courte présentation orale, les élèves de la classe de voter pour leur création. 






Résultat? Des créations culinaires originales, étonnantes, mais qui font saliver!


« Les élèves ont adoré le projet. Leur plus grand défi était l’élément mathématique, où ils devaient calculer le prix et les quantités pour les 30 portions », a fait remarquer Sébastien Bourgault.  

Cet épatant projet multidisciplinaire intègre la lecture, les mathématiques, la communication orale et les TIC, car les élèves ont travaillé l’art numérique en utilisant le logiciel Pic Collage pour créer leur affiche. Bravo aux élèves pour ces affiches drôles et accrocheuses!


La poutine Viande Froide a remporté le vote populaire. Grâce à une commandite d’une épicerie locale, les élèves ont pu recréer la fameuse poutine et la servir le midi, lors d’un dîner partage avec les enseignants.   
Enseignants et élèves se régalent de la poutine gagnante! 
Belle initiative multidisciplinaire, imaginée par un prof audacieux qui n’a pas peur de sortir des sentiers battus, comme il l’a d’ailleurs montré l’an dernier en trouvant une façon originale et stimulante d’amener ses élèves à écrire des lettres. Bravo Sébastien Bourgault!

Ça vous donne faim???

lundi 22 mai 2017

Un projet d’art très original pour former les écocitoyens de demain

Les élèves de 2e année devant leur création
Ce qui frappe, dans la création des élèves, c’est qu’ils ont su très efficacement capter la vulnérabilité des manchots. Que disent ces petits palmipèdes qui luttent pour leur survie après un déversement de pétrole? Voici les déclarations émouvantes et perspicaces, imaginées par des élèves de 7 et 8 ans : 
  • Les manchots posent des questions troublantes : Pourquoi l’océan est noir? 
  • Les manchots lancent des appels à l’aide : Au secours! À l’aide!
  • Les manchots offrent leur témoignage plaintif : Je suis malade.
  • Les manchots expriment leur souhait le plus simple : Nous voulons un océan propre.
  • Les manchots donnent un ordre que personne n’écoute : Arrêtez de polluer. 

Intitulée Continent de plastique, cette création a été réalisée par des élèves de 2e année, de l’école Madeleine-de-Roybon, à Kingston, à l’occasion de la Journée de la Terre. Inspirés par leur lecture de l’album Manchots au chaud, les enfants se sont mis dans la peau des manchots et ont imaginé ce que les oiseaux mazoutés diraient s’ils pouvaient parler.

Les élèves ont d’abord travaillé en tandem pour trouver des idées, puis leur enseignante, Jacynthe Aubut, les a guidés dans une discussion en groupe pour établir la liste des expressions qui seraient sélectionnées pour l’exposition.

Les élèves ont fabriqué leurs manchots avec du carton noir et des bouts de laine de couleur. Pour comprendre la raison des chandails des manchots, il faut lire le fait vécu ou l’album inspiré par cette catastrophe environnementale...

Une fois les manchots confectionnés, les enfants les ont ensuite collés sur de petits contenants de plastique repêchés dans le bac de recyclage de la classe. Les manchots ont été placés sur du tissu bleu (l’océan) et entourés de globes terrestres en papier mâché, fabriqués par les membres du club écolo. 

Pour un maximum de visibilité, l’exposition a été installée dans le hall d’entrée de l'école et a suscité beaucoup de commentaires, autant des élèves que des enseignants.

Jacynthe Aubut estime que ce projet a vraiment sensibilisé ses élèves à la pollution des océans. «Lorsqu'on fait des rappels, surtout visuels, sur comment la pollution peut affecter les animaux, les enfants deviennent plus conscientisés », affirme-t-elle.

Ce projet original, habilement piloté par une enseignante engagée, a permis aux élèves d’être créatifs et d’exprimer un message important par le biais de l’art. Superbe activité pour former les écocitoyens de demain!
Quand l'art stimule la créativité et sert à sensibiliser...

vendredi 5 mai 2017

Une activité toute simple pour amener les élèves à cultiver la gratitude

  

Il y a des enseignants qui ont vraiment beaucoup d’imagination pour trouver des façons originales d’exploiter les albums avec leurs élèves. En voici un exemple simple, superbe et porteur de fabuleuses leçons de vie.

Lucie Leblanc, enseignante de 2e année à l’école aux Quatre-vents, de Drummondville, lit avec ses élèves l’album Une cachette pour les bobettes. Dans cette histoire racontée par quatre narrateurs, une phrase revient systématiquement chez chaque personnage: « Ma journée a mal commencé, mais s’est bien terminée. »


L’enseignante invite donc les élèves à écrire et dessiner deux situations qui illustrent ces deux extrêmes : un moment difficile de leur journée, suivi d’un moment heureux de leur journée. Ils ont assemblé leurs créations pour en faire un livre. 

J’ai reproduit ici quelques-unes des créations des élèves, dans toute leur candeur. Dans ces petits tableaux de vie, on trouve du loufoque et du tragique.  Comment ne pas sourire en lisant la confession du petit garçon qui a mal commencé sa journée en pétant dans la face de son papa? Comment ne pas ressentir un petit pincement devant le dessin de cette petite fille dont le chat meurt noyé, ou cette autre qui se trouve confrontée à l’exclusion et à l’une des cruelles réalités de la petite enfance : « elle ne veut pas jouer avec moi »…


 Ce qui m’a le plus séduite dans cette activité imaginée par une enseignante créative, c’est son potentiel « thérapeutique », car elle permet aux enfants de s’exprimer, en mots et en images, sur leurs peurs et leurs déceptions, leurs colères ou frustrations.  L’activité permet aux élèves de raconter pourquoi leur journée a mal commencé (ça fait du bien de parler de sa peine ou de « sortir le mauvais »…), mais les invite ensuite à réfléchir à ce qu’il y a de positif dans leur vie. (Exemple : J’ai perdu mon chat, mais j’ai encore mon chien…)  

Quelle belle façon de les amener à cultiver la gratitude, une attitude qui pourra leur servir toute leur vie. Moult études en psychologie ont d’ailleurs démontré que la gratitude (savoir apprécier les côtés positifs de la vie…) est une des clés du bien-être et de la santé émotionnelle.


 Bravo Mme Lucie Leblanc! Votre splendide activité pédagogique me donne envie d’imiter vos élèves. Je m’en vais dessiner, moi aussi, comment ma journée a mal commencé… mais surtout, comment elle s’est bien terminée.


lundi 17 avril 2017

Comment fabuleusement préparer des élèves à une visite d’auteure : l’école aux Quatre-Vents est un modèle à suivre

Illustrations créées par deux élèves de 5e année
L’école aux Quatre-Vents de Drummondville porte bien son nom. Il y souffle un vent vigoureux, un vent fougueux en faveur de cet objet millénaire qu’on appelle un livre. 

Le vent vivifiant qui circule dans cette école est porté par une équipe d’enseignants fabuleusement passionnés et formidablement engagés. J’en été témoin la semaine dernière, lors de mes trois jours d’animation dans cet établissement où il fait bon apprendre. Si le MEES organisait un concours sur Comment préparer des élèves une visite d’auteure, l’école aux Quatre-Vents remporterait la palme, haut la main.

Voici donc l’imposante liste de leurs réalisations, dans le cadre de ma visite :

- Chacune des 19 classes de l’école, de la maternelle à la sixième année, avait lu pas un, mais plusieurs (plusieurs!) de mes livres. En rencontre avec l’auteure, ça donne des élèves enthousiastes, allumés, qui participe, ont des opinions et des commentaires. Élèves bien préparés = intérêt décuplé.

- Plusieurs classes sont arrivées à la rencontre avec des questions pour l’auteure, des questions soigneusement écrites sur des bouts de papier, ce qui n’a pas empêché les élèves d’avoir aussi des tonnes de questions spontanées. 

- Des élèves de première année ont créé des livres collectifs, format accordéon, à la manière d’Andrée Poulin.

Livres collectifs en format accordéon, créés par les 1ère années
- Dans le corridor de l’école, un mur de beaux mots tirés de mes livres.

Murs de beaux mots cueillis au fil des lectures....
Les classes de 5e année ont lu La plus grosse poutine du monde et ont fait ensuite une recherche sur des records. Les résultats rigolos ont été affichés dans le corridor.

D'autres records Guinness trouvés par les élèves de 5e année
Les élèves d'ne classe de 5e année ont interrompu la lecture de l'histoire de la poutine pour écrire leur propre chapitre...

Une classe de maternelle, après avoir lu Les mots-amis, a créé un lexique d’autres mots-amis. 
Même en maternelle, les enfants connaissent bien les mots liés à la politesse...
- Les élèves de maternelle ont aussi dessiné des pages couverture à partir de mon album Mon papa ne pue pas.
Les élèves de maternelle créent leur propre page couverture.
- Une enseignante avait créé une présentation PowerPoint sur mes différents livres, présentation qu’elle a fait circuler auprès de ses collègues avant ma venue à son école.

- Dans la bibliothèque scolaire où je donnais mes animations, tous mes livres étaient exposés sur les rayons, afin d’inciter les élèves à aller un pas plus loin et emprunter les livres de l’auteure rencontrée. 
Petit souvenir craquant que j'ai reçu d'une élève de 1ère année
En cette époque étrange, où les enfants passent d'innombrables heures par jour devant des écrans, j’ai vu à l’école aux Quatre-Vents des centaines d'élèves, des classes entières, toute une école, s’emballer, s’exciter et se passionner pour des livres. Comme tableau, c’est merveilleusement revigorant.