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mercredi 31 octobre 2018

Profiter d’une lecture divertissante sur le hockey pour discuter de courage, de ténacité et de résilience….

Classe de Mme Kathy, école D'Iberville (Rive-Sud de Montréal)

Après avoir lu Ce n’est pas comme ça qu’on joue au hockey, les élèves de la classe de Mme Kathy ont créé leurs propres masques de hockey. Pour continuer la discussion et approfondir le thème du courage, l’enseignante a fait des liens entre le célèbre gardien de but Jacques Plante et les personnages de deux autres albums lus en classe : Dépareillés de Marie-Francine Hébert et Rosa Parks, de Lisbeth Kaiser. 

La fiche pédagogique sur l’album documentaire au sujet de Jacques Plante propose diverses activités: 

  • écriture: imaginer une lettre écrite par le célèbre gardien de but
  • communication orale: présentation 3-2-1
  • discussions en lien avec l’éthique: préjugés et résilience
  • arts plastiques: création d'un masque de hockey
  • l’Histoire avec le grand H : le masque à travers les âges.
Pour télécharger la fiche, cliquer ici.


mercredi 23 mai 2018

Des bobettes épinglées au tableau de classe


Imaginez que vous êtes un élève qui revient en classe après le dîner et que vous trouvez des bobettes accrochées au plafond. Et des bobettes sur les murs de la classe… et même sur quelques bureaux. Oui, oui, des bobettes… épinglées au tableau de classe!

C’est exactement ce qui est arrivé récemment aux élèves de 3e et 4e année de la classe de Marie Gadbois, de l’école Bois-Joli/Sacré-Cœur à Saint-Hyacinthe.

Voici ce qui s’est passé ce jour-là. Devant la stupéfaction et les rires de ses élèves à la vue des bobettes accrochées partout dans la classe, Mme Marie fait l’innocente et leur dit que c’est peut-être le directeur qui leur a joué un tour. « J’ai utilisé les bobettes comme déclencheur afin de susciter la curiosité des élèves, déclencher des fous rires et ainsi les placer dans un état de plaisir immédiat », explique-t-elle. 



L’enseignante et ses élèves discutent du mystère cocasse des bobettes en classe, lorsqu’ils sont interrompus par l’enseignante de musique qui vient leur livrer un album intitulé Une cachette pour les bobettes. 

De nouveau, Mme Marie fait semblant d’être surprise. « J'ai lu le livre aux élèves et j'ai fait comme si je ne connaissais pas du tout l'histoire. Les élèves ont pris grand plaisir à décortiquer chaque page et ils avaient vraiment de bonnes réflexions afin que MOI je comprenne bien l'histoire », explique l’enseignante. 

« À la fin du livre, j’ai caché les pages de garde et j'ai questionné mes élèves afin de savoir qui avait replacé les bobettes dans le sac de Jacob. Ce n'est que par la suite que j'ai présenté les pages de garde où on voit l'enseignante intervenir. Les élèves étaient très surpris et ils ont alors fait le lien que c'était moi qui avais placé les bobettes dans notre classe. C’était un beau moment qui restera assurément gravé dans leur mémoire pour longtemps!», ajoute Mme Marie. 

Aussi auteure jeunesse à ses heures, Marie Gadbois a concocté un scénario rigolo et original pour donner la piqûre de la lecture à ses élèves. Comme le dit si bien l’auteure Mem Fox : « La passion pour la lecture est créée par les étincelles émotives entre un enfant, un livre et la personne qui lit. » Merci Mme Marie de créer d’aussi belles étincelles! 

vendredi 2 mars 2018

Fermez les yeux pour mieux savourer ce chocolat qui pétille et mieux entendre le sucre faire pop pop pop…

                                                                                        Photo: N. MacMillan
En plus de fabuleuses rencontres avec nos lecteurs, les salons du livre nous offrent parfois de joyeuses surprises. À preuve, voyez les chocolats que j’ai reçus hier, dans mon stand aux éditions La Bagnole. Ce sont des chocolats qui pétillent, qu’on déguste en fermant les yeux, pour mieux entendre les pop pop pop du sucre dans la bouche. 


Ces chocolats ont été très gentiment confectionnés par une enseignante qui crée des activités originales et rigolotes pour donner le goût de lire à ces élèves. Pour découvrir les initiatives de Jacynthe Aubut, de l’école Madeleine-de-Roybon, à Kingston, cliquer ici ou ici.

Ces chocolats pétillants sont inspirés des aventures de Babette dans mon roman Les Cacahouettes de Babette.

Pour la recette toute simple sur comment faire des chocolats qui pétillent, cliquer ici.

jeudi 2 novembre 2017

Oui, oui, les livres peuvent stimuler – et très joliment! – l’empathie chez les enfants


La lecture développe l’empathie chez les jeunes. De nombreuses études l’ont démontré. 
J’en ai reçu récemment un exemple éloquent. J’ai été émerveillée de voir comment des enfants de 9 ou 10 ans peuvent se mettre dans la peau de l’autre et démontrer leur compassion avec beaucoup d’élan et de sincérité. Dans les classes de 3e/4e année de Janelle Desrochers et Janie Tremblay-Vachon à l’école St-Étienne (Montréal), les élèves ont lu Y’a pas de place chez nous. Cet album raconte l’histoire de deux jeunes frères qui fuient leur pays en guerre et cherchent une terre d’adoption où vivre en paix. Mais partout on les repousse, on les ignore ou on les craint.

Après cette lecture, les élèves de St-Étienne ont écrit des lettres aux deux frères. Des lettres candides, remplies de délicatesse et d’empathie. Des lettres habitées par un tel élan de solidarité qu’on en frissonne d’une joie admirative. Chaque lettre commence avec la même phrase : Y’a de la place chez nous. Puis les mots des enfants se font accueillants, réconfortants : « Viens chez nous pour faire pousser des fleurs, tu pourras t’amuser dans la neige, tu auras un lit avec un bon matelas, tu pourras adopter un chien ou un chat…


Quelques extraits des lettres des élèves:

Cher Tarek,
Il y a de la place chez nous. Ici, tu pourras t’amuser à aller jouer dans la neige, mais quand c’est l’hiver. Tu peux faire ton jardin pour pousser des fleurs et même faire le plus grand des jardins au monde. Tu pourrais acheter un chien ou un chat. Mais bon, tu décides ce que tu fais. J’ai vraiment envie que tu te divertisses chez nous et j’ai hâte que tu viennes.  Est-ce que tu aimes les jeux gonflables? Ici, il y en a.
Dylan.

Cher Tarek,
Il y a de la place chez nous.  Ici, il y a de la nourriture variée à manger. Après, tu pourras prendre ta douche. Il y a un lit moelleux qui t’attend.  Après, tu pourras te reposer sur le divan et regarder un peu de télé. Tu pourras aller jouer dehors pour te faire de nouveaux amis. Tu pourras acheter du nouveau linge propre à ton choix.
Noélie.

Cher Tarek,
Tu vas aimer le Canada. C’est amusant ici. Il y a beaucoup de choses à faire. On prendra soin de toi et de ton frère. Des fois, il y aura des carnavals.
À bientôt,
Olivier.

Dessin de Ivy
Cher Tarek,
Il y a de la place chez nous. Ici au Canada, tu pourras jouer, danser et t’amuser. Tu ne seras plus triste. Vous serez toujours contents ton frère et toi. Si tu n’as pas ta maison, quelqu’un va t’offrir un chalet. Si tu ne parles pas français, quelqu’un pourra t’apprendre ou bien moi-même.
Salma.

Cher Tarek,
Il y a de place chez nous. Au Canada, il y a plein de maisons. Comme ça tu pourras te laver avec une douche. Si tu as envie, tu peux aller aux toilettes. Pour te reposer de ton long voyage en bateau, tu peux aller dormir. Tu peux aussi aller à l’école pour te faire des amis et tu pourras jouer avec eux sur la cour d’école. J’espère que tu vas bien t’amuser avec tes nouveaux amis et que tu vas aimer ton nouveau pays.
Au revoir.
Félix.
 

vendredi 2 juin 2017

Des élèves inventent de nouvelles poutines, dans un projet qui intègre lecture, mathématiques, communication, arts et TIC…

La poutine gagnante, d'après le vote des élèves! 
Inventer une nouvelle sorte de poutine! Voilà le défi que Sébastien Bourgault a donné à ses élèves de 5e/6 e année, après la lecture de mon roman La plus grosse poutine du monde. Pour ce projet de classe, les élèves de l’école St-Louis-de-France, à Lévis, avaient reçu la consigne suivante : prendre les ingrédients de base de la poutine et y rajouter deux ingrédients spéciaux. 

En équipe de quatre, les élèves devaient aussi calculer le coût de la facture pour servir 30 portions. Ils devaient ensuite concevoir une affiche afin de convaincre, par une courte présentation orale, les élèves de la classe de voter pour leur création. 






Résultat? Des créations culinaires originales, étonnantes, mais qui font saliver!


« Les élèves ont adoré le projet. Leur plus grand défi était l’élément mathématique, où ils devaient calculer le prix et les quantités pour les 30 portions », a fait remarquer Sébastien Bourgault.  

Cet épatant projet multidisciplinaire intègre la lecture, les mathématiques, la communication orale et les TIC, car les élèves ont travaillé l’art numérique en utilisant le logiciel Pic Collage pour créer leur affiche. Bravo aux élèves pour ces affiches drôles et accrocheuses!


La poutine Viande Froide a remporté le vote populaire. Grâce à une commandite d’une épicerie locale, les élèves ont pu recréer la fameuse poutine et la servir le midi, lors d’un dîner partage avec les enseignants.   
Enseignants et élèves se régalent de la poutine gagnante! 
Belle initiative multidisciplinaire, imaginée par un prof audacieux qui n’a pas peur de sortir des sentiers battus, comme il l’a d’ailleurs montré l’an dernier en trouvant une façon originale et stimulante d’amener ses élèves à écrire des lettres. Bravo Sébastien Bourgault!

Ça vous donne faim???

lundi 22 mai 2017

Un projet d’art très original pour former les écocitoyens de demain

Les élèves de 2e année devant leur création
Ce qui frappe, dans la création des élèves, c’est qu’ils ont su très efficacement capter la vulnérabilité des manchots. Que disent ces petits palmipèdes qui luttent pour leur survie après un déversement de pétrole? Voici les déclarations émouvantes et perspicaces, imaginées par des élèves de 7 et 8 ans : 
  • Les manchots posent des questions troublantes : Pourquoi l’océan est noir? 
  • Les manchots lancent des appels à l’aide : Au secours! À l’aide!
  • Les manchots offrent leur témoignage plaintif : Je suis malade.
  • Les manchots expriment leur souhait le plus simple : Nous voulons un océan propre.
  • Les manchots donnent un ordre que personne n’écoute : Arrêtez de polluer. 

Intitulée Continent de plastique, cette création a été réalisée par des élèves de 2e année, de l’école Madeleine-de-Roybon, à Kingston, à l’occasion de la Journée de la Terre. Inspirés par leur lecture de l’album Manchots au chaud, les enfants se sont mis dans la peau des manchots et ont imaginé ce que les oiseaux mazoutés diraient s’ils pouvaient parler.

Les élèves ont d’abord travaillé en tandem pour trouver des idées, puis leur enseignante, Jacynthe Aubut, les a guidés dans une discussion en groupe pour établir la liste des expressions qui seraient sélectionnées pour l’exposition.

Les élèves ont fabriqué leurs manchots avec du carton noir et des bouts de laine de couleur. Pour comprendre la raison des chandails des manchots, il faut lire le fait vécu ou l’album inspiré par cette catastrophe environnementale...

Une fois les manchots confectionnés, les enfants les ont ensuite collés sur de petits contenants de plastique repêchés dans le bac de recyclage de la classe. Les manchots ont été placés sur du tissu bleu (l’océan) et entourés de globes terrestres en papier mâché, fabriqués par les membres du club écolo. 

Pour un maximum de visibilité, l’exposition a été installée dans le hall d’entrée de l'école et a suscité beaucoup de commentaires, autant des élèves que des enseignants.

Jacynthe Aubut estime que ce projet a vraiment sensibilisé ses élèves à la pollution des océans. «Lorsqu'on fait des rappels, surtout visuels, sur comment la pollution peut affecter les animaux, les enfants deviennent plus conscientisés », affirme-t-elle.

Ce projet original, habilement piloté par une enseignante engagée, a permis aux élèves d’être créatifs et d’exprimer un message important par le biais de l’art. Superbe activité pour former les écocitoyens de demain!
Quand l'art stimule la créativité et sert à sensibiliser...

vendredi 5 mai 2017

Une activité toute simple pour amener les élèves à cultiver la gratitude

  

Il y a des enseignants qui ont vraiment beaucoup d’imagination pour trouver des façons originales d’exploiter les albums avec leurs élèves. En voici un exemple simple, superbe et porteur de fabuleuses leçons de vie.

Lucie Leblanc, enseignante de 2e année à l’école aux Quatre-vents, de Drummondville, lit avec ses élèves l’album Une cachette pour les bobettes. Dans cette histoire racontée par quatre narrateurs, une phrase revient systématiquement chez chaque personnage: « Ma journée a mal commencé, mais s’est bien terminée. »


L’enseignante invite donc les élèves à écrire et dessiner deux situations qui illustrent ces deux extrêmes : un moment difficile de leur journée, suivi d’un moment heureux de leur journée. Ils ont assemblé leurs créations pour en faire un livre. 

J’ai reproduit ici quelques-unes des créations des élèves, dans toute leur candeur. Dans ces petits tableaux de vie, on trouve du loufoque et du tragique.  Comment ne pas sourire en lisant la confession du petit garçon qui a mal commencé sa journée en pétant dans la face de son papa? Comment ne pas ressentir un petit pincement devant le dessin de cette petite fille dont le chat meurt noyé, ou cette autre qui se trouve confrontée à l’exclusion et à l’une des cruelles réalités de la petite enfance : « elle ne veut pas jouer avec moi »…


 Ce qui m’a le plus séduite dans cette activité imaginée par une enseignante créative, c’est son potentiel « thérapeutique », car elle permet aux enfants de s’exprimer, en mots et en images, sur leurs peurs et leurs déceptions, leurs colères ou frustrations.  L’activité permet aux élèves de raconter pourquoi leur journée a mal commencé (ça fait du bien de parler de sa peine ou de « sortir le mauvais »…), mais les invite ensuite à réfléchir à ce qu’il y a de positif dans leur vie. (Exemple : J’ai perdu mon chat, mais j’ai encore mon chien…)  

Quelle belle façon de les amener à cultiver la gratitude, une attitude qui pourra leur servir toute leur vie. Moult études en psychologie ont d’ailleurs démontré que la gratitude (savoir apprécier les côtés positifs de la vie…) est une des clés du bien-être et de la santé émotionnelle.


 Bravo Mme Lucie Leblanc! Votre splendide activité pédagogique me donne envie d’imiter vos élèves. Je m’en vais dessiner, moi aussi, comment ma journée a mal commencé… mais surtout, comment elle s’est bien terminée.


lundi 17 avril 2017

Comment fabuleusement préparer des élèves à une visite d’auteure : l’école aux Quatre-Vents est un modèle à suivre

Illustrations créées par deux élèves de 5e année
L’école aux Quatre-Vents de Drummondville porte bien son nom. Il y souffle un vent vigoureux, un vent fougueux en faveur de cet objet millénaire qu’on appelle un livre. 

Le vent vivifiant qui circule dans cette école est porté par une équipe d’enseignants fabuleusement passionnés et formidablement engagés. J’en été témoin la semaine dernière, lors de mes trois jours d’animation dans cet établissement où il fait bon apprendre. Si le MEES organisait un concours sur Comment préparer des élèves une visite d’auteure, l’école aux Quatre-Vents remporterait la palme, haut la main.

Voici donc l’imposante liste de leurs réalisations, dans le cadre de ma visite :

- Chacune des 19 classes de l’école, de la maternelle à la sixième année, avait lu pas un, mais plusieurs (plusieurs!) de mes livres. En rencontre avec l’auteure, ça donne des élèves enthousiastes, allumés, qui participe, ont des opinions et des commentaires. Élèves bien préparés = intérêt décuplé.

- Plusieurs classes sont arrivées à la rencontre avec des questions pour l’auteure, des questions soigneusement écrites sur des bouts de papier, ce qui n’a pas empêché les élèves d’avoir aussi des tonnes de questions spontanées. 

- Des élèves de première année ont créé des livres collectifs, format accordéon, à la manière d’Andrée Poulin.

Livres collectifs en format accordéon, créés par les 1ère années
- Dans le corridor de l’école, un mur de beaux mots tirés de mes livres.

Murs de beaux mots cueillis au fil des lectures....
Les classes de 5e année ont lu La plus grosse poutine du monde et ont fait ensuite une recherche sur des records. Les résultats rigolos ont été affichés dans le corridor.

D'autres records Guinness trouvés par les élèves de 5e année
Les élèves d'ne classe de 5e année ont interrompu la lecture de l'histoire de la poutine pour écrire leur propre chapitre...

Une classe de maternelle, après avoir lu Les mots-amis, a créé un lexique d’autres mots-amis. 
Même en maternelle, les enfants connaissent bien les mots liés à la politesse...
- Les élèves de maternelle ont aussi dessiné des pages couverture à partir de mon album Mon papa ne pue pas.
Les élèves de maternelle créent leur propre page couverture.
- Une enseignante avait créé une présentation PowerPoint sur mes différents livres, présentation qu’elle a fait circuler auprès de ses collègues avant ma venue à son école.

- Dans la bibliothèque scolaire où je donnais mes animations, tous mes livres étaient exposés sur les rayons, afin d’inciter les élèves à aller un pas plus loin et emprunter les livres de l’auteure rencontrée. 
Petit souvenir craquant que j'ai reçu d'une élève de 1ère année
En cette époque étrange, où les enfants passent d'innombrables heures par jour devant des écrans, j’ai vu à l’école aux Quatre-Vents des centaines d'élèves, des classes entières, toute une école, s’emballer, s’exciter et se passionner pour des livres. Comme tableau, c’est merveilleusement revigorant.

mardi 7 mars 2017

Pour les enseignants : une conférence pour générer des coups de foudre de lecture chez vos élèves


Oui, oui, je sais, il faut vraiment être un enseignant passionné, dévoué, engagé et zélé pour aller suivre une formation par un beau samedi de mars, alors que le printemps frappe à nos portes et que la sève s’agite joyeusement dans les érables.

Mais il y en a des profs passionnés, dévoués, engagés et zélés qui sont prêts à travailler un samedi matin, car le Centre de diffusion et de formation en didactique du français (CDFD) de l’Université de Montréal offre régulièrement des formations le samedi et il y a preneurs!

Justement, j’en donne une de ces conférences, pas plus tard que le samedi 25 mars prochain, en matinée. Vous me demandez, chers enseignants déjà débordés, essoufflés ou surmenés, pourquoi venir à une conférence, en un samedi matin printanier, alors que vous pourriez flâner au lit, dévorer un bon roman, faire du ménage (vraiment?) ou méditer en regardant les écureuils batifoler dans la sloche?

Donc, pourquoi venir à ma conférence? Je pourrais vous donner 36 raisons, mais optons pour la concision. Voilà 6 simples raisons :

1-     Parce que je vais vous présenter non pas de la théorie, mais du concret, des activités diversifiées et amusantes pour titiller le goût de lire chez vos élèves. Parce que vous repartirez avec la tête remplie d’idées et (je l’espère) avec l’envie de générer des coups de foudre de lecture dans votre classe.
2-     Parce que vous aurez droit à quelques primeurs, car je vous présenterai des extraits de mon ouvrage didactique à paraître en avril chez Chenelière Éducation  : L’album jeunesse, un trésor à exploiter.
3-     Parce que si la littérature jeunesse ou la création vous intéresse, je vous amène dans l’arrière-cuisine d’une écrivaine, en vous racontant tout ce que vous avez toujours voulu savoir, mais n’avez jamais osé demander sur les bonheurs, défis et frustrations d’une auteure jeunesse.
4-     Parce que mes conférences sont hautement interactives et que cela vous permettra de donner vos opinions, ainsi que de vous enrichir en écoutant les idées et expériences de vos collègues.
5-     Parce qu’en plus d'apprendre, on va s'amuser. On va même rire un peu. Je suis loin d’être une humoriste mais j’ai tout de même quelques histoires comiques à raconter au sujet de l’édition et du merveilleux monde de la littérature jeunesse. J’ai même quelques bloopers (ratage et gaffes…) à vous montrer…
6-     Parce qu’il y aura des cadeaux! Je ferai tirer quelques-uns de mes albums et romans, des affiches et une copie de mon ouvrage didactique sur l'album. 

Il reste encore quelques places pour cette conférence, qui se donnera le 25 mars de  9 h à 12 h, au pavillon Marie-Victorin de l’Université de Montréal.
Public cible : enseignants du préscolaire et de tous les cycles du primaire, orthopédagogues, conseillers pédagogiques, bibliothécaires, documentalistes et bien sûr, les étudiants.
Tarif : 42 $ (taxes comprises). 
Pour vous inscrire, cliquer ici.   
Au plaisir de vous y voir!

dimanche 18 décembre 2016

Rien de plus beau qu'un prof qui écrit pour motiver ses élèves à écrire

Classe de Sébastien Bourgault, école Saint-Louis-de-France
On ne le dira jamais assez, il y a des enseignants passionnés et engagés, qui font des activités originales et stimulantes avec leurs élèves. À preuve, Sébastien Bourgault, enseignant à l’école Saint-Louis-De-France, à Lévis. Avec ses élèves de 5-6e année, il a lu La plus grosse poutine du monde. Ce roman se termine sur une fin ouverte. Et l’enseignant a demandé à ses élèves d’imaginer la suite. Jusque-là, rien de très novateur, me direz-vous. Mais là où Sébastien Bourgault a fait montre d’initiative, c’est qu’il a lui-même plongé dans les eaux exigeantes de la création, pour ensuite mieux y entraîner ses élèves.

L’enseignant s’est donc mis dans la peau du personnage principal, un garçon de 14 ans, et il a rédigé une lettre de Thomas à sa mère. Sa lettre, tout à fait dans le ton du roman, ramène les principaux éléments de l'intrigue et les caractéristiques des personnages. Les élèves avaient pour consigne d’écriture de rédiger à leur tour une lettre qui serait la réponse de la mère.


Ce que je trouve formidable, dans cette activité d’écriture, c’est que l’enseignant devait se mettre dans la peau de l’ado, tandis que ses élèves devaient se mettre dans la peau de la mère. Rien de mieux que de chausser les godasses de l’autre pour mieux le comprendre.

Mais ce qui m’enchante encore plus ici, c’est de voir l’enseignant se mouiller, écrire, créer, suer sur un texte et le présenter ensuite à sa classe. C’est de voir l’enseignant faire lui-même ce qu’il demande à ses élèves de faire. Voilà la modélisation à son meilleur. Comme pratique pédagogique, on peut difficilement demander mieux, tel que l’indique cet article sur comment un enseignant peut aider ses élèves à mieux écrire.   

Pour la classe de Sébastien Bourgault, les résultats ont été plus que satisfaisants. Tous les élèves de la classe ont rédigé une lettre et d’après l’enseignant, « ils ont adoré » cet exercice. Les élèves ont ensuite voté pour leurs textes préférés, deux lettres drôles et touchantes. Voyez ci-dessous la lettre rédigée par l’enseignant, suivie des lettres écrites par Justin Demers et Amy Roy.


Lettre de Thomas à sa mère, rédigée par l'enseignant, Sébastien Bourgault 
Bonjour maman,
Devrais-je plutôt dire bonjour madame. En réalité, je ne t’ai pas vu depuis 9 ans et je ne t’ai connu que durant mes cinq premières années de vie. Malheureusement, nous ne nous connaissons plus vraiment. Tant pis, j’ai décidé de t’écrire ce matin, car j’aimerais passer à autre chose.

Les idées se bousculent dans ma tête, j’ai le goût de te dire mille et une choses et je ne sais pas trop par où commencer.  Allons-y par priorités, mes questions et des nouvelles de moi.
As-tu vu ma photo dans l’Écho de l’Estrie? L’as-tu vue dans le livre des Records Guinness?
Penses-tu revenir à la maison un jour? Je crois bien que papa aussi aimerait te revoir.
Travailles-tu? As-tu des animaux de compagnie? Que fais-tu de tes journées?
Ouf, je pourrais continuer encore comme ça pendant 9 pages, une par année écoulée depuis ta disparition.

De mon côté, je vais plutôt bien. Si tu as répondu non à mes deux premières questions, imagine-toi que je viens de battre le record de la plus grosse poutine du monde. Te souviens-tu, j’aimais beaucoup celle que tu me préparais quand j’étais petit. Ce projet m’a aidé à me rapprocher de toi. J’ai réalisé cet immense défi avec mon meilleur ami Sam et une fille qui vient d’arriver en ville. Elle s’appelle Éliane Ladouceur, mais elle préfère Élie. Elle est très spéciale cette Élie, j’en apprends à tous les jours sur elle et j’aimerais que cela continue. Penses-tu que je suis trop jeune pour qu’elle devienne ma blonde? 

Papa continue son projet bateau. J’aimerais qu’il me consacre plus de temps. C’est aussi pour cela que je souhaite avoir de tes nouvelles.

J’espère que tu prendras le temps de me répondre. Disons que tes petits mots à mon anniversaire ne m’en disent pas trop sur toi.

Ton Thomas qui t’aime et qui pense à toi!
xxx…


Lettre rédigée par Amy Roy, 6e année, école St-Louis-de-France

Bonjour Thomas,
Appelle-moi maman, je sais qu’on ne s’est pas vu depuis quelques années, mais je reste ta mère pour toujours! Je suis tellement contente d’avoir reçu ta lettre aujourd’hui.

Pour répondre à tes questions, oui j’ai vu ta photo dans l’Écho de l’Estrie en feuilletant le journal. Je suis extrêmement fière de toi Thomas! 

Malheureusement, je n’ai pas vu ta photo dans le livre des records Guinness.
Je pensais revenir le jour de tes 14 ans, mais ton père ne m’a jamais pardonné d’être partie. Je ne crois pas qu’il serait content de me revoir.

Concernant le travail, non je n’ai pas de travail, mais des fois j’aide les bénévoles et je gagne 150 dollars. J’ai un perroquet bleu et blanc qui s’appelle Bouboule, je l’ai acheté peu après mon départ et c’est une femelle. Je crois qu’elle va bientôt avoir des bébés car un jour un joli perroquet vert est venu retrouver ma belle Bouboule et depuis, ils ne se quittent plus d’une semelle. Pour ta dernière question, je passe mes journées à aider les bénévoles, m’occuper de Bouboule et lire un bon roman d’aventures et de suspenses.

Moi aussi je vais te donner un peu de mes nouvelles. Je vais super bien et je suis heureuse de savoir que toi aussi et je m’en souviens que tu aimais beaucoup ma super poutine. Concernant cette Élie, elle a l’air d’être vraiment gentille et je ne crois pas que tu es trop jeune pour sortir avec  elle car je crois plutôt qu’elle est faite pour toi.

Ton père, même s’il ne te consacre presque jamais du temps, il n’est pas un mauvais père et il t’aime très fort Thomas.

Ta maman qui t’aime aussi et qui regrette d’être partie.
Xxx


Lettre rédigée par Justin Demers, 6e année, école St-Louis-de-France

Bonjour Thomas,
Je sais que je suis partie depuis neuf ans, mais j’ai fait ça pour que tu n’aies pas honte de moi. Mon fils, les cinq premières années que je t’ai connu ont été les cinq meilleures années de ma vie.

Maintenant mon cher Thomas, je vais répondre à tes questions. Oui j’ai vu ta belle photo dans l’Écho de l’Estrie et bravo pour ta poutine de 650 kilos, je suis très fière de toi. Mais je n’ai pas vu ta photo dans le record Guinness, car je n’ai pas le temps de le regarder parce que j’ai un travail maintenant. Je travaille comme couturière et je fais des merveilles autant pour les vêtements de filles que ceux de gars. 

Je vais peut-être revenir à la maison avec Spoutnick quand je serai prête. Si tu me poses la question, Spoutnick c’est mon lézard c’est un gecko léopard. 

Pour Élie, si tu la trouves belle, va lui demander, je pense que tu es assez vieux pour avoir une blonde. 

Pour Jean, ton père, tu pourrais l’aider avec son bateau, je suis sûre qu’il va adorer ça ou tu peux lui dire que tu veux passer plus de temps avec lui.

Moi je me suis acheté un petit appartement et je n’ai pas de problème là-bas. J’ai arrêté de boire, cela a été dur, mais à cause de cela je me sens mieux. J’ai recommencé ma vie avec mon petit lézard jaune et noir.

Une dernière petite chose, je me suis trouvée une passion : c’est la cuisine et ma spécialité c’est la poutine que tu aimais tant.
Ta maman qui t’aime
xxx.

mardi 14 juin 2016

Rencontre dramatique entre deux personnages! Des élèves écrivent une suite à "La plus grosse poutine du monde"

Les élèves de 5e année de l’école Notre-Dame des Monts à Canmore, en Alberta ont lu et étudié mon roman La plus grosse poutine du monde. Après cette lecture du roman, chaque élève a composé le premier chapitre de la suite du roman. Bravo aux élèves de Mme Pascale Nadon, pour leur inventivité et créativité! Voici deux échantillons de leurs créations.

Félix Clément
Voyage à Montréal, de Félix Clément 

Je mets la dernière paire de bas dans mon sac et…
-Fini.
Mon sac est bien rempli et très lourd. Je l'amène à l'arrière de l'auto, je m'assois en avant. Mon père a l'air anxieux.

- Ça va?

- Ouin, j'ai pas trop dormi.

Je sais qu'il ment. Il est vraiment un mauvais menteur.

- Est-ce que tu vas rester? Silence.

- J’sais pas.

- J'me demande si je vais être capable de rester les deux semaines. Je ne sais pas ce que je vais faire là, mais je ne vais pas trop m'exciter.

Samuel me texte.


J'éteins mon téléphone. Nous arrivons sur le Pont Champlain. Ça fait 50 minutes que nous sommes sur la route.  25 minutes plus tard, on arrive dans un petit quartier très pauvre. On se stationne devant une petite maison mal entretenue. Le gazon est long. Il y a beaucoup de feuilles par terre. J’arrive devant la porte. Je me sens étourdi, je tremble de partout et j’ai mal au cœur. Mon doigt tremblant pousse sur la sonnette. J'entends des pas qui viennent vers nous et tout à coup elle ouvre la porte. JE LA VOIS. Ses yeux, ses cheveux, sa figure. Je vois TOUT.

                                                                    **************
Peter Gosse

Catastrophe, de Peter Gosse

Le mardi suivant, Thomas va visiter sa mère pour la première fois. Son père y va aussi. Je veux que Samuel et Elie viennent avec nous, dit Thomas. NON! répond son père. Juste moi et toi. La semaine est trop longue.

Un beau mercredi, Thomas saute dans l’auto et son père commence à conduire.

Rendu là, on cogne à la porte. Les lumières son allumées. Je cogne à la porte, mais personne ne répond. Alors je donne un coup de pied sur la porte et la porte tombe. Pis là, on voit ma mère, morte, avec un livre des records Guinness ouvert à ma page. 

lundi 13 juin 2016

Pour réveiller vos papilles gustatives : un concours de poutine!

Un concours de la meilleure poutine, ça semble rigolo non? Et ce l’est! Tout à fait!  Comme l’a démontré une classe de 5e année de l’école Notre-Dame des Monts à Canmore, en Alberta. Les élèves ont lu mon roman La plus grosse poutine du monde et ont ensuite organisé un concours de la meilleure poutine, où ils devaient inventer une recette de poutine. Ils devaient aussi trouver un nom original et rédiger une description pour leur poutine nouvellement concoctée. Les créations culinaires ont été ensuite soumises à un jury chargé de déterminer la poutine gagnante.
Bravo aux élèves de Mme Pascale Nadon, pour leur inventivité et créativité! Ils me donnent faim!!!!

Voici les créations et les créateurs 
La poutine gagnante!  La poutine express  
Avec de la viande fumée maison, des saucisses poêlées, du bœuf haché assaisonné d’un mélange d’épices secrètes et du porc effiloché, cette poutine réveillera vos papilles gustatives. Si vous êtes un amateur de viande, la poutine express est faite pour vous!

Cauchemar végétarien
Aucun végétarien ne voudrait goûter à cette poutine faite avec des frites dorées parsemées de bacon croustillant, de deux sortes de pepperoni, de poulet et de jambon.

Poutine tabanero
Une poutine à la sauce piquante avec du fromage 100% canadien et des frites dorées. Ingrédients spéciaux: Piment habanero en poudre, boeuf haché, flocons de chili et tabasco.

Île de la poutine
Île de la poutine est une poutine qui est faite à partir de patates pilées biologiques crémeuses et délicieuses recouvertes de saucisses, d’une sauce secrète faite maison, sans oublier les frites et le fromage en grains. Les saucisses fumées donnent un goût exceptionnel à la poutine.