mardi 5 janvier 2010

Transformer les déchets en jouets



Le Gigueux, créé par une élève de l'école de l’Île d’Orléans

J’ai un côté frugal que je cultive comme je peux. À chaque année, je réalise à quel point je la trouve accablante, l’incontournable obligation de Noël, cette détestable course aux cadeaux. Et à quel point je trouve déprimante la surconsommation, qui est le corollaire inévitable de ce sprint aux bébelles.

Pour cette raison, j’adore le concours, à la fois modeste et ambitieux, organisé depuis près de deux décennies par Oxfam Québec et sa division jeunesse, le Club 2/3, qui mène un fabuleux travail de sensibilisation au développement.

L’idée est simple mais formidable: fabriquer un jouet à partir de matériaux récupérés. Se triturer les méninges pour transformer un bout de tissu, un morceau de carton, un fragment de métal… en un jeu.

Faire du neuf avec du vieux m’a toujours attiré. Ce geste me semble à la fois créateur et porteur. J’en ai d’ailleurs fait le thème de cet album.


Super Wouff, créé par deux élèves de l'école de la Baie-Saint-François

La beauté de ce concours de jouets, c’est qu’il permet aux jeunes de 6 à 19 ans d’aiguiser leur imagination, de développer leur inventivité autrement qu’avec un Ipod Touch ou une console Wii… Ça leur fait découvrir les 6R. Et avec un peu de chance, ça stimule leur conscience environnementale. Ce n’est pas rien.

La cerise sur le sundae? Cette exposition gratuite, joliment intitulée Déchets d’œuvres. Suffit de se rendre au Biôdome pour y admirer plus d’une centaine de jouets fabriqués par des jeunes du Canada, du Bénin, du Burkina Faso, du Paraguay, du Pérou, du Nicaragua et du Vietnam. Jusqu’au 7 mars 2010.

Ceux qui ne peuvent se rendre sur place peuvent admirer virtuellement les jouets conçus par les gagnants, d’un clic ici.

dimanche 3 janvier 2010

Irrésistible et monstrueuse pieuvre


Je l’avoue, sans fausse honte, j’adore le début de l’année, justement parce qu’on peut y prendre de bonnes résolutions. J’aime que le possible s’ouvre devant moi, vierge, pétri d’espoir, bourré de potentiel inexploré...

Étant l’une de celle qui joue (et se bataille) constamment avec les mots, qui confronte sans cesse la page blanche (symbole ultime de l’éternel recommencement), je ne peux faire autrement qu’aimer tourner une nouvelle page. Je me plais dans l’excitation des nouveaux départs, dans la joie des débuts ardents... J’aime penser que je peux encore changer, me réformer, m’améliorer, me bonifier, me dépasser… Je ne vois pas les résolutions comme un boulet mais comme un cerf-volant qui me tire vers le haut…

Voici donc mes résolutions pour 2010. Je les étale sur la place publique, sans fausse pudeur.
Et je vous donne la permission de me relancer, dans deux jours, deux semaines ou deux mois.
- Pis, tes résolutions? Les tiens-tu?

Résolutions pour 2010 :
- Rire plus souvent.
- Manger du chocolat moins souvent.
- Accélérer mon rythme d’écriture pour mieux progresser dans mes manuscrits entamés.
- Ralentir mon rythme de croisière pour mieux jouir des petites choses de la vie.

Et la dernière résolution, celle qui sera la plus douloureuse, la plus difficile, la plus corsée. Mieux résister au chant de sirène du Web, me dégager davantage, plus souvent et plus longtemps de son emprise tentaculaire. De sa chaîne sans fin de liens envoûtants.



Pour une travailleuse autonome de mon espèce, qui passe la journée devant l’ordinateur, la Toile peut facilement se transformer en fléau. Comme des millions d’autres l’ont constaté avant moi : l’Internet peut facilement devenir l’ennemi de la productivité.

Saviez-vous que si l’on vérifie son courriel à chaque cinq minute, ça veut dire 24 000 fois par année?

Et 24 000 fois par année, ça équivaut sans doute à 5 ou 6 chapitres d’un roman. Pour m’amuser (ou me fortifier dans ma résolution) j’ai inscris dans Google les mots suivants: «time wasted on the internet». Il y a 1 630 000 pages sur le sujet. Je ne suis donc pas la seule à me battre avec cette irrésistible et monstrueuse pieuvre…

Le Web, pour moi, ça devrait être comme le Pinot ou le Godiva. Bon en modération. Maudite modération.

Voilà. Je vous ai révélé mes défauts et mes aspirations.
Et les vôtres, vos résolutions?

vendredi 1 janvier 2010

La corde à linge magique


Illustration de Marion Arbona, tirée de La corde à linge magique. Mon prochain album à paraître en février 2010.

C’est l’histoire d’un petit garçon qui, chaque matin, trouve une surprise sur la corde à linge.
Et la surprise a été pensée selon ses goûts et désirs.
Le gamin est convaincu que sa corde à linge est magique.
Il s’agit bien de magie, mais pas de celle qu’il s’imagine.
Il s’agit de la magie de l’Amour.
De la magie comme celle-là, je vous en souhaite à profusion, en 2010.

Merci à vous tous qui venez faire un tour sur ce blogue.
Je ne sais pas qui vous êtes, mais je sais que vous êtes là.
Et c’est un bien beau cadeau.