
Le Gigueux, créé par une élève de l'école de l’Île d’Orléans
J’ai un côté frugal que je cultive comme je peux. À chaque année, je réalise à quel point je la trouve accablante, l’incontournable obligation de Noël, cette détestable course aux cadeaux. Et à quel point je trouve déprimante la surconsommation, qui est le corollaire inévitable de ce sprint aux bébelles.
Pour cette raison, j’adore le concours, à la fois modeste et ambitieux, organisé depuis près de deux décennies par Oxfam Québec et sa division jeunesse, le Club 2/3, qui mène un fabuleux travail de sensibilisation au développement.
L’idée est simple mais formidable: fabriquer un jouet à partir de matériaux récupérés. Se triturer les méninges pour transformer un bout de tissu, un morceau de carton, un fragment de métal… en un jeu.
Faire du neuf avec du vieux m’a toujours attiré. Ce geste me semble à la fois créateur et porteur. J’en ai d’ailleurs fait le thème de cet album.

Super Wouff, créé par deux élèves de l'école de la Baie-Saint-François
La beauté de ce concours de jouets, c’est qu’il permet aux jeunes de 6 à 19 ans d’aiguiser leur imagination, de développer leur inventivité autrement qu’avec un Ipod Touch ou une console Wii… Ça leur fait découvrir les 6R. Et avec un peu de chance, ça stimule leur conscience environnementale. Ce n’est pas rien.
La cerise sur le sundae? Cette exposition gratuite, joliment intitulée Déchets d’œuvres. Suffit de se rendre au Biôdome pour y admirer plus d’une centaine de jouets fabriqués par des jeunes du Canada, du Bénin, du Burkina Faso, du Paraguay, du Pérou, du Nicaragua et du Vietnam. Jusqu’au 7 mars 2010.
Ceux qui ne peuvent se rendre sur place peuvent admirer virtuellement les jouets conçus par les gagnants, d’un clic ici.


