mercredi 13 novembre 2013

Le père Noël ne sait pas dire non




Les enfants, voyez-vous, aiment les contrastes.
C’est pourquoi j’ai eu envie de leur donner deux personnages joyeusement contrastés.

Alors à ma droite, M’sieurs Dames, j’ai le plaisir de vous présenter (tadam!) le père Noël qui ne sait pas dire non.
(Les cyniques diront qu’il est trop mollasson.  Les idéalistes diront qu’il est simplement bon. En tout cas, mon père Noël, il a beaucoup, beaucoup, beaucoup de difficulté à… dire non.)

À ma gauche, M’sieurs Dames, j’ai le plaisir de vous présenter (tadam) : le chef Lutin, le plus grand bougon-grognon-ronchon du Pôle Nord.

Contraste, contraste, je vous dis, ça accroche l’attention des petits.

Donc, le gros bonhomme rouge trop gentil et le petit bonhomme vert trop maussade vont devoir travailler harmonieusement et efficacement ensemble, pour la célèbre Livraison des Cadeaux.
Cette rigolote discordance donnera lieu à quelques aventures/mésaventures.

En ce 24 décembre pas comme les autres, notre bon papa Noël débarque au zoo, en quête de volontaires pour l’aider à apporter les étrennes aux enfants gentils et même aux enfants pas trop gentils aussi (souvenez-vous, ce père Noël est un peu/beaucoup bonasse…)

Or, ce zoo est peuplé d’animaux joyeusement zélés et un peu excités sur les bords...
S’il n’y avait que le macaque gourmand…


Mais il y a aussi les flamands au nez fourré partout…



 Sans compter la girafe gaffeuse…

Puisque nous sommes la nuit de Noël, tout ce beau monde sera témoin d’une naissance.

Et ce pauvre père Noël sera confronté à un dilemme cornélien:
saura-t-il, pourra-t-il, osera-t-il, voudra-t-il dire non? 

 
Dans cet album, il y a des tonnes de flocons de neige, de la joie, quelques surprises,  des moments où (j’espère) le lecteur poussera des ah! d’attendrissement et, cerise sur le gâteau aux fruits,  il y a aussi pas mal de drôleries, grâce au trait humoristique et alerte de l’illustrateur Jean Morin. 

Bref, à moins d’être comme le chef Lutin (bougon-grognon-ronchon), vous trouverez dans ce livre amplement matière à vous mettre dans l’atmosphère de fêtes. 

Dernier tadam: cet album, publié aux Éditions de la Bagnole (sous la joyeuse et judicieuse gouverne de l'éditrice Jennifer Tremblay) est maintenant en librairie.



vendredi 8 novembre 2013

Écouter Lire le Monde





Vous prenez des classes aux quatre coins de la planète.  Vous leur donnez à toutes le même livre  à lire. Puis vous les branchez sur le web, où ils partagent leurs impressions  pendant et après la lecture du livre.  Ça donne quoi?  Ça donne une initiative fabuleuse, rassembleuse, gratuite, à la fine pointe et ouverte sur les autres.  Ça donne un projet au nom enchanteur :   Écouter Lire le Monde.

Grâce à cette initiative menée par une équipe de bénévoles et d’ardents passeurs de livres,  des enfants de différentes cultures et de différents horizons sont réunis dans un club de lecture virtuel, un magnifique cercle de lecture à la grandeur de la planète.  Tout ça grâce à la magie du web mode 2.0 qui fait sauter les frontières.

Le but du projet est simple : stimuler les échanges et le goût de lire chez les jeunes, en leur permettant d’échanger leurs idées et opinions avec des enfants d’ailleurs. Car comme le souligne la vivifiante devise du projet : PLUS ON EST DE FOUS, PLUS ON LIT!

Inspiré d’une initiative conçue par une enseignante du Wisconsin,  le Global Read Aloud Project,  le projet Écouter Lire le Monde a connu une première édition modeste en 2011 : une quarantaine de classes de partout dans le monde.  Pour la deuxième édition,  200 classes ont participé.  Et la troisième édition, qui commence la semaine prochaine, rassemble plus de 350 classes et près de 8000 élèves sur 4 continents!

La liste des participants m’épate.   Il y a des écoles de partout :  Trois-Rivières,  Marseille, Jasper, Eugene (en Oregon, oui madame), Bergen (au Pays-Bas),  Vancouver,  Winnipeg,  Terrebonne, Sudbury,  Saint-Moïse,  Garges-les-Gonesse (quel nom fabuleux pour cette  banlieue de Paris) et, comble de l’exotisme,  Dembeni,  dans les iles Comores.

Grâce aux TIC,  les classes participantes utiliseront  Facebook, Skype, le Wiki, Twitter ou le simple courriel, pour s’échanger des dessins, des enregistrements audio ou vidéo, des tweets, des blogues, ou des lettres par courriel.  Selon les désirs, les intérêts et les habiletés de chacun.

Pour les enseignants qui voudraient encore s’inscrire,  faite vite, cliquer ici.    

Je suis doublement honorée, car plusieurs de mes livres ont été choisis, pour cette troisième édition de Écouter Lire le Monde. 

Les élèves de 7 à 9 ans liront Où sont passés les zippopos, un roman qui tourne autour d’une histoire d’amitié, une amitié qui dure depuis plus de 30 ans, entre un petit village de Lanaudière et un petit village du Mali.

Quant aux 7 ans et moins, ils liront quatre de mes albums, ce qui leur permettra de courir dans la jungle avec Bonobo, d’admirer les pirouettes des mouettes sur une plage en Asie, de découvrir quel est le pire endroit pour perdre son maillot de bain et de rire de l’ours qui ronfle et qui pète sous le lit de Loulou.

vendredi 1 novembre 2013

Portrait d’une petite géante, à l’énergie inlassable et à la générosité titanesque




Le canot-lecture de Caroline
 D’abord :
-          L’enseignante invite une auteure à son école, une auteure-qui-vient-de-loin, elle organise tout, les vérifications d’usage avec la bibliothécaire, l’achat des livres de l’auteure, le budget, les horaires pour neuf animations sur trois jours, les affichettes postées dans tous les corridors de l’école… ouf, ouf, ouf.
Précisons que :
-          L’enseignante n’a pas de subvention du MELS pour faire venir cette auteure-d’ailleurs, elle n’a que les sous de la Fondation de l’école,  vaillamment ramassés par les parents.
Alors :
-          L’enseignante décide d’inviter l’auteure-venue-d’ailleurs à dormir chez elle, question d’étirer son budget, d’offrir des animations à toutes les classes de l’école et même d’avoir un peu de $$$ en surplus pour acheter des livres de l’auteure. 
Ce qui fait que :
-          Elle se précipite avec son conjoint (un saint homme) pour faire le ménage, le lavage, l’époussetage,  préparer la chambre d’amis, etcétéra. Tout ça avant l’arrivée de l’auteure qui elle-même (avouons-le) n’a jamais été très zélée sur le ménage…
Tout ça alors que :
-          L’enseignante sort à peine de la gestion de l’initiative  Poètes itinérants,  où les enfants sortent des écoles pour réciter des poèmes dans un lieu public, dans le cadre du Festival international de la poésie de Trois-Rivières et qu’en plus l’enseignante a un travail de maîtrise à remettre et quatre grands enfants qui demandent encore tout de même un peu d’attention de leur maman.
Mais tout de même :
-          L’enseignante est en avance, au terminus d’autobus, à 21 h 30, un dimanche soir, pour venir chercher cette auteure-venue-d’ailleurs et l’installer dans sa maison, aussi douillette et accueillante que sa propriétaire.
Et en plus :
-          L’enseignante se lève à 5 h 30 le lendemain matin pour faire des muffins aux dates qu’elle sert chauds à l’auteure qui a ronflé jusqu’à 7 h dans sa chambre d’amis.
Mais ça ne fait que commencer :
-          Car l’enseignante se précipite à l’école pour finaliser les détails logistiques de la visite de l’auteure (on va dans la bibliothèque ou pas?) et prend quand même le temps de raconter à l’auteure  (bouche bée d’admiration) tous les projets passionnants qu’elle organise pour sa classe de maternelle.
 La perruche de Caroline
À cet égard :
-          Il existe une preuve bien concrète que cette enseignante n’a pas peur d’innover et de se renouveler, car dans sa classe se côtoient, en un joyeux désordre : un canot-lecture (fabuleuse idée!), une perruche, un robot, un bac à sable (pour les « fouilles archéologiques » qu’elle compte faire avec ses élèves de cinq ans, mais chut, ne le dites pas, c’est encore un secret) et je ne vous parle même pas des 56 autres projets qu’elle a pour ses élèves (dont ces pierres tombales qu’elle leur fait dessiner…) car on serait là toute la nuit. 
 Le robot de Caroline
Puisque :
-          L’enseignante porte son cœur sur la manche et qu’en plus, elle a une capacité d’écoute assez formidable, et que l’auteure-venue-d’ailleurs avait eu le malheur d’avouer son péché mignon (un euphémisme pour gourmandise éhontée) , l’enseignante rentre chez elle après sa journée à l’école et prépare un pouding au chocolat absolument décadent qui  cuit lentement dans la mijoteuse (merci Ricardo), que l’auteure déguste en fin de soirée, les yeux fermés pour mieux savourer. 

Le décadent pouding de Caroline
Et après tout ça :
-          L’enseignante a un dernier délice à offrir à l’auteure-venue-d’ailleurs… elle l’envoie se coucher dans la chambre d’amis avec une petite pile de livres, les albums préférés de l’enseignante, qu’elle tire de sa grande bibliothèque bien garnie.  Et l’auteure se trouve trop choyée parce que ça fait au moins 40 ans qu’elle attend que quelqu’un l’envoie se coucher avec des albums à lire.  En fait, l’auteure est si ravie qu’elle a envie d’embrasser l’enseignante,  mais ne le fait pas de peur de la gêner.
Tandis que :
-          L’auteure-venue-d’ailleurs, bien calée dans ses oreillers, se régale d’images et d’histoires, l’enseignante reste à travailler dans sa cuisine, jusqu’à minuit, afin de faire le montage d’une vidéo tournée dans la journée avec ses élèves,  un petit film à expédier à une classe à l’autre bout du Québec, pour initier un joli projet de correspondance.  Et l’auteure, qui entend d'en haut les échos lointains des voix d’enfants, se demande comment l’enseignante fait pour préserver sa passion pour les projets et garder ainsi son ardeur de petite-jeune-débutante malgré ses deux décennies en salle de classe.
D’autant plus que :
-          Le lendemain matin, l’enseignante avoue qu’elle n’a pas très bien dormi, car elle s’inquiète pour un de ses élèves qui vit des choses difficiles à la maison.
N’empêche que :
-          Voilà l’enseignante repartie pour une autre journée chargée, la voilà repartie cette petite géante, cette mini-tornade, avec son sourire si spontané, son énergie inlassable, sa sensibilité à fleur de peau et sa titanesque générosité. 
 Devinez-ce que les enfants lisent dans le canot-lecture de Caroline?
Tout ceci étant dit :
-          Il faut que je rajoute une dernière chose. Chère enseignante, chère Caroline Ricard, quand j'ai quitté l’école Jacques-Buteux, où vous rayonnez avec tant de gaieté et d’efficacité,  je n’avais qu’un seul regret : ne pas pouvoir retourner en maternelle pour m’asseoir dans votre canot et vous écouter lire des albums aux enfants.




dimanche 27 octobre 2013

Poisson-banane et tortue-cantaloupe...




Pour qui cherche à titiller son imagination, la Toile est un eldorado.
À preuve, ce concours organisé par le site Worth1000  (une image vaut mille mots…), où les participants devaient créer des plantanimaux.

Que diriez-vous d'une grenouille-fraise dans votre aquarium?



Ou d'une tortue-cantaloupe dans votre étang? 


Puisque les bébés ne poussent pas dans les choux, cette cigogne-chou sera-t-elle assez forte pour la livraison de bébés?

 

Cette photo ravit en moi la passionnée des pissenlits.  Ma fleur préférée, on l'appelle aussi dent-de-lion...


Pour voir les autres photos du concours, toutes plus spectaculaires les unes que les autres, c’est ici.