mercredi 20 mai 2015

Ne pas avoir peur de dire bravo et merci...




Quand je l’ai vu, dans la salle d’attente de l’aéroport, j’ai fait l’équivalent d’un sursaut mental: oh mon Dieu, c’est Roméo Dallaire!

Roméo Dallaire!
Roméo Dallaire, que je considère comme un héros. À l’instar de milliers de Canadiens d’ailleurs, car le général est 16e sur la liste de CBC The Greatest Canadian.

Je l’ai observé du coin de l’œil, mine de rien, avec toute la fascination et la curiosité que l’on a pour les personnages publics.

Je voulais l’aborder pour lui dire bravo et merci.
Bravo et merci M. Dallaire pour votre courage.

Bravo et merci d’avoir tenté d’arrêter le génocide rwandais en 1994.
Bravo et merci d’avoir posé sur cette tragédie la plus difficile des questions (que bien des gens ne veulent pas entendre) : « Certains humains sont-ils plus humains que d’autres? »
Bravo et merci d’avoir parlé ouvertement de votre dépression et des problèmes psychologiques des vétérans.

Bravo et merci pour votre engagement envers les enfants soldats. Votre livre  Ils se battent comme des soldats, ils meurent comme des enfants figure maintenant sur ma liste de lecture.

Il y a tant d’autres bravos et mercis que j’aurais voulais dire à Roméo Dallaire.
Mais j’ai hésité.
Peur de le déranger.
Peur de ne pas savoir trouver les mots justes.
Peur de lui rappeler de mauvais souvenirs.
Peur d’avoir l’air « groupie »…

J’ai tellement tergiversé que son téléphone cellulaire a sonné et qu’on a annoncé l’embarquement pour mon vol.

Je voulais lui dire mon admiration profonde pour son courage, mais...
J’ai manqué de courage.
Hé bien, il n’est jamais trop tard pour faire amende honorable.
Alors, bravo et merci M. Dallaire. 

jeudi 14 mai 2015

Les enfants ont voté : « La plus grosse poutine » a gagné!




Les enfants ont voté!  Yé!
La plus grosse poutine du monde a gagné le prix Tamarac 2015.  
Yé, yé, yé!
(Et me voilà à faire des stépettes jubilatoires dans le secret mon bureau...)


J’ai reçu le prix hier, dans un auditorium rempli à craquer d’enfants qui sifflaient, applaudissaient, hurlaient et brandissaient leurs pancartes. On aurait dit un spectacle rock. Hé oui, la lecture peut encore enthousiasmer les jeunes!  
(Et me voilà à faire encore des stépettes jubilatoires dans le secret mon bureau...)


Ils étaient plus de  9 000 enfants, de tous les coins de la grande région de Toronto, qui ont convergé hier vers le site enchanteur du centre Harbourfront. Ils venaient voir s’ils avaient voté judicieusement et si leur « poulain » allait remporter les prix convoités. Ils venaient pour le Festival des arbres, une grande fête bouillonnante qui célèbre les livres et les auteurs canadiens. 
La plaque honorifique et une illustration d'Alexia Bamfo (5e année), élève de l'école Patricia-Picknell (Oakville).
Organisée par l’Association des bibliothèques de l’Ontario et une poignée de bibliothécaires aussi engagées que passionnées, la Forêt de la lecture est le plus vaste programme de lecture récréative en son genre au Canada. Il compte un volet francophone et un volet anglophone, et huit catégories pour les divers groupes d’âge. Durant l’année, les jeunes lisent au moins cinq des dix œuvres en nomination. Puis, le printemps arrivé, ils votent pour leur livre préféré. 

Bravo aux autres finalistes dans ma catégorie : Annie Bacon, Emmanuelle Bergeron, Diane Carmel-Léger, Olivier Challet, René Cochaux, Nadine Descheneaux et Sophie Rondeau, André Jacob, François Gravel, Agnès Grimaud et Gilles Tibo. Pour voir les titres de leurs livres, cliquez ici.

Et maintenant, je m’en vais CÉLÉBRER!!!!!!!!!!

lundi 11 mai 2015

Le meilleur endroit pour faire du vélo, c’est sur un cachalot…



 

Vous prenez une prof allumée, des parents impliqués et des enfants inspirés et ça donne une superbe création collective. Cet album rigolo et fantaisiste est inspiré de mon album Le meilleur endroit/Le pire endroit, illustré par Philippe Béha.  Il a été créé par la classe de 1ère/2e année de Geneviève Deschênes, à l’école du Ruisseau, de Gatineau.

  

Comme l’explique l’enseignante : « La structure répétitive des phrases de cet album permettait à des petits du premier cycle de se concentrer sur les rimes. Une banque de mots a d’abord été créée avec la précieuse collaboration des parents. Chaque enfant a ensuite composé sa phrase en s’inspirant de cette banque. Les illustrations ont été faites au pastel gras avant d’être numérisées. »
 
 


Pour voir la version complète de l'album en PDF, c’est par ici.
Pour voir la version complète de l'album en format iBook, c’est par ici.

 

lundi 4 mai 2015

On n'a plus la littérature qu'on avait...




Moi, dans une classe de 1ère année, qui demande aux élèves : « C’est quoi un personnage? »
Un petit rouquin lève la main et déclare: « C’est une personne dans la télévision ou dans le iPad. »
On n’a plus la littérature qu’on avait…

lundi 27 avril 2015

Pimprenelle, qui a chaussé les mocassins de l’autre…




Elle a un nom de personnage de roman.
Elle a des gestes d’héroïne de film.
Elle s’appelle Pimprenelle.
Elle a neuf ans et des yeux qui brillent d’une lueur de vieille âme.
Quant à son cœur, Pimprenelle le porte sur sa manche.

Son histoire montre la puissance des images.
Son histoire montre le pouvoir des livres.
Son histoire montre aussi la magie de l’empathie.
L'empathie qui peut transformer le « pas beau » en beau.

Tout commence avec les photos de Paul-Antoine Pichard. Pendant plus de deux ans, ce photographe français s’est baladé en Asie, en Afrique et en Amérique latine, hantant les décharges publiques, prenant en photos ces hommes, ces femmes et ces enfants qui vivent du  recyclage. Le photographe/reporter en a rapporté des images aussi dramatique que poignantes, rassemblées dans un livre intitulé Mines d'ordures. Ce créateur engagé considère la photographie comme « la médecine de la conscience ». C'est son livre qui m'a inspiré pour rédiger Pablo trouve un trésor.


Lorsque le superbe livre de Pichard tombe entre les mains de Pimprenelle, elle regarde.
Et regarde.
Et re-regarde.
Bouleversée par ces photos saisissantes d’enfants chiffonniers, Pimprenelle passe à l’action.

Impressionnante récolte de souliers...
Avec l'aide de ses parents, la fillette monte le Projet Mines d'ordures.
En un an, Pimprenelle Langlois recueille plusieurs centaines de paires de souliers pour chausser les enfants chiffonniers.

Une partie de cette mini-montagne de chaussures partira la semaine pour le Burundi, par l’entremise de la Fondation Kira. Une autre cargaison de sandales sera apportée à Manille par des volontaires québécois de la Fondation Virlanie. Presque au même moment, d'autres espadrilles s'envoleront vers l'Inde via la fondation Jeunes musiciens du monde.
 
Pimprenelle au Salon du livre de Québec
« L’empathie, c’est marcher un kilomètre dans les mocassins d’un autre. La sympathie, c’est d’être désolé que cet autre a mal aux pieds », affirme l’écrivaine  Rebecca O’Donnell.

Lors de mon récent passage au Salon du livre de Québec, j’ai rencontré Pimprenelle.
Une petite fille souriante mais sérieuse.
Une petite fille capable de s’imaginer le quotidien d’un gamin du continent voisin.
Une petite fille qui a chaussé les mocassins de l’autre. 

Pour "changer le monde, une paire de chaussures à la fois" et pour soutenir le projet de Pimprenelle, cliquez ici.