lundi 27 juin 2011

À répéter : je ne serai jamais un grand écrivain


Catherine Mavrikakis donnait récemment un atelier au Collège Lionel-Groulx, à Montréal. Elle y a dit que tout écrivain devait accepter les deuils suivants :

• faire le deuil d'être un grand écrivain (on ne peut commencer à écrire que quand ce deuil est fait);
• faire le deuil du livre qu'on n’écrira jamais.

Merci à la très sympathique auteure, qui était présente à l’atelier de Catherine M. et qui m’a rapporté ces paroles.

6 commentaires:

  1. Pas d'accord.

    Faudra bien qu'on se fasse un gros party d'auteurs (oui, oui, avec Agnès qui est très sympathique) et on discuterait de plein de trucs du genre en détails. Pas pour refaire la littérature ou la perception qu'on en a, mais pour le plaisir (le "fun" comme dit Amin Maalouf depuis qu'il est Immortel).

    Enfin, bref, le deuil en arts, pas d'accord.

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  2. Je suis même pas écrivaine mais je braille déjà!

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  3. Camille: D'accord pour le party d'auteurs! Mais pour le deuil, je ne pense que Catherine M. voulait dire qu'écrire, c'était pas l'fun, ou douloureux comme la mort. D'après ce que j'ai compris, il faut plutôt accepter de ne pas être un écrivain génial ou écrire un chef d'oeuvre... et une fois ça accepté, on peut avoir du "fun" à écrire... Enfin... peut-être... j'sais pas.

    Dodo: braille, braille si tu veux. Ça fait du bien!

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  4. Très accrocheur comme titre. Il donne le goût de venir te contredire.

    Mais que traite-t-on de grand finalement ? C'est quoi un grand roman ? Le succès ? La quantité de personne qui l'ont lu ? La durée à travers les âges ? L'effet qu'il fait au lecteur ? Tellement difficile à mesurer.

    Je viens de lire la critique d'un jeune de 19 ans sur "La concordance des temps" d'Évelyne Lachenelière. Il crie au génie et traite le roman de chef-d'oeuvre, cette lecture l'a transformé. C'est un grand livre pour lui. Pour moi, non et pour plusieurs autres, non.

    Y a pas de gallon pour mesurer la grandeur des livres, même si on peut prendre du galon à force d'en écrire !

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  5. Bien d'accord avec Venise. Moi, c'est Stendhal que je peux pas pifer en dépit de tout le bien que tout le monde dit de lui.

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  6. Venise: Tes questions sur ce qui fait un grand roman sont si justes, si vraies et si souvent, si douloureusement posées. C'est quoi le succès pour un roman? Chaque semaine, je me répète qu'il ne faut pas essayer de le mesurer, surtout pas en termes de chiffres...


    Camille: Mon non plus, "Le rouge et le noir" ne m'a jamais titillé...

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