mercredi 4 septembre 2013

Bonobo à Bookaboo




Y’a des acteurs, des chanteurs, des athlètes, des astronautes.
Y’a un petit chien/marionnette qui est aussi une rock star.
Y’a surtout des histoires drôles, tendres, effrayantes ou enjouées, écrites par des auteurs de chez nous et racontées par des personnalités de chez nous. 

Voilà le concept de Bookaboo,  une série télévisée présentée les dimanches matins, à Radio-Canada.   
C'est une productrice britannique, Lucy Goodman, qui a eu l'idée de Bookaboo, après avoir appris que seulement « 16 % des enfants britanniques se faisaient lire une histoire à la maison ».   Au Canada, ce serait quel pourcentage?

Avec Bookaboo, Lucy Goodman s’est donné la mission suivante :

  •  Se servir de la télévision pour inciter les adultes à faire la lecture aux enfants
  •  Inciter un plus grand nombre de pères de famille à lire à leurs enfants.
  •  Inciter les familles à lire davantage ensemble.
  • Casser cette idée préconçue que le seul moment pour lire à son petit, c’est à l’heure du dodo.  Les livres, c’est bon partout et n’importe quel moment.  
  • Permettre aux adultes de découvrir à quel point lire un livre à un enfant est une expérience enrichissante sur le plan émotionnel.

En cliquant ici, vous pourrez rigoler en écoutant la chanteuse, Florence K lire mon album Qui sauvera Bonobo?
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Z’avez envie de regarder Isabelle Boulay, Annie Brocoli, France Castel, Nathalie Choquette, Véronique Dicaire, Sylvie Moreau, Julie Payette, Chantal Petitclerc, Joannie Rochette ou Pierre Verville vous lire une histoire?  C’est par ici.
La série comprend 26 épisodes originaux de 11 minutes.  
Excellent pour les enfants, leurs parents et leurs enseignants!

lundi 2 septembre 2013

Vive les "premières fois"



Les premières me stimulent et me réconfortent.
Première comme dans première fois.
Stimulante première fois, qui m’entraîne en terrain nouveau, me fait toucher l’inconnu.
Réconfortante première fois, qui me confirme que même si je n’ai plus vingt printemps depuis longtemps, la vie me réserve encore quelques délicieuses découvertes, de captivants inattendus.

Les voyages apportent inévitablement leur lot de premières fois.  En voici quelques-unes, récoltées durant mon récent périple dans les Pyrénées et en Provence.


Adieu
Première fois que mes filles vont se promener dans Paris, seules, sans parents.  Adieu l’enfance.




Ampoules
Première fois que j’ai eu des ampoules entre les orteils, pour avoir escaladé en gougounes la fabuleuse dune du Pyla.





Broyeur
Première fois que j’ai fait mes besoins dans une toilette munie d’un broyeur.  Ça fait un bruit d’enfer, comme cinquante géants qui se gourment en même temps. 




Clochettes
Première fois que je vois des chevaux avec des clochettes de vache au cou.  Ça faisait di-ling di-ling dans les montagnes,  mélodie un brin mélancolique amplifiée par l’écho.  (Vous ne voyez pas les chevaux, car ils sont trop loin dans la montagne. Mais ils étaient bien là!)


 Pêche
Première fois que j’ai mangé une pêche plate, à Montalba-le-Château.   Traitez-moi de traditionaliste mais je préfère mes pêches rondes.




Pipi
Première fois que je remarque à quel point Paris sent autant le pipi.  Partout.  Sur la butte à Montmartre.  Dans les couloirs du métro.  Même près de Notre-Dame de Paris.  C'est pas bien de faire pipi dehors...


Pissenlits
Première fois que j’ai pu admirer des pissenlits en montagne.



Soupe
Première fois que j’échappe un bout de carton (gros comme une rognure d’ongle) dans la soupe. Incapable de le retrouver… Première fois que je vois mes enfants scruter avec autant d’attention chaque cuillerée enfournée…



Générosité
Première fois que je rentre de voyage pour trouver une tête comestible sur mon comptoir de cuisine. Et un gueuleton complet au frigo.   Ma sœur et son mari sont des cœurs sur deux pattes.
 



mercredi 28 août 2013

Absurde tiraillement d’écrivain en vacances


Chaque année, j’espère que ce sera autrement.
Chaque année, c’est pareil. 
Même tiraillement absurde. 
Même faim silencieuse.
Même désir d’écrire,  diffus mais entêté, qui vient troubler la détente des vacances.   Bizarre pulsion qui stimule et dérange à la fois. 

Un personnage qui me chuchote à l’oreille. Un bout d’intrigue qui surgit au détour d’une pensée.  L’esprit qui tourne autour du manuscrit en chantier,  de la demande de bourse inachevée, des ateliers à revamper. Si je me laisse emporter par ce courant, petit filet d’eau deviendra torrent.   Et je ne veux pas ça.  Si je laisse monter en moi l’envie d’écrire,  j’aurai aussi envie que ce voyage se termine plus vite. J’aurai envie que les vacances soient finies.

Avec le tiraillement vient ce dilemme : ne pas étouffer la flamme (celle qui cherche à créer) mais ne pas l’attiser, car sinon, c’est le plaisir des vacances qui sera étouffé.   

Absurde tiraillement qui s’accompagne d’un sournois sentiment de culpabilité devant cette envie inavouable de travailler en vacances. 

Je tente de calmer ma fébrilité en griffonnant (discrètement…) dans un carnet.

Absurde tiraillement de l’écrivain en vacances : avoir envie d’écrire autant que d’avoir envie de décrocher d’écrire…


samedi 24 août 2013

Heureusement qu’il y avait une pince-monseigneur sur la plage de Biscarosse



Petite histoire où j’apprends quelques grandes leçons de vie 

Autant le sable est doux, autant le sable est traître.  Hypocrite le sable, qui avale vite et en silence ce qu’on a le malheur d’y laisser tomber.

Mais commençons par le début. Le début de cette aventure, qui a pourtant bien démarré,  c’est une balade à vélo sur la piste cyclable qui longe l’océan Atlantique, entre Biscarosse et Arcachon.  Des kilomètres et des kilomètres d’une bucolique piste dans la forêt des Landes.  Moi et ma gang (mon chum et mes deux ados), on roule en ahanant, sueur au front, gracieuseté de ce soleil d’après-midi qui, dans l’Aquitaine, aime bien nous taper sur la tête. 

Première leçon de vie : apprécier plutôt que râler
La selle trop dure, le vélo trop petit,  la chaleur agressive, la sueur qui pique les yeux… arrête de râler ma vieille.  Depuis mon arrivée dans cette douce France, trois Français, dans trois villes différentes, m’ont déclaré : « Les Français sont des grands râleurs… »  

Donc, je pédale en me répétant : ferme ta gueule et apprécie ma vieille.  Apprécie ces paysages immortalisés par Mauriac.  Apprécie ces pins des Landes, si majestueux, si élégants. Apprécie le chant strident des cigales.  Apprécie tes vacances en France. Apprécie de pouvoir pédaler en toute liberté. Apprécie le moment. Là. Maintenant.   
Apprécier plutôt que râler.  

Quinze kilomètres et une heure plus tard,  pause-Orangina à la plage Lagune de Biscarosse.  Nous verrouillons les quatre vélos avec notre seul et unique cadenas.  Et hop, on va se trainer les pieds dans le sable blanc de la plage.   


Deuxième leçon de vie : le sable est traître
Autant le sable est doux, autant le sable est traître.  Essayez de retrouver une clé de cadenas sur une plage de sable.  Essayez voir.  On cherche, on cherche, sans trouver bien sûr.  Le sable a avalé la clé. Pour toujours et jusqu'à l'éternité.

Nos quatre vélos cadenassés,  faudra-t-il marcher les 15 kilomètres jusqu’à Biscarosse? 


Troisième leçon de vie : ne partez jamais sans votre pince-monseigneur
Je demande de l’aide au quinquagénaire basané qui vend des Esquimaux dans un kiosque en bois sur la plage.  Notre clé volatilisée le fait rigoler : « Vous êtes les troisièmes à qui cela arrive cette semaine! » s’exclame-t-il.  Heureusement, il a une pince-monseigneur.  Une pince énorme, ancienne… mais efficace.



Dernière leçon de vie : mieux vaut en rire que de râler
Pendant tout ce temps perdu à chercher une clé perdue… je n’ai pas râlé.  Pas de reproche, pas d’impatience, pas de « t’aurais dû ceci » ou « pourquoi t’as pas fait cela? »
J’ai décidé que ni le traitre sable, ni le soleil agressif, ni mes muscles endoloris, ni la clé perdue n’allaient faire de moi une râleuse.
Je me suis forcée à en rire.  
Du coup, nos déboires m’ont semblé plus légers, plus faciles à supporter.

Avant même de réenfourcher nos vélos, je savais que cette mésaventure rigolote allait venir enrichir le patrimoine de nos souvenirs de famille.  Le genre d’histoire qui dans 10 ans, nous fera dire : Te souviens-tu de la pince-monseigneur sur la plage de Biscarosse?