jeudi 3 octobre 2013

Quand les enfants de cinq ans savent reconnaître un Pellan…





Auteurs du poème: Nathaniel, Béatrice et Alicia

Quand j’ai reçu le poème de ces élèves de maternelle qui parlaient de Pellan, j’ai secoué la tête, incrédule.  Ben voyons, que je me suis dit,  des enfants de maternelle qui évoquent Pellan.  La prof a dû leur souffler ça...

Non, non, je me suis trompée! Ces bouts de choux connaissent réellement Pellan.  Ils connaissent aussi Mondrian, Dallaire, Van Gogh et Arcimboldo***. Pourquoi les priverait-on de découvrir et d’apprécier des peintres sous prétexte qu’ils n’ont que cinq ans? Il n’y a pas d’âge pour admirer un tableau. Julie Pellerin, enseignante dans une école primaire de Trois-Rivières, en est convaincue. C’est pourquoi elle ne se gêne pas pour  initier ses élèves à l’art. Outre les incontournables bricolages de pâte à modeler, elle leur parle aussi de l’Art avec le grand A, celui qu’on trouve dans les musées.  

« J'ai toujours exploité les peintres à la maternelle, mais à notre école, nous avons développé un module de recherche sur les arts visuels "À la manière de...", explique Julie Pellerin. Nous découvrons différents peintres, puis nous visitons le Musée des beaux-arts du Québec. Alfred Pellan rejoint toujours beaucoup les enfants par ses couleurs, son bestiaire, sa créativité. Au musée, quand les élèves voient l'original de Dallaire, le Coq licorne, il devient aussi populaire qu'une vedette rock », ajoute-t-elle. 

Au printemps dernier, les élèves de maternelle de Madame Julie se sont inspirés des illustrations de l’illustre Philippe Béha, tirées de l'album Pissenlit mon ami.   Les enfants ont dessiné leurs propres pissenlits et créé des œuvres « à la manière de Béha ».



 
Voici le pissenlit-ballerine de Béha: 

Et le pissenlit-ballerine de Sony:

Voici le pissenlit qui sert d'horloge au berger,  façon Béha:

Voici le pissenlit qui se ferme la nuit et s'ouvre le jour,  façon Benjamin: 


Voici comment Béha a imaginé le pissenlit visité par une abeille et deux fourmis: 

Et voici la version d'Élie:

Pissenlit en assiette! Chouette!  Peint par Philippe Béha. 


Et voici l'assiette de pissenlit d'Adrien à la manière de Béha...


*** Vive les profs qui initient leurs élèves aux grands Maîtres. Et qui, par la bande, éduquent les auteurs incultes...  Moi, l'ignare, j’avoue que je ne connaissais pas Arcimboldo quand Julie Pellerin m’en a parlé.  Me suis empressée d’aller le « googler ». 
Arcimboldo, c’est trop rigolo! 
Follement truculent!


vendredi 27 septembre 2013

Une poutine cinq étoiles



 
Après une trentaine de livres publiés,  on apprend à ne pas trop espérer des recensions publiées (ou pas) dans les médias.  J’attribue ça à la « double déception ».  Déception de voir que de moins en moins d’espace est accordé dans les « grands médias » (radios, télés et journaux) aux critiques de livres.  Doublée de la déception de constater que les « critiques » littéraires sont de plus en plus superficielles.

Je « guillemetise » le mot critique, car en fait, ce qui est présenté comme critique n’est souvent qu’une simple recension.  Un texte où on se borne à résumer l’histoire et y accolant un ou deux qualificatifs usés:  "un incontournable", "à mettre entre toutes les mains", "délicieuse lecture".... Encore pire, dans certains cas, la « critique » se réduit à un simple copié-collé du communiqué de presse émis par l’éditeur.  Pour une appréciation de livre éclairée, nuancée ou fouillée, faudra repasser.

D’où mon plaisir de découvrir, il y a deux ans, le site de Sophie lit, entièrement consacré à la littérature jeunesse.  Un site où les critiques de livres dépassent le simple résumé et offrent une analyse du ton, du style, de l’originalité d’un roman, etc.  Sans faire dans la critique, assassine, Sophie Gagnon ne se gêne pas pour débusquer les clichés, relever les stéréotypes ou noter les faiblesses d’une intrigue mal ficelée.  Ses textes sont clairs et concis, ses opinions franchement affirmées. Elles sont rares, dans notre paysage médiatique, les critiques de livres aussi nourrissantes.

Le blogue de Sophie lit est d’autant plus méritoire que son auteure l’alimente de façon quasi quotidienne, sans que la quantité ne nuise à la qualité.  Plus de 760 billets rédigés depuis janvier 2011, c’est toute une réalisation, preuve de la trempe de cette blogueuse qui allie discipline et persévérance. Un tel rythme de lecture et un tel engagement pour la promotion de la littérature jeunesse suscitent l’admiration, surtout quand on sait que la blogueuse, en plus d’être jeune maman et enseignante à temps partiel, ne reçoit pas un sou pour entretenir son blogue très substantiel.

Connaissant la passion, la rigueur et la vaste culture livresque de Sophie Lit, j’attendais avec un peu d’appréhension la recension de mon nouveau roman. Et ben voilà,  Sophie a statué.   Sur La plus grosse poutine du monde, elle écrit :

« J’ai donc été agréablement surprise par le savant mélange d'humour et d'émotions de ce roman. Côté récit, les personnages principaux sont vraiment intéressants. Dès la scène initiale où Thomas va se faire photographier en haut d'un château d'eau pour impressionner les jeunes de son équipe de foot sur Facebook, on croit en cet adolescent. (…) le graphisme est attrayant, présentant un mélange de narration, de textos, de courriels et d'autres trouvailles qui cassent la monotonie du récit et gardent le cerveau alerte. Une intrigue bien cuisinée qui sait émouvoir, mais qui laissera aussi au lecteur une furieuse envie de poutine! »

Son verdict final :


Et moi, je me sens comment après avoir lu ça?
Comme lui.


Et moi je fais quoi après avoir lu ça?
Je fais ceci :


Et je fais ceci:

Et je fais cela:

 Et aussi cela:


jeudi 19 septembre 2013

La plus grosse poutine du monde



  
     La poutine.  Oui m’sieurs dames!  Avec un titre comme La plus grosse poutine du monde,  mon nouveau roman parle de… poutine.  

      Ce roman met en vedette un héros impulsif, qui agit souvent avant de penser.  Voilà donc notre fougueux héros qui se lance (illégalement et dangereusement…) dans l’escalade d’un château d’eau…




  
      Si notre héros se montre un tantinet kamikaze, c’est pour chasser le chagrin sournois qui le ronge.   Pour oublier le vide douloureux causé par l’absence de sa mère, disparue il y a neuf ans, sans donner d’explication. Sans laisser d’adresse.  
 

   
Lorsque sa peine est trop lourde et son cafard trop intense, notre héros rêve de se téléporter dans l’espace, là où il pourrait hurler tout son saoul, sans que personne ne l’entende… 


 
Puisque ça ne donne rien de se complaire dans le chagrin, notre héros décide un beau matin de réaliser un record Guinness. Rien de moins.  



  Comme de raison, ce record Guinness tourne autour de… la poutine!



 Ce défi ambitieux amène notre héros à faire des rencontres inusitées et inattendues... Comme ce youyou du Sénégal.



Un youyou ma foi fort impoli.



 

Un youyou qu’on pourrait même qualifier de dangereux. 
  



  En quête de son record Guinness, notre héros réveille de vieux souvenirs et déterre quelques secrets…

  Mais quand on est impulsif et qu’on pose des questions indiscrètes, les ennuis finissent par se pointer le bout du nez…  

   
 Et un ennui n’arrive jamais seul… 

 
 
La plus grosse poutine du monde, un roman pour les 10 ans et plus.  Dans la collection Zèbre, chez Bayard. Maintenant en librairie.