jeudi 6 novembre 2014

Quand le facteur m’apporte de la sauce à poutine



Mes deux minutes de gloire sont déjà chose du passé.
Mais La plus grosse poutine du monde continue de m’envoyer de jolies étincelles.

Reçu cette semaine par la poste une lettre d’une amie auteure.
La carte contenait des félicitations et…une enveloppe de sauce à poutine!

Quand l’amitié se conjugue avec l’humour et la générosité, ça donne de la joie.
Je n’ai rien d’autre à dire qu’un merci rempli de rires!
Merci Mireille!

mercredi 5 novembre 2014

Une histoire dans un sac



Chaque élève a recréé l'histoire de la "Poutine" dans un sac
Il est bel et bien lancé, le beau et grand club de lecture virtuel au nom qui fait rêver : Écouter lire le monde.  C’est parti depuis ce lundi.
360 classes inscrites!
Plus de 8 000 élèves des quatre coins de la planète, de la Zambie à la Colombie, qui échangeront sur leurs impressions de lecture.  
Si vous ne connaissez pas, courez voir, c’est ici!  

La plus grosse poutine du monde est l’un des romans sélectionnés pour ce fabuleux projet de lecture. J’en profite donc pour souligner une activité rigolote réalisée au printemps dernier par les élèves de l’école St-Thomas, à Warren, dans le nord de l’Ontario. Je suis allée faire des animations à St-Thomas lors de mon passage au Salon du livre de Sudbury.

Les élèves illustrent certains personnages, endroits ou moments du roman
Sous la gouverne de Natacha Minor, leur dynamique enseignante, les élèves ont d’abord lu le roman. Puis ils ont créé des dessins ou rassemblé divers objets pour recréer l’histoire lue… dans un sac. Les élèves ont ensuite présenté le contenu de leur sac à un autre élève, ce qui leur a permis de raconter l’histoire dans leurs mots et selon leur perception. Voilà une bien belle façon de se réapproprier un livre. De revivre les moments marquant du récit. De raconter à sa façon ce qui nous a fait rire ou nous a ému dans le roman. Côté pédagogique, c'est aussi une façon originale de renforcer ses compétences en art et en communication orale.

Future artiste?

Après avoir nourri leur imaginaire en lecture, les élèves de l’école St-Thomas ont rempli leur bedaine en cuisinant… devinez quoi?

Ils ont très hâte de se régaler!

vendredi 31 octobre 2014

Mille mercis à la TD! Un prix, ça donne de l’élan!




 

Maintenant que mes deux minutes de gloire sont derrière moi, je peux reprendre mon souffle et offrir enfin  mes remerciements en bonne et due forme, avec courbettes et gants blancs, pour cette fabuleuse récompense : le Prix TD de littérature pour l’enfance et la jeunesse.

Avant de remercier Gutenberg, ma mère et la planète entière, un petit mot pour dire bravo, bravissimo aux finalistes du prix TD : Élizabeth Turgeon, Marianne Dubuc, Jasmine Dubé et Jean-Luc Trudel, India Desjardins et Pascal Blanchet.  J’aurais voulu qu’on soit tous gagnants.

Et maintenant, merci, merci, merci :

  • À mon éditeur, Bayard Canada, qui m’a fait confiance et qui a publié cette histoire fantaisiste d’un ado qui veut se retrouver dans le livre des Records Guinness en faisant la plus grosse poutine du monde.
  • À Carole Tremblay, ma directrice littéraire sur ce roman.  Rigoureuse et exigeante, Carole a aussi fait preuve d’une diplomatie et d’un humour impeccables.  Sans son appui, mon roman ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. À tous les auteurs, je souhaite ce cadeau : une directrice littéraire de la trempe de Carole Tremblay.
  • Merci à mon conjoint et mes filles, qui endurent si patiemment mes angoisses d’auteure, mes sautes d’humeur et mes éternels questionnements.  Sans blague, à tous ceux (ou celles) qui songent à épouser un écrivain, pensez-y deux fois… 
  •  Merci à mes parents qui, il y a très longtemps, ont dormi dans leur char, toute une nuit, à Sainte-Foy, afin d’être présents lorsque j’ai reçu mon tout premier honneur littéraire des mains de Jean Garon, à l’époque ministre de l’Agriculture (cherchez l’erreur). Deux décennies plus tard, mes parents étaient encore présents cette semaine au Musée des Beaux-Arts de Montréal, pour trinquer au champagne avec moi.
  •  Merci à mes sœurs, pour leur soutien indéfectible, leurs encouragements ardents et leurs conseils de mode que je n’ai pas eu le discernement (ou le temps) de suivre.  Danièle, je te jure sur la tête de mes filles de ne plus jamais remonter sur scène avec des « galoches » aux pieds.
  • Finalement, mille mercis à la TD pour cet immense honneur et pour cette bourse très TRÈS généreuse. Avec cette somme bien rondelette, je vais m’offrir le plus grand des luxes : du temps.  Du temps pour ÉCRIRE!  Ce prix me donne un formidable élan. La meilleure façon d’exprimer ma gratitude et d’être digne de cette belle distinction,  c’est de retourner devant la page blanche (ok, devant l’écran, mais ça fait moins romantique…) et de travailler encore plus fort afin de m’améliorer comme auteure.  Pour donner aux jeunes des histoires qui allumeront en eux des étincelles. 

 À mon prochain passage dans la métropole, je compte m’offrir un petit luxe gastronomique : la célèbre poutine au foie gras du resto Au pied de cochon.  Merci la TD!

mercredi 29 octobre 2014

Me voilà qui caracole!!!!!!!!!




Ravie aussi!

Reconnaissante, plus encore.



Je jubile.

Et je caracole aussi!
Photo de Patrick M. Lozeau, bibliothécaire à la ville de Montréal

mercredi 15 octobre 2014

Gratitude




Ils sont tous là, assis autour de la table de la salle à manger. Papa et Maman. Frères et sœurs. Neveux et nièces. Les jeunes et les vieux. Les introvertis et les excités. Les intellos et les sportifs. Les nerds et les BCBG. Mon clan. Que j’aime.

Le patriarche nous dit : « Comme c’est l’Action de grâce, on va faire un tour de table. Chacun va dire pourquoi il est reconnaissant. »
Tour à tour, ils prennent la parole.
Les jeunes et les vieux.
Les timides et les extravertis.
Les volubiles et les laconiques.

Il y a les constats habituels : gratitude d’avoir une bonne santé, une bonne épouse, de bons enfants, de bons parents. Certains expriment leur reconnaissance de vivre dans le « plusse beau pays meilleur du monde »,  un pays sans Ebola, sans bombe, sans famine, sans guerre civile, sans innocents qu’on décapite à coup de couteau.   

Et là, y’a ma petite sœur qui dit : « Oui, il y a l’Ebola, la famine, les changements climatiques, les horreurs en Irak, etc. Mais moi je suis reconnaissante de vivre dans un pays où je peux agir. Un pays où j’ai les moyens de m’impliquer pour changer des choses. Quand on s’implique, on se sent moins impuissant. Et ça donne du sens à notre vie. »


Sur le coup, ça ne m’a pas frappée.
Mais plus tard, dans mon lit, son témoignage m’est revenu en mémoire.
Comme une lumière qui s’allume à retardement.
Et là, j’aurais voulu lui dire :


Merci, petite sœur, de ce rappel sur l’essentiel.  

Oui, l’Action de grâce est finie, mais comme je suis lente à réagir, je veux faire un dernier tour de table.
Alors voici: je suis reconnaissante…
D’avoir une petite sœur comme ça.