mardi 31 mars 2009

Name dropping



J’ai cherché partout (partout voulant dire sur la Toile virtuelle… ce qui est déjà assez vaste merci) comment dire name dropping en français mais je n’ai pas trouvé. Le Robert & Collins explique ainsi l’expression: "truffer sa conversation de noms de gens en vue". Loin de moi l’idée de faire de l’esbrouffe ou de jeter de la poudre aux yeux, mais comme je veux revenir une dernière fois sur le Salon du livre de l’Outaouais 2009, cette chronique sera entièrement dédiée au name dropping.

Jean Paquin
J’ai cassé la croûte avec Jean Paquin, un grand amoureux des oiseaux qui a su faire vivre sa passion dans de superbes livres publiés chez Quintin. J’ai connu Jean à l’époque lointaine où nous avons étudié en journalisme à l’Université Laval. Comme disait le grand héron, « time flies »….


François Gravel
Lors d’une séance de signature plutôt calme (Géronimo Stilton nous faisait concurrence sur la scène voisine), j’ai piqué une joyeuse jasette avec François Gravel, qui m’a posé des questions indiscrètes sur mon béguin d’adolescente pour mon professeur de musique. Son intérêt était purement scientifique, m’a-t-il assuré, car il faisait de la recherche en vue de son prochain roman, un polar où il sera question d’une élève en amour avec son prof.

Nicole Balvay-Haillot et Patrice Martin
J’ai deux amis qui ont publié un roman ce printemps. Me suis fais le plaisir d’acheter leurs livres (même si en ce moment, ma pile de livres à lire effleure le plafond…) Nicole offre Fenêtre sur vie des nouvelles et récits, tandis que Patrice a pondu Le chapeau de Kafka. J’en reparlerai.

Big
Tant qu’à faire du name dropping, allons-y pour cette anecdote amusante survenue pendant une de mes séances de signature lors des journées scolaires. Trois garçons âgés d’environ dix ans, s’approchent de ma table et réclament (évidemment!) des signets. Avec autographe siouplait! Je leur demande leurs noms et un garçon me répond: Justin Bigras.
- Mais on l’appelle « Big » me précisent ses deux copains.
- Big, pour Bigras, c’est rigolo comme surnom, que je dis au garçon. Est-ce que je peux m’en servir comme prénom pour un personnage de roman?
- Ben oui, me répond Big, manifestement ravi. Je vais revenir te voir au Salon l’an prochain et acheter ton livre avec le héros qui s’appelle « Big ».
Ouille. Voilà ce qui s’appelle de la pression.

Coïtus interruptus
Je sais, je sais, ce n’est pas un nom propre et ça n’a rien à voir avec le name dropping. C’est que l’expression traduit parfaitement le type d’échange que l’on a dans un Salon du livre durant les séances de signature. On commence une conversation passionnante avec quelqu’un, qu’il faut sitôt interrompre car une autre personne vient d’arriver et on ne veut pas la faire attendre. Et ça recommence avec les suivants. Alors, mes excuses à ceux qui sont passés à mon stand et avec qui j’ai laissé une conversation en suspens, interrompue et inachevée. C’est la nature de la bête… Quel paradoxe tout de même que ces salons du livre aux antipodes de l’acte de lire… qui se conjugue en solitaire et en silence.

3 commentaires:

  1. Jean Paquin ! Mais il est de tous les salons, celui-là! Où trouve-t-il le temps pour écrire? Il a des secrétaires, c'est sûr.

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  2. Jean,
    Oseras-tu nous révéler ton secret?
    As-tu une secrétaire, ou deux ou trois?
    Andrée

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  3. Anonyme22 h 45

    Mais non... pas de secrétaire, mais faut dire que, parfois, les journées sont longues ! Et souvent très intéressantes à vivre.

    Jean

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