samedi 4 mai 2013

Du plaisir de recevoir une carte faite à la main




J’ai été impressionnée par la délicate attention.
Les fruits aussi m’ont ravie.
Mais c’est la corde à linge qui m’a émue.

Cette corbeille de fruits et cette carte si joliment personnalisée, gracieuseté de l’équipe enseignante de Whitehorse Elementary School (WES), m’ont été livrées directement dans ma chambre d’hôtel. N’est-ce pas qu’ils ont tout un sens de l’hospitalité ces Franco-Yukonnais?

Merci à vous, enseignantes, bibliothécaire et directrice de WES d’avoir pensé à mon décalage horaire.  Merci d’avoir prévu que moi, la voyageuse venue du Sud, j’aurais envie de déjeuner à une heure où le Yukon serait encore en train de ronfler.


Mais je reviens à la corde à linge.
Z’en connaissez beaucoup vous, des gens qui dessinent des cartes à la main de nos jours?
Regardez-moi cette corde à linge si colorée!  J’aime le rouge du soutien-gorge miniature.  Et les bobettes (est-ce bien des bobettes?) jaune serin.   Et je me demande ce qu'on fera de cette chaussette mauve, la cinquième qui semble déjà orpheline?

Charmant clin d’œil à l’un de mes albums, cette corde à linge montre que quelqu’un a pris le temps de se familiariser avec mes livres.  Qu’est-ce qu’une auteure peut demander de plus? 

Maintenant que j’ai mangé mes bananes et mes raisins, je pars me balader dans ce parc, voir si je ne pourrais pas y saluer un grizzli ou deux.



lundi 29 avril 2013

Bientôt, bientôt, les pissenlits...


Oui, oui, ils arrivent bientôt, bientôt, nos amis les pissenlits.
Et le mien aussi atterrira bientôt en librairie.
Un délicieux clin d'oeil ce sera, je vous le garantis.
Grâce à mon ami Béha!






mardi 23 avril 2013

Pour chasser les "dégoûts de la vie"




C'est la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur.
Sortez vos livres!!!! 
Plongez dans un bouquin et ne remontez qu'une fois repu, conquis et apaisé.
Car comme disait si bien 
Montesquieu :
« Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie. » 


vendredi 19 avril 2013

Je ne vous invite pas dans un coin noir pour vous montrer mon croupion




Surmoi (sur un ton indigné) : Tu ne vas quand même pas leur demander de voter pour toi!
Moi (avec un sourire ton frondeur) : Pourquoi pas?
Surmoi (réprobateur) : Et ta dignité d’écrivain?
Moi (impertinente) : Y’a rien d’indigne à écrire pour être lu. Et à s’échiner pour diffuser ses propres livres…
Surmoi : (scandalisé) Tu n’as aucune pudeur!
Moi (amusée) : J’invite les gens à lire mon livre et à voter ensuite pour mon bouquin. Ce n’est pas comme si je les invitais dans un coin noir pour leur montrer mon croupion.
Surmoi (outrée) : C’est de l’autopromotion la plus vulgaire.
Moi (patiemment) : Tu l’as dit bibi.  Autopromotion : activité souvent inconfortable, mais désormais incontournable pour cette bibitte modeste et discrète nommée écrivain.

Sans plus de chichi, voici donc la nouvelle, la belle et grande nouvelle!

Il était une fois une dynamique Association des auteurs qui s’est dit, tiens, pourquoi on ne lancerait pas une belle et grande initiative pour mieux faire connaître les écrivains de l'Outaouais.  L’Association a cogité, travaillé, délibéré, discuté et tadam!!! Un nouveau prix littéraire est né!

C’est le Prix Ville de Gatineau, Coup de cœur littéraire.
Double tadam :  il y a huit finalistes, dont moi (et Surmoi, même si elle fait semblant d’être trop noble pour s’exciter d’être finaliste à un prix littéraire).

Les 8 titres retenus par le jury de présélection sont les suivants :

Cazabon, Benoît.  Mattawa, à contre-courant. Éditions Prise de Parole.
Claer, José. À l'abattoir des anges. Éditions L’Interligne.
Couture, Marc. La magie de la coupe Stanley. Éditions du Phoénix.
Couture, Marc. Bruno et la malédiction. Éditions du Phoénix.
De Guise,Céline, Côté, Michel. Depuis, tout a grandi. Éditions Triptyque.
Foreman, Michèle. Fromages, Artisans du Québec. Éditions Du Sommet.
Granger, Isa-Belle.  Le dernier fils d'Avalon. Éditions Michel Quintin.
Poulin, Andrée. À la découverte de l'Ontario français. Éditions L’Interligne.


Alors oyez, oyez, gens de Gatineau,  vous avez jusqu’au 15 mai pour voter (en bibliothèque ou par la poste) pour votre livre coup de cœur.
Vous courez la chance de gagner un prix de participation de 250 $, 150 $ ou 100 $. 
Le bulletin de vote est disponible dans toutes les bibliothèques de Gatineau ainsi que sur le site Web de l'AAAO et du Salon du livre de l’Outaouais. 

Le lauréat du Prix et les noms des lecteurs gagnants seront dévoilés lors du Gala de reconnaissance des auteurs de l’Outaouais, le 27 mai prochain.

Surmoi (mine de rien): T’oublies pas quelque chose?
Moi (jouant l’innocente) : Quoi donc?
Surmoi (exaspéré) : Tu fais exprès pour me faire fâcher!




Ah oui, j’oubliais.  Chers lecteurs, courez voter pour mon livre!!!!!!!!!!

mardi 16 avril 2013

Je souffre de décidophobie




Illustration: Gaping void


Ces jours-ci, je souffre de « décidophobie ».
Oui, décider peut faire peur.

Plusieurs idées de livres tourbillonnent dans mon cerveau déjà trop encombré.
Deux idées de romans, trois projets d’albums et ce documentaire que je rêve de faire…
Quoi écrire? Quoi choisir? 
Quand le temps pour créer est une denrée précieuse et jamais assez abondante, choisir devient un enjeu important.
D’où l’angoisse inévitable du dilemme.

D’après l’UNESCO, près de 1,8 million de livres sont publiés chaque année.  Ce qui donne environ 4 900 nouveaux livres par jour.  Par jour.   L’auto-édition numérique, qui prend sans cesse de l’ampleur, fera exploser ces chiffres encore davantage.

Quand on prend la décision hautement absurde d’écrire un livre malgré le tsunami annuel de nouvelles publications,  la question incontournable qui nous frappe en pleine face : comment se démarquer?

Comment bâtir l’histoire qui enflammera les esprits et fera chavirer les cœurs?
Comment trouver les mots dards et les mots d’or, les mots drôles et les mots doux, les mots qui harponneront les lecteurs?
Comment créer du vert dans une mer de gris?