jeudi 16 juin 2011
Bonjour tintamarre, tumulte et tohu-bohu
Maman!!! Y’a plus de lait dans le frigo!
Maman!!! Je trouve plus le bas de mon bikini!
Maman!!! Est-ce que je peux inviter mes amies?
Maman!!! Peux-tu venir de reconduire chez mes amies?
Maman!!! E. a caché mon I-Pod!
Maman!!! C. a mangé le dernier morceau de melon!
Maman!!! Peux-tu m’apporter un rouleau de papier de toilette?
Maman!!! J’ai rien à faire.
Et ainsi de suite.
La longue litanie tapageuse des enfants en vacances.
Qui est sur le point de me tomber dessus.
Aujourd’hui, c’est ma dernière journée de silence.De solitude. De quiétude.
Demain débutent les vacances de mes deux ados.
Adieu, silence, solitude et quiétude.
Bonjour tintamarre, tumulte et tohu-bohu.
Vous auriez pas une recette magique pour les écrivains qui ont des enfants et qui veulent terminer un roman cet été?
Labels:
Écriture
mardi 14 juin 2011
Dédicacer avec un baiser
Je l’ai trouvée la dédicace originale!!! Oui, oui!!!
Enfin, euh, par souci d’honnêteté intellectuelle, précisons que ce n’est pas moi qui ai eu cette idée rigolote. (I wish…) Elle est de Thierry Lenain, un de ces auteurs jeunesse français qui n’a pas froid aux yeux.
Donc c’est décidé. À mon prochain Salon du livre, j’emprunte l’idée de l’auteur de Petit zizi (quand je vous dis qu’il est culotté…).
Je vais me pointer à mon stand, non pas avec mes stylos, mais avec quelques tubes de rouge à lèvre rouge vif. Je vais me beurrer les lèvres d’une épaisse couche de ce rouge si riche. Quand un lecteur me demandera une dédicace, je poserai un bisou sur la première page de mon bouquin.
Ça me fera-t-y vendre des livres, oui ou non?
Labels:
Écriture
dimanche 12 juin 2011
Tracer le mot juste…
(…) certains ne naissent pas écrivains. Ils le deviennent. Pour passer à la télé, pour décrocher le Goncourt et le respect de leurs fournisseurs, pour entre dans le «Who’s Who» ou à L’Académie française. Pour séduire une femme inaccessible ou un homme distrait. Ces écrivains-là ne sont pas les meilleurs. Car l’ambition des vrais est simplement de s’épater eux-mêmes en traçant chaque jour un mot juste.»
Bernard Pivot dans Les mots de ma vie.
Labels:
Écriture
vendredi 10 juin 2011
En quoi le livre et le papillon se ressemblent
Hier, je vous parlais de chenille. En fait, je parle toujours chenille-cocon-papillon lors de mes animations d’auteure. Car je compare le cycle de vie de la chenille au cycle de l’écriture d’un livre.
Au début, vous avez l’œuf. Pour l’écrivain, c’est l’idée.
Ensuite, vous avez la chenille. Première ébauche du manuscrit. Nous voilà à l’aurore du livre-qui-n’est-pas-encore-un-livre-mais-qui-le-deviendra-peut-être.
Vient ensuite la chrysalide. Sans doute l’étape la plus difficile, la plus ardue, la plus périlleuse pour l’écrivain. L’histoire qu’il écrit se forme, se déforme, se métamorphose et mûrit. Ce qui signifie moult et moult révisions du manuscrit.
Puis le papillon émerge enfin de son cocon, dans tout l’éclat de ses couleurs, de sa fraîcheur et de sa nouveauté. L’écrivain, lui, peut enfin célébrer cette fabuleuse éclosion qu'on appelle publication. Son livre est né et peut maintenant s’envoler vers les lecteurs.
Au début, vous avez l’œuf. Pour l’écrivain, c’est l’idée.
Ensuite, vous avez la chenille. Première ébauche du manuscrit. Nous voilà à l’aurore du livre-qui-n’est-pas-encore-un-livre-mais-qui-le-deviendra-peut-être.
Vient ensuite la chrysalide. Sans doute l’étape la plus difficile, la plus ardue, la plus périlleuse pour l’écrivain. L’histoire qu’il écrit se forme, se déforme, se métamorphose et mûrit. Ce qui signifie moult et moult révisions du manuscrit.
Puis le papillon émerge enfin de son cocon, dans tout l’éclat de ses couleurs, de sa fraîcheur et de sa nouveauté. L’écrivain, lui, peut enfin célébrer cette fabuleuse éclosion qu'on appelle publication. Son livre est né et peut maintenant s’envoler vers les lecteurs.
Labels:
Écriture
jeudi 9 juin 2011
Elle est où la tête? Ils sont où les pieds?
Tiens, une colle pour vous aujourd’hui. Une question qui m’a été posée par des élèves, lors d’une animation. Et je ne me suis fait prendre les culottes baissées. Horreur. Je ne savais pas quoi dire. Et depuis, je suis perplexe. La question me turlupine à toute heure du jour et de la nuit...
Dans cette photo, de quel côté se trouve la tête de la chenille? Et ses pieds?
Pour rester dans le thème, j’offre mon tout récent album tête-bêche (tête vis-à-vis les pieds) à qui m’offrira une réponse sérieuse, solide et scientifique.
Labels:
Une image vaut mille mots
mardi 7 juin 2011
Quand Montréal t’ouvre les bras et te botte le cul…
Je débarque à Montréal pour le boulot.
De la gare centrale de train, je décide de marcher jusqu’à mon hôtel sur la rue Saint-François Xavier, dans le vieux Montréal. Mais je n’ai qu’une petite carte Google imprimée à la va-vite, où la moitié des noms de rue ne sont pas indiqués! Éternelle handicapée du sens de l’orientation, je n’arrive pas à trouver la dite rue.
J’accoste un cycliste, arrêté au feu rouge.
- Je cherche la rue Saint-François Xavier.
Le géant baraqué désenfourche de son vélo. Il sort son téléphone intelligent. Zip, zip, un petit coup de pouce et nous voilà sur Google Map. Zap zap, un autre petit coup de pouce et il m’indique la rue.
La bonté humaine me ravigote.
Quelques heures plus tard, me voilà rue Ste-Catherine, dans la foire alimentaire d’un centre d’achat, à la recherche d’un repas bon, rapide et pas cher. Après avoir fait trois fois le tour des kiosques, incapable de me décider, je z’yeute le plat d’une dame. Remarquant mon regard espion et mon indécision, la dame, qui porte la chemise bleue-poudre des employés de la STM, se lance dans un éloge ardent de sa soupe-repas. Elle me parle du brocoli cuit à point, de la grosseur des crevettes, du bouillon qui goûte bon et qu’il y en a juste-assez-pas-trop… Devant son enthousiasme aussi convaincu, j’achète le plat si chaudement recommandé. Et je me régale.
La bonté humaine me nourrit.
En fin de soirée, je retourne vers mon hôtel dans le vieux Montréal lorsque je me bute à plusieurs rues fermées. Partout, des automobilistes frustrés mais moi, simple piétonne, je me faufile entre les barrières. Boulevard René-Lévesque, des dizaines et des dizaines de cyclistes roulent sur la rue libérée des voitures. Une joyeuse parade de vieux, de jeunes, de familles, de sportifs du vendredi soir avec des casques à vélos décorés ou des perruques colorées. Je m’approche d’un bénévole bien identifié avec sa veste vert fluo: « Qu’est-ce qui se passe? »
- Mais c’est le Tour la Nuit chère Madame!
Et sans que je l'ai demandé, le Monsieur m’offre une explication passionnée des plaisirs de cette ballade nocturne sur deux roues.
- Vous devriez vous inscrire l’an prochain! qu’il me lance.
La bonté humaine me réchauffe.
Toujours en route vers mon hôtel, je fais une pause devant les bureaux de La Presse, rue St-Antoine, pour examiner les photos géantes des chroniqueurs vedettes. À ma grande surprise, même Foglia, que j’étais habituée à ne voir que de dos pendant des années, a accepté de s’afficher sur ces immenses panneaux réclame.
Un homme s’approche, jambes flageolantes et m’apostrophe d’une voix pâteuse: « Good evening Madam, could I ask you… »
Je lui fais un petit signe de la main pour signifier que je ne donnerai rien. Il se met à crier. Non, il ne crie pas, il hurle. Non, il ne hurle pas, il beugle, à tue-tête :
«You f***ucking c***nt!»
Plus que la vulgarité de l’insulte, c’est son cri, rageur, violent, haineux, qui me bouleverse. Je détale en courant, la peur au ventre.
La hargne humaine me glace.
Labels:
C'est ça la vie
vendredi 3 juin 2011
Du plus petit livre du monde au plus grand livre du monde
En voyant ce plus petit livre du monde et ce plus grand livre du monde, je me suis dit que l’extrémisme ne m’attirait pas. J’aime bien le juste milieu, que je peux tenir dans ma main et lire dans mon bain.
Pour voir d’autres livres « atypiques et extraordinaires », c’est ici.
Merci à L'Encre pour le lien.
Labels:
Une image vaut mille mots
S'abonner à :
Messages (Atom)










