mercredi 13 juin 2012

Tomber à l'eau pour une bonne cause



J’ai découvert l’existence du tombe-à-l’eau en faisant de la recherche pour un de mes livres les plus rigolos. Celui-ci
 
Quand j’ai mis ce piège amusant dans mon roman, j’étais loin de me douter que je risquais de  m’y retrouver un jour.
Dans deux dodos, je vais peut-être à mon tour trôner sur le tombe-à-l’eau...
J’écris peut-être, mais je pourrais tout aussi bien écrire sans doute, pourquoi pas, pis après, j’suis game, faite-moi tomber!
Le ridicule ne me fait pas peur. Surtout quand c’est pour une bonne cause.
Cette cause, c’est le cancer.

La plongée en eau tiède que je risque vendredi soir, c’est dans le cadre du Relais pour la vie. 
Le tombe-à-l’eau sera l’une des activités de levée de fonds pour la Société canadienne du cancer.
Dans la nuit de vendredi à samedi, je vais marcher, avec mon équipe, Les Gazelles de l’espoir et plus de 1000 autres personnes.

Nous allons marcher de 19h à 7h du matin, pour trois raisons: 
1-      aider les gens atteints de cancer
2-      célébrer les survivants de cette sale maladie
3-      honorer la mémoire de ceux qui y ont succombé.

Si ça vous dit de donner un élan aux Gazelles mais surtout d'appuyer cette cause, cliquez ici.

lundi 11 juin 2012

Écrivains muselés



En ces jours chauds où le gouvernement empêche les jeunes de manifester et de faire entendre leurs idées, voici comment un créateur québécois souligne l'importance de la liberté d'expression. 



Un stylo perforé par une balle.
Un crayon sans mine.
Une spirale de cahier en barbelés.


Splendides images qui évoquent avec éloquence et subtilité le drame des écrivains muselés.
Conçues par le talentueux Jean-Luc Dion, pour PEN Québec.

vendredi 8 juin 2012

Moi, je m’aime moi!


   
Dans une classe de maternelle où je termine mon animation, l’enseignante, Madame Sylvie, distribue mes signets aux enfants.
 -Merci Madame Sylvie!
- Merci Madame Sylvie!  
- L’aimez-vous Madame Sylvie? que je demande aux élèves.
- Ouiiii!!! claironnent-ils tous en chœur.
Une voix dissidente s’élève, celle d’un petit garçon de cinq ans :
- Moi, je m’aime moi!  déclare-t-il, péremptoire.

Cinq ans, le bel âge où l’on peut être narcissique sans le savoir et sans s’en culpabiliser.
Cinq ans, le bel âge où on s’aime soi-même sans être encombré de regrets ou remords.
Cinq ans, le bel âge où l’on jouit de la folle liberté de dire tout haut ce qu’on pense, sans savoir que ce joli luxe est éphémère...

 

lundi 4 juin 2012

Au-delà de Twitter, je m’en vais tracer mes frontières intérieures…



Photo: Jenny Bunz

« Nous vivons à l’âge de la distraction, de Twitter, du multitâches et de la capacité d’attention très limitée.  Mais ce qui permet de produire un véritable travail (et nous offre un réel bonheur), c’est la profondeur, la concentration et l’engagement sur une longue période de temps.  La solution à l’éparpillement, c’est d’être ferme et résolu. Être capable de tirer des lignes, de créer des frontières intérieures pour préserver l’espace mental et émotif qui nous permet de faire notre travail et d’être fidèle à soi-même.  Il faut rester en place pour plus longtemps que quelques minutes ou pour plus longtemps qu’un message de 140 caractères. »

mercredi 30 mai 2012

Les profs ont parfois raison de ne pas corriger les fautes



Chère poulin
« Nou savons poucou émé vot visi te. Je pére ce vou zalé rn venir. »

Traduction :
Chère Poulin,
« Nous avons beaucoup aimé votre visite. J’espère que vous allez revenir. »

On critique souvent les enseignantes de ne pas corriger suffisamment les fautes de leurs élèves.  Mais parfois, les profs ont raison de ne pas corriger les fautes. 

J’ai reçu récemment ce dessin et cette lettre (oh combien touchante! et oh combien bourrée de fautes!) d’une élève de 1ère année.  Et l’enseignante de m’écrire : « Vous remarquerez qu’A. a de la difficulté en écriture. J’ai préféré ne pas lui faire corriger sa lettre. Elle manque de confiance et la lettre personnelle n’était pas obligatoire. C'était tellement beau de la voir, spontanément, aller chercher une feuille pour vous écrire, sans aucune obligation! »

Je trouve cette élève émouvante. Et sa prof tout autant.
L'élève, pour son enthousiasme candide, qui transparait malgré l'orthographe massacrée.
La prof, pour sa compassion élégante.  La prof, qui offre le plus cadeau possible à son élève: enseigner pas seulement avec sa tête mais aussi avec son cœur.  

lundi 28 mai 2012

vendredi 25 mai 2012

Je m'en vais écrire dans un château...



Du 4 au 24 août, je serai en Belgique.
Dans un château.
À rien faire d’autre….
Qu’écrire!
Oui, oui!
Écrire!
Juste ça! Rien d’autre.
Vingt jours en ligne d’écriture!
Luxe suprême.

Je suis très, TRÈS, TRÈS honorée.
Je suis totalement
Follement
Fougueusement
Ravie d'avoir été sélectionnée pour une résidence d'écrivain en Belgique. 
Je n’arrête pas de me répéter :  C’est trop, c’est trop beau, c’est trop beau pour être vrai…
Mais c'est vraiment vrai!  

Mille et un mercis à l’Association des auteures et auteurs de l’Outaouais (AAAO), qui a recommandé ma candidature.

Et tout autant de remerciements au Service du Livre Luxembourgeois, du Département belge de l'Enseignement, de l'Éducation, de la Formation, de la Nature et de la Culture, qui organise cette initiative.

Voici la description officielle de cette fabuleuse résidence d’auteurs :
Créée en 2007, la  Résidence d'auteurs de Pont d'Oye réunit pendant trois semaines, chaque année au mois d'août, des écrivains francophones aux horizons littéraires différents. Sélectionnés par un jury international, les auteurs bénéficient d'un cadre calme et inspirant pour échanger avec leurs compagnons d'écriture et produire des textes : roman, nouvelle, théâtre, poésie....