dimanche 15 mai 2011
Les petits soleils qui nous font du bien...
Durant toute ma semaine en Acadie, le ciel s’est vidé de son eau.
Pluie. Pluie. Pluie.
Je rentre en Outaouais et le ciel continue de pisser.
Pluie. Pluie. Pluie.
Heureusement, je rapporte un brin de soleil à mettre sur mon mur. Merci donc à la bibliothèque de Shediac et à sa dynamique gestionnaire, Gabrielle LeBlanc, pour ce tableau signé Madeleine Raîche. Cette artiste néo-brunswickoise a développé une philosophie toute simple sur les petits soleils, ainsi qu’une flopée de tableaux enjoués sur ce thème.
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Couleurs d'ailleurs
mercredi 11 mai 2011
"J’aime la way que ta skirt hang"
Hier midi à Miramichi, j’ai fais une découverte culinaire pas piquée des vers: les doigts à l’ail avec sauce Donair (sucrée). J’ai dégusté ce met goûteux et légèrement graisseux en compagnie des élèves du club Hackmatack de l’école Carrefour Beausoleil. Un blondinet avec un sourire timide et un regard de vieille âme m'a posé une belle question à laquelle je n’ai pas su pas quoi répondre: « De toutes les étapes pour écrire un livre, quel est ton moment préféré d’écriture? » On ne me l’avait jamais posée celle-là. À méditer.
De Bathurst à Miramichi, en passant par Rogersville et St-Antoine, dans le cadre de cette tournée Hackmatack, j’entends des accents aussi différents que charmants. J’ouvre grand les oreilles et je me fais des nœuds dans la langue pour ne pas commenter leurs accents. Ça me fait tellement fait suer quand les Français de France se répandent en exclamations sur mon accent que je ne vais pas servir le même traitement aux Acadiens.
N’empêche, le soir, dans le secret de ma chambre d’hôtel, je note les expressions les plus imagées.
Comme cette patiente qui dit à son médecin : « Y’a du sang dans mon fumier. »
Traduction : « du sang dans mes selles ».
Ou cet exemple du chiac de Moncton: «J’aime la way que ta skirt hang».
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Dans les écoles
lundi 9 mai 2011
Écrire des livres caillou-dans-le-soulier…
Photo: Expecting words
En transit dans l’aéroport, en route vers un joyeux festival, je m’offre le luxe de lire les journaux en prenant mon temps. Et j’y trouve amplement de quoi méditer. Entre autres, cet excellent article d’Odile Tremblay (une des plumes les plus élégantes du Devoir) sur la présence de l’Afrique au Festival de Cannes. En moins d’une demi-page, elle laisse tomber plusieurs perles, qui me font sortir mon stylo pour mieux les noter. La critique nous explique que pour les Africains, remporter un prix à Cannes a un impact énorme. Et Odile Tremblay d’écrire : « La fierté est aussi importante que le pain. »
Toujours au sujet du Festival de Cannes, le Globe and Mail signale qu’un des films à surveiller sera le tout récent Lars Von Trier. Et le journaliste d’offrir cette citation du cinéaste danois : « Un film devrait être comme un caillou dans votre soulier. » À nouveau, je ressors mon stylo pour noter cet aphorisme. Et de m’exclamer mentalement: « Oui, oui, moi itou! Moi itou! » C’est des livres comme ça que je veux écrire. Des histoires qui dérangent. Qui secouent. Des livres caillou-dans-le-soulier.
Des livres qui parlent des millions d’enfants que la malaria tue à chaque année, des petites Afghanes qui n’ouvriront jamais un livre, du gamin qui vit et travaille dans un dépotoir de Calcutta… Ces histoires de vie m’attirent et j’ai envie de les transformer en romans que les jeunes auraient envie de lire.
Ouais.
Ça tombe mal
Très mal.
Parce que ces histoires intéressent peu de gens. Ce genre d'histoire est rarement l'étoffe de "best-seller". Comme le disait au Devoir la journaliste Azeb Wolde-Giorghis, qui a couvert le mariage royal: «On était 8000 journalistes pour ces noces-là; mais pour l'Afrique, il n'y a jamais personne.»
Devant le manque d’intérêt du « grand public » pour ce qui me passionne, je me rends à l’évidence : je suis née à la mauvaise époque.
Mais… un instant.
Y a-t-il déjà eu une époque où les romans « caillou-dans-le-soulier » étaient populaires?
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Écriture
samedi 7 mai 2011
Mieux vaut ne pas être maman en Afghanistan…
Ma mère a eu huit enfants.
Tous en bonne santé.
Tous vivants.
Ma mère est une septuagénaire pétante de vie.
C’est qu'elle est Canadienne voyez-vous.
Et pas Afghane.
Ce qui explique tout.
Selon Save the Children, l’Afghanistan est le pire pays au monde où être mère.
En Afghanistan, une femme sur 11 meurt en donnant naissance.
Ce qui donne le taux de mortalité maternelle le plus élevé au monde.
Un record mondial.
Sale record.
Et si la mère survit, c’est peut-être son bébé qui ne survivra pas.
Car en Afghanistan, un enfant sur cinq meurt avant l'âge de cinq ans.
La fête des mères n’est pas célébrée en Afghanistan.
Évidemment.
Pour voir le classement 2011 des meilleurs et des pires pays pour les mamans (avec le Canada en position peu reluisante…), cliquez ici.
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Ailleurs sur la planète
mercredi 4 mai 2011
Résumer 500 pages en une petite affiche
Lucy Knisley, une illustratrice américaine douée d’une belle audace, crée des affiches qui résument en une seule page un tome complet de la série Harry Potter. Quel fabuleux sens de synthèse!
Tiens, m’semble que ça pourrait faire un beau projet de classe. Je serais très curieuse de voir ce que des élèves de 5e ou de 6e année pourraient créer comme affiche à partir d’un de mes romans… Celui-ci s’y prêterait bien (avec combat de cerfs-volants en prime) ou peut-être celui-ci (pas difficile de dessiner un hippopotame…) ou encore celui-là (peindre le soleil qui réchauffe le tronc bedonnant d’un baobab…)
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Une image vaut mille mots
mardi 3 mai 2011
Déménager à Ouarzazate...
Je rêve de déménager à Ouarzazate.
Je rêve de me sauver de cette grande noirceur qui nous tombe dessus.
Je rêve de revenir dans quatre ans, avec l’espoir que le nuage noir se sera dissipé.
Je rêve de me sauver de cette grande noirceur qui nous tombe dessus.
Je rêve de revenir dans quatre ans, avec l’espoir que le nuage noir se sera dissipé.
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Couleurs d'ailleurs
dimanche 1 mai 2011
Protestons. Votons.
Encore plus de prisons.
Encore plus de pollution.
Encore plus de radicalisation.
Encore plus de baillons.
Encore plus de désinformation.
Encore plus de falsifications.
Encore moins de collaboration.
Encore moins de compassion.
Encore moins d’imagination.
Évitons une majorité bleue.
Évitons la consternation.
Protestons.
Votons.
Pour voter stratégiquement, jetez-un coup d'oeil ici.
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C'est ça la vie
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