vendredi 5 août 2011

Je veux revenir en blé de mer


Cette plante a un nom scientifique : élyme des sables.
Et un nom poétique : blé de mer.
Elle a surtout des qualités que je convoite.

Opiniâtre et tenace, l’élyme défie les sols secs, le vent et les embruns salins.
Rusée et résiliente, l’élyme résiste aux vagues et aux glaces.
Ancrée et souterraine, l’élyme plonge ses racines denses dans le sable mou.


Bravo petit blé de mer, qui mine de rien, modestement, fait des miracles en fixant les dunes, en freinant l’érosion des berges et en limitant les dégâts des Grandes Marées.

Quand j’écrivais Miss Pissenlit, je voulais me réincarner en pissenlit.

Maintenant que je connais la valeur de l’élyme des sables, j’ai changé d’idée.
Je veux revenir en blé de mer.

mercredi 3 août 2011

Ceci n’est pas du land art


Sur la plage de Sainte-Flavie, nous nous sommes amusées à créer du land art.
Nous avons donc été très amusées de tomber sur ce « machin », qui n’est pas du land art.

Je n’ai pas vérifié mais je crois bien qu’on a fait usage de roches ici.

lundi 1 août 2011

Quand les Grandes Marées se déchaînent...


Je parlais récemment de l’étale… ce moment magique entre deux marées où l’eau reste immobile. Autant la mer peut se montrer placide, autant elle peut se faire ravageuse.
Sainte-Flavie y a goûté, l’hiver dernier, quand les Grandes Marées se sont déchainées.


Plus d’une cinquantaine de maisons du village devront être démolies ou déménagées.


Le jour de notre arrivée à Sainte-Flavie, on déménageait justement une maison.



Comme quoi les tortues sont peut-être plus futées que les humains... Elles ont compris les avantages de voyager léger.

vendredi 29 juillet 2011

S’étaler sur l’étale


Photo : Coop Kayak des îles

Y a-t-il plus belle façon d’apprendre un nouveau mot que lors d’une promenade en kayak de mer dans un estuaire du St-Laurent?

Notre guide Guillaume (alliant professionnalisme, charme et authenticité) nous a expliqué les mouvances de son coin de fleuve.

À Trois-Pistoles, y a 4 marées en 24 heures. Entre la marée haute et la marée basse, vient se blottir une heure sans mouvement. Une heure où l’eau ne monte ni ne descend.
Et cette heure s’appelle l’étale.

L’étale.
Mot/image qui déclenche des désirs endormis.

Je rêve de m’étaler sur l’étale.
Là où rien ne presse.
Où rien n’oppresse.
Où rien ne pousse.
Où rien ne pèse.

L’étale.
Éden d’immobilité et de silence.

mercredi 27 juillet 2011

Comment décrocher quand on n'arrive pas à débrancher?

Photo: Tom Lin.

Nous sommes quatre dans une toute petite cabine, joliment plantée au bord du fleuve. Dans la cabine : une seule prise. S’ensuit donc une négociation pour savoir qui a priorité pour recharger les piles de sa « bébelle ». Car nous traînons dans nos bagages: un frigo portatif, deux ordinateurs portables, un téléphone cellulaire, deux Ipod et trois appareils photos numériques. Et dire que nous ne sommes même pas une famille très techno…

Les vacances ont été créées pour décrocher du boulot, du train-train, des obligations. Comment décrocher quand on arrive si difficilement à débrancher?

samedi 23 juillet 2011

Land art à Sainte-Flavie (2)


Chaque fois que je publie un livre, je me demande quelle sera sa durée de vie.
Deux ans, cinq ans, dix ans?
Avec le land art, aucun questionnement.
Dès le départ, on accepte de baigner dans l’éphémère.

Voici la deuxième création de mon aînée, sur la plage de Sainte-Flavie.
Je lui apportais les roches et les algues et elle montait ses pièces.


L’artiste à l’œuvre.


La marée commence à monter.


La mer a défait en 15 minutes ce que nous avions mis 90 minutes à monter.

jeudi 21 juillet 2011

Land art à Sainte-Flavie


Land art sur la plage de Sainte-Flavie, dans le Bas St-Laurent.
Création de ma fille aînée.
Moi je faisais office de va-chercher, de pare-vent et de ramasse-pissenlits.

Pour ceux qui voudraient découvrir le land-art, c’est par ici.