samedi 7 mai 2011

Mieux vaut ne pas être maman en Afghanistan…


Ma mère a eu huit enfants.
Tous en bonne santé.
Tous vivants.
Ma mère est une septuagénaire pétante de vie.
C’est qu'elle est Canadienne voyez-vous.
Et pas Afghane.
Ce qui explique tout.

Selon Save the Children, l’Afghanistan est le pire pays au monde où être mère.
En Afghanistan, une femme sur 11 meurt en donnant naissance.
Ce qui donne le taux de mortalité maternelle le plus élevé au monde.
Un record mondial.
Sale record.

Et si la mère survit, c’est peut-être son bébé qui ne survivra pas.
Car en Afghanistan, un enfant sur cinq meurt avant l'âge de cinq ans.

La fête des mères n’est pas célébrée en Afghanistan.
Évidemment.

Pour voir le classement 2011 des meilleurs et des pires pays pour les mamans (avec le Canada en position peu reluisante…), cliquez ici.

mercredi 4 mai 2011

Résumer 500 pages en une petite affiche


Lucy Knisley, une illustratrice américaine douée d’une belle audace, crée des affiches qui résument en une seule page un tome complet de la série Harry Potter. Quel fabuleux sens de synthèse!

Tiens, m’semble que ça pourrait faire un beau projet de classe. Je serais très curieuse de voir ce que des élèves de 5e ou de 6e année pourraient créer comme affiche à partir d’un de mes romans… Celui-ci s’y prêterait bien (avec combat de cerfs-volants en prime) ou peut-être celui-ci (pas difficile de dessiner un hippopotame…) ou encore celui-là (peindre le soleil qui réchauffe le tronc bedonnant d’un baobab…)

mardi 3 mai 2011

Déménager à Ouarzazate...

Je rêve de déménager à Ouarzazate.
Je rêve de me sauver de cette grande noirceur qui nous tombe dessus.
Je rêve de revenir dans quatre ans, avec l’espoir que le nuage noir se sera dissipé.

dimanche 1 mai 2011

Protestons. Votons.


Encore plus de prisons.
Encore plus de pollution.
Encore plus de radicalisation.
Encore plus de baillons.
Encore plus de désinformation.
Encore plus de falsifications.

Encore moins de collaboration.
Encore moins de compassion.
Encore moins d’imagination.

Évitons une majorité bleue.
Évitons la consternation.
Protestons.
Votons.

Pour voter stratégiquement, jetez-un coup d'oeil ici.

vendredi 29 avril 2011

Si la faim se baladait en robe de dentelle…


Les caméras du monde entier
Sont mobilisées pour montrer
En gros plan
LE mariage.

Deux MILLIARDS de téléspectateurs

Ailleurs
Autre part
Loin du Big Ben
Un MILLIARD d'affamés.

Pas de gros plan sur eux.
Pas même un plan éloigné.

Si la faim se baladait en robe de dentelle
Arriverait-elle à faire tourner la tête des caméras?

mercredi 27 avril 2011

Du plaisir de pouvoir appeler les élèves par leur prénom


Quand je fais des rencontres scolaires, j’essaie autant que possible de faire des animations interactives. Je pose donc beaucoup de questions aux élèves. Je sollicite leurs opinions et réactions. Le hic, c’est que devant une forêt de mains levées, je me retrouve souvent dans l’obligation peu polie de dire: «Toi, dans le chandail vert! Toi, avec les couettes blondes. Toi, avec les lunettes. Toi, avec la grosse pustule sur le nez (mais non voyons, je ne dirais jamais ça!!!)

Récemment, je me suis retrouvée dans une classe où les élèves avaient leurs prénoms inscrits sur des cartons, collés sur le devant de leur pupitre. Oh joie! Je pouvais donc les interpeller par leur prénom. Sauf que certaines affichettes manquaient. En deux temps trois mouvements, aussi furtive qu’une souris en pantoufles, l’enseignante avait remplacé les cartons manquants.

Ce qui m’a épaté dans ce petit épisode en apparence anodin:
- La vitesse de réaction de l’enseignante.
- Sa discrétion dans l’exécution de sa tâche. Les enfants ne se sont même pas rendu compte qu’elle collait leur nom sur certains pupitres.
- La délicatesse de l’enseignante. Pour elle, c’était important que l’auteure puisse nommer tous ses élèves par leur prénom.

Des enseignantes comme celles-là, on a envie de les embrasser. De leur offrir la pomme la plus parfaite. De leur offrir un boisseau complet de pommes!

lundi 25 avril 2011

Avant d’écrire un roman, on nettoie le frigo


Quelqu’un a demandé à Hemingway comment écrire un roman. Et le célèbre auteur a répondu: « En premier, on nettoie le frigo. » Cette réponse me rassure. Même les plus grands écrivains n’échappent pas aux démons de la procrastination.